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  • Voile : la relève en quête de sacre à la base de Martigues

    Voile : la relève en quête de sacre à la base de Martigues

    Alors que Brest est le cadre des championnats de France de planche à voile, Martigues renoue avec ceux des dériveurs et habitables.

    Sur l’Étang de Berre, les jeunes de 12 à 25 ans régateront sur 12 séries. Cette année, les épreuves en dériveurs et catamarans pour les minimes s’intègrent au championnat de France jeunes solitaire équipage. Avec 950 compétiteurs attendus sur le site de Tholon, ce choix permet aux jeunes talents de bénéficier d’une expérience de compétition plus riche, dans un moment fort de partage entre les générations.

    La grande majorité des engagés sont d’ores et déjà pied d’œuvre. Mardi, la base de vie du CVM était une véritable ruche. Passage devant les juges arbitres, inspection des bateaux et des licences, première sortie sur l’eau pour vérifier que tout est ok sur le bateau, ils avaient déjà la tête aux championnats de France.

    Métropole et outre-mer

    « Les Ligues ont envoyé du monde. Et nous avons des participants qui viennent de Guadeloupe, Martinique, Réunion et Nouvelle-Calédonie. Cela nous annonce de très belles régates », confie Bertille Beurel. La chargée de communication de la Fédération française de voile et son équipe étaient également en répétition générale, mardi matin.

    Si les compétiteurs devaient vérifier que tout était ok sur leur bateau, côté terre, il fallait également voir les connexions radios, les liaisons et autres postes de juge arbitre, afin que les épreuves, puissent se dérouler sans souci.

    « Nous devrions avoir de bonnes conditions météo », estime Bertille Beurel. Si le vent était un peu fort, mardi matin, « les prévisions avec 11 à 15 nœuds nous permettent d’envisager de belles courses ».

    L’Étang de Berre va être, jusqu’au 27 août, le terrain de jeu des engagés. Ils seront 450 sur la ligne de départ, pour la première semaine, dès ce mercredi à 13 heures, coup d’envoi des premières manches. Ce sont les Optimist, 29er, 420, ILCA 4, 6 et 7, Open 570 qui vont se mesurer, sur les quatre sites de course, jusqu’au 22 août. Du 23 au 27, ce seront les Nacra 15, Open Skiff, RS Feva, Tyka, Flotte Partagée qui prendront le relais.

    Si le Cercle de voile de Martigues apprécie d’être à nouveau sous les feux de l’actualité, du côté de la Fédération française de voile, ce retour à Tholon est également apprécié. « Nous avons de très bonnes conditions de travail. Il y a une véritable symbiose qui s’est créée et cela se ressent à tous les niveaux », souligne Bertille Beurel.

    L’autre atout majeur du site martégal est l’Étang de Berre. « Pour de jeunes compétiteurs, c’est un endroit parfait. Il est sûr et offre néanmoins de bonnes conditions de navigation. » Un plan d’eau parfait pour apprendre à naviguer notamment pour les plus jeunes, sur leur Optimists.

    Après une première journée où chacun a pris ses repères, avec en point d’orgue une cérémonie d’ouverture qui avait des airs de défilés des athlètes aux Jeux olympiques, les choses sérieuses sont donc au rendez-vous en début d’après-midi. Jusqu’à dimanche, pour la première vague.

    La reconnaissance du savoir-faire martégal

    Pierre Caste est un homme heureux.

    Le président du Cercle de voile de Martigues apprécie le retour des championnats de France jeunes sur la base de Tholon, avec à la clé deux semaines de compétition. « La Fédération nous a même annoncé que nous accueillerons également la prochaine édition, en 2027. Pour nous, c’est la reconnaissance du savoir-faire martégal. »

    Le site est le cadre régulier de grandes manifestations. Et avait déjà vu l’épreuve s’y dérouler en 2001, 2003 et 2005. « Les conditions sont idéales. La mise à l’eau est juste à côté des lieux de vie, c’est fortement apprécié par les participants. Et cela donne une belle carte postale de Martigues », souligne-t-il.

    M.Ga.

  • Face au feu, les agents de l’ONF aux aguets dans les Hautes-Alpes

    Face au feu, les agents de l’ONF aux aguets dans les Hautes-Alpes

    Il est 11h30 à la base de Baratier, David Raimbault et Hervé Tabouret préparent leur patrouille quotidienne qui s’achève à 19h30. À bord de leur Pick-up jaune, ils embarquent une radio reliée aux pompiers, une tablette numérique pour transmettre les données collectées au centre de commandement de l’ONF, mais aussi une cuve de 700 litres et une motopompe pour intervenir sur un feu naissant. « L’avantage pour les pompiers, c’est qu’on est leurs yeux sur place, explique Hervé Tabouret. On va pouvoir leur dire si les accès sont possibles, si les pistes sont débroussaillées, s’il y a beaucoup de vent, des habitations… En arrivant en premier sur le site du sinistre, on va leur expliquer les conditions en temps réel, ce qui leur donne de l’avance. »

    Le binôme fait partie des deux patrouilles PSI (Prévention, surveillance, intervention), qui opèrent chaque jour durant l’été sur trois secteurs : l’Embrunais, la Haute-Durance et le Queyras. Depuis le 24 juillet, le département est en vigilance rouge, ce qui signifie que tout feu extérieur du type feu d’artifice, barbecue, feu de camp, brûlage de végétaux, cigarettes, ou travaux émettant des étincelles, est interdit à moins de 200m des forêts et espaces naturels. Après une visite au Centre d’incendie et de secours (CIS) d’Embrun, pour se concerter avec les sapeurs-pompiers, ils partent sur le terrain.

    Un public plus averti qu’auparavant

    En cette fin de matinée, ils arpentent la plage de Chanterenne à Crots, où ils s’attendent à trouver des restes de places à feux improvisées. Et ça ne loupe pas, à peine quelques minutes de marche, ils en trouvent deux, à 100m l’une de l’autre. « Une contravention pour un feu sauvage en période rouge, c’est 135 euros d’amende, rappelle Hervé Tabouret. On en constate une dizaine par jour, surtout sur les bords de plages très fréquentés en été et dans les fonds de vallée, en altitude, là où les gens se sentent un peu cachés. » Les deux agents enlèvent les pierres et mélangent les cendres à la terre. Autour du lac, la végétation est dense, et particulièrement sèche en cet été de canicule sévère. « Une place à feu reste dangereuse, même éteinte. Il y a des braises qui restent incandescentes. Le vent, la température, le taux d’humidité bas… Toutes les conditions sont réunies pour qu’une braise s’envole et déclenche un feu », explique Hervé Tabouret.

    Si, depuis le passage en période rouge, des affiches sont placardées sur les sites, tous les publics ne sont pas forcément au fait des interdictions, la PSI a un rôle primordial de prévention. « On voit que la patrouille a un impact dans la prévention, on trouve moins de place à feux sauvages que les années précédentes, constate Hervé. Le fait que cette année il y ait énormément d’incendies, que les médias en parlent beaucoup, fait que quand on échange avec les gens, on voit qu’ils sont beaucoup plus sensibilisés qu’avant. Il suffit qu’on nous voit démonter une place à feu pour qu’on vienne nous poser des questions. Et là, on joue notre rôle, c’est-à-dire expliquer, sensibiliser. »

  • Le grand retour des expulsions sans solution pour les Roms

    Le grand retour des expulsions sans solution pour les Roms

    Un terrain à la Valentine dans le 11e arrondissement, un autre dans le 15e, une caserne dans le 3e à l’abandon depuis des lustres et squattée à plusieurs reprises. Seule certitude sur ces sites occupés depuis des années par des familles originaires de Roumanie, les expulsions sont pendantes. Et « le concours de la force publique est accordé », précise maître Adam Borie, avocat au barreau de Marseille. Quant aux dates ?

    Sollicitée à plusieurs reprises, la préfecture ne répond pas. De quoi laisser l’angoisse s’installer. D’autant plus que la rentrée scolaire approche et que sur chacun des sites, de nombreux enfants sont scolarisés. La Ville, propriétaire du site, motive quant à elle la demande d’évacuation par : « Un danger sur un bâtiment qui reste occupé, une activité de ferraille et des conditions d’occupation qui présentent un danger pour eux comme pour les riverains, le non-respect des installations d’accès à l’eau, à l’électricité et à l’hygiène en dépit d’un grand travail d’accompagnement pour sécuriser le site. » Pour autant, elle avait porté « une exigence de relogement », qui incombe à l’État.

    « Les expulsions produisent une rupture dans le parcours de soins des personnes malades, le suivi des femmes enceintes et l’accompagnement social », ajoute Laurent Sapin, à l’origine de la conférence de presse. Car il se dégage un scénario trop couru pour être ignoré, dans ces injonctions à quitter le terrain. À l’écoute, le père Paul Daniel, qui a officié à la Belle de Mai, se souvient avoir ouvert les portes de la paroisse à des familles expulsées, un soir d’octobre 2012, par un fort mistral, « des enfants, des personnes âgées, des malades, épuisés par la marche », traquées par les CRS pour les empêcher de s’installer dans une nouvelle friche.

    Des droits à défendre

    Elena, qui vit à Marseille depuis 15 ans, « représente une association de soutien aux familles roms » et témoigne : « On en a marre de changer d’endroit à chaque fois que la police vient nous déloger. À chaque fois, c’est justifié par la question de la sécurité. Mais il n’y a jamais de solution durable. » Elle argumente et interroge : « Quand dans les bidonvilles ont été évacués, des logements ont été construits pour reloger. Pourquoi les autorités ne choisissent pas le dialogue plutôt que l’expulsion qui coûte plus cher. Évacuer un terrain, c’est 4 000 euros. » Et répond à son tour : « On nous demande pourquoi on vit en groupe. C’est pour se protéger des violences. » Car les cas n’ont pas manqué, d’attaques violentes, de tentatives d’incendie.

    « Oui, il y a des nuisances qui peuvent excéder les voisins », reconnaît Framboise Robert, responsable de l’association culturelle Arte Cavhalo. Rare signataire à connaître la situation de très près pour avoir travaillé plus de 16 ans avec les enfants des squats. « Mais si on nous laissait le temps d’organiser des activités avec des aides, bien encadrées, bien gérées, avec un budget au lieu de couper les subventions des associations, ça pourrait bien se passer. » À Gardanne ou à Lyon, des expériences d’accompagnement ont fait leurs preuves. « Ici, les projets sur les friches Euromed n’ont fait que repousser les squats, de Bougainville à Gèze, à la Belle de Mai », regrette-t-elle.

    « Nous devons faire entendre notre voix » ont convenu les familles. « Nous sommes ici pour dire que ces familles ne sont pas seules », a rappelé Laurent Sapin avec à ses côtés une militante de Front commun et Imram Trocmé, élu LFI des 4-5. Une représentante d’Un centre-ville pour tous et du Collectif d’habitants organisés du 3e (CGO3) propose « d’agir ensemble, de créer des liens ». Le premier pas se fera sur le plan judiciaire. Sans toit, ces familles ne sont pas sans droits. Maître Adam Borie annonce : « Ces familles n’étaient pas représentées lors de l’ordonnance. Elles ont droit au débat devant un juge. Nous allons saisir le Juge de l’exécution. » De quoi gagner un délai.

  • L’allocation de rentrée victime de son succès

    L’allocation de rentrée victime de son succès

    « Sans cette aide, on n’y arriverait pas. » Safia, accompagnée de ses deux minots, Naël et Naïl, écume le rayon bureau du magasin Action du Centre Bourse à Marseille, ce mardi. Dans son caddie, on retrouve des cahiers, des stylos, des classeurs… En bref, l’ensemble de l’attirail nécessaire pour équiper les petits écoliers. « Avec mes deux enfants, j’en ai pour plusieurs dizaines d’euros juste en cahiers… Et je ne parle même pas du sac et des livres ! », développe la Marseillaise.

    Autour d’elle, plusieurs familles font de même et il faut parfois un peu jouer des coudes pour se frayer un chemin dans les travées. D’un côté, une mère questionne sa fille qui a la liste de courses à la main : « C’est bien un classeur avec 4 anneaux qu’il faut ? » De l’autre, un minot tire la manche de son père en direction des casques et autres souris pour jeux vidéo du rayon adjacent. Pas de chance, c’est bien pour la rentrée scolaire qu’ils sont venus et le petit polisson est vite rappelé à l’ordre.

    70 millions d’euros

    dans le département

    Car si le magasin fait le plein en ce 18 août, c’est notamment car l’allocation de rentrée scolaire (ARS) a été versée ce jour. Dans les Bouches-du-Rhône plus de 94 000 familles éligibles ont reçu cette aide qui oscille entre 426 et 466 euros par enfant, selon les chiffres de la CAF (Caisse d’allocations familiales) publiés ce mardi. Cette dernière rappelle justement qu’à « chaque rentrée scolaire, les familles font face à un surcroît de dépenses qui peut mettre en difficulté les plus modestes » et évoque une « aide indispensable aux familles modestes ».

    Safia, mère célibataire au petit salaire confirme : « C’est déjà compliqué de finir le mois en temps normal. Si l’allocation n’était pas là, on ne pourrait pas acheter tout ce qu’il faut pour l’école, ou alors il faudrait taper dans d’autres dépenses. » La CAF fait d’ailleurs écho aux propos de la Marseillaise dans son analyse : « Pour faire face à cette dépense supplémentaire les familles adoptent diverses stratégies comme la réduction des autres dépenses du foyer. Si elles n’avaient pas perçu l’ARS, elles auraient dû diminuer encore plus leurs autres dépenses. »

    Rappelons que l’ARS est versée, sous conditions, pour les enfants scolarisés de 6 à 18 ans selon les revenus de leurs parents. Dans le département, le montant total de l’aide s’élève à 70 548 129 euros. C’est dire les besoins… Et sur le terrain, elle est visiblement victime de son succès vu l’affluence au Centre Bourse. Juste à côté du magasin Action, on retrouve Chaussea d’où sort également une famille avec une paire de chaussures neuves pour sa minote. À l’étage du dessus, le rayon pour la rentrée scolaire de la Fnac attire aussi quelques familles. Bien loin donc des fantasmes d’achats de télé et smartphone relayés par certains médias…

    Emmaüs démonte les clichés

    Dans une enquête publiée ce mardi, Emmaüs France questionne « À quoi sert l’allocation de rentrée scolaire ? », en réponse aux clichés nauséabonds distillés dans certains médias relayant l’idée que l’ARS serve à payer des « abonnements Netflix ». Avec une série d’une vingtaine d’entretiens auprès de familles modestes, Emmaüs montre la réalité de l’utilisation de l’ARS : « Elle permet d’acheter des fournitures, des vêtements ou des équipements neufs, plus solides ou de meilleure qualité que ceux auxquels ces familles ont habituellement accès. » Et insiste : « Les enquêtes statistiques convergent sur un point : les dépenses supportées par les familles à la rentrée sont proches du montant de l’allocation. » Un lien direct entre rentrée scolaire et cette allocation donc.

    A.B.

  • À Six-Fours, le maire RN Frédéric Boccaletti éjecte sa première adjointe

    À Six-Fours, le maire RN Frédéric Boccaletti éjecte sa première adjointe

    Frédéric Boccaletti (RN) vient de retirer l’ensemble de ses délégations à sa première adjointe Carolyn Salva, une présidente d’association pas suffisamment en phase, on dirait, avec la ligne d’un parti auquel du reste elle n’a jamais appartenu. Et cela alors que l’intéressée est absente, partie en vacances avec sa fille.

    Une mise à l’écart expéditive puisque le conseil municipal va se réunir dès samedi pour désigner une ou un remplaçant plus docile ou plus proche des idées d’extrême droite. En charge des affaires sociales et des solidarités, peut-être a-t-elle touché du doigt le double discours du Rassemblement national et refusé de cautionner l’imposture. Ce qui aurait provoqué l’ire du premier magistrat et sa révocation pure et simple. Le sieur Boccaletti n’a lui en revanche rien d’un tendre ou d’une brebis égarée mais bien, malgré l’image qu’il est parvenu à imposer et les sourires de façade, un idéologue pur et dur. Pour mémoire l’ancien libraire négationniste a été condamné en 2000 à un an de prison dont six mois ferme pour « violence en réunion avec arme ».

    L’imposture manifeste

    de l’extrême droite

    Mais que diable allait-elle faire dans cette galère ? Contactée hier par message sur les réseaux sociaux, Carolyn Salva a promis de s’exprimer publiquement sur les raisons de son éviction dès son retour sur la terre ferme le 29 août.

    En attendant, c’est vrai que beaucoup de militants associatifs connaissant l’engagement de l’intéressée en matière d’inclusion des personnes, notamment des enfants, en situation de handicap à la tête de l’Attrap’Rêves, s’étaient émus de la retrouver aux côtés de Frédéric Boccaletti. Le genre de prise de guerre dont le RN a besoin pour gagner les élections municipales en faisant campagne localement pour des listes soi-disant sans étiquette, ouvertes à la société civile.

    En attendant, cinq mois seulement après l’installation de la majorité municipale qui a gagné de quelques voix à peine, le maire s’ampute de sa première adjointe, c’est-à-dire de la personne censée lui être le plus proche, ce qui fait plus que désordre.

    Interrogé par notre confrère de Var-matin ce dernier a mis laconiquement en avant quelques « divergences sur la conduite des affaires municipales ».

    Par pudeur, certainement.

  • [C’est l’été] La Banque de France, thermomètre de l’économie

    [C’est l’été] La Banque de France, thermomètre de l’économie

    Une entrée dans les locaux de Banque de France à Marseille, ce n’est pas une entrée dans un coffre-fort sous haute surveillance mais presque. Situés sur la place Estrangin Pastré, dans le 6e arrondissement, les bureaux de l’institution bancaire sont le cœur battant des analyses économiques régionales. « Nous ne sommes pas une banque commerciale, nous avons des missions de service public : la stabilité financière, la stratégie monétaire et tout ce qu’on appelle les services à l’économie… », introduit Lise Hécart, cheffe du département des affaires économiques régionales. Ce monument de l’économie française est essentiel à plusieurs niveaux : « On essaie de faire en sorte qu’il n’y ait pas de crise financière, on préserve la valeur de la monnaie en luttant contre l’inflation, on imprime les billets, on fait de l’inclusion bancaire et de l’éducation financière des publics, contrôle des banques et assurance. » Parmi cette multitude de missions, Lise Hécart et son collègue Clément Dansel, analyste d’informations économiques, sont particulièrement chargés de « prendre le pouls » de la vie économique de la région. La première est au sein de l’institution depuis 2012, et est passée « par le service entreprises », le second n’est là que depuis une année et travaillé auparavant à l’IEDOM, filiale de la Banque de France pour les outre-mer. De quoi donner une idée du large champ d’étude possible au sein de la banque. Mais à Marseille, ce sont bien « les grandes tendances » de l’économie qui leur importent. « Le plus gros de notre travail, c’est l’interrogation de dirigeants d’entreprises. On a un panel de 520 dirigeants dans la région, 200 environ pour Marseille, 8 500 à l’échelle nationale, choisis selon leurs activités », développe la cheffe de service. Des échanges avec les patrons qui sont appelés « tests de conjoncture dans le jargon interne ». Objectif : « En tirer de grandes tendances », grâce aux informations collectées. Lesquelles éclairent sur la bonne santé, ou pas, des acteurs économiques locaux notamment sur trois secteurs majeurs : le bâtiment, les services marchands et l’industrie.

    Secret statistique et moulinette mathématique

    Concrètement, le processus est bien ficelé : « Il y a une partie de l’entretien qui est assez fixe : l’activité, le carnet de commandes, la situation de trésorerie. » Mais aussi une part d’adaptation : « On a aussi des questions d’actualité économique : quel impact de la hausse du carburant, le Covid ou la guerre en Ukraine. » À partir des informations relevées via cet « échantillon représentatif de la réalité », ils essaient d’en sortir des éléments éclairants sur les tendances économiques. « Le but n’est pas d’avoir des chiffres très précis mais plutôt un ressenti pour ensuite en faire une note », résume Clément Dansel. « On essaie de comprendre pourquoi son activité évolue, et pourquoi dans tel ou tel sens », développe Lise Hécart. Le tout étant soumis au « secret statistique », même principe que le secret professionnel. « Ce sont des informations stratégiques, elles doivent être confidentielles », insiste Clément Dansel, avant de préciser que ce travail de collecte les occupe tout de même pendant près de deux semaines par mois.

    Pour bien comprendre l’intérêt de la démarche, Lise Hécart prend un exemple. Face à un chiffre d’affaires en hausse : « Soit l’entreprise réalise plus d’activités, soit c’est lié à l’inflation. Le but est de mettre en perspective quelle pourrait être la part d’inflation par rapport à la progression d’activité. » En clair, une fois les « tests » réalisés, place à la partie analyse. « On agrège les résultats et on applique des pondérations pour que certaines entreprises n’emportent pas entièrement une tendance », explique-t-elle. Avec une « moulinette mathématique », c’est-à-dire des outils internes, pour mieux faire ressortir les données importantes. « On interprète ces résultats à la lumière de nos analyses économiques, de ce qu’on connaît de l’économie régionale, et on produit des tendances régionales, des publications entièrement accessibles sur notre site internet. » Autre gros morceau de la diffusion de leurs travaux, qui s’ajoute à la publication des notes : la conférence de rentrée de la Banque de France, cette fois basée sur les bilans de l’ensemble des entreprises. Mais sensiblement sur le même principe : « On a un volume de données économiques et financières assez important. On les exploite pour en tirer des enseignements sur la vie économique », abonde Clément Dansel. Avant de conclure : « C’est un peu de fierté de participer aux travaux de la Banque de France. »

    L’histoire de la Banque de France à Marseille

    La banque de France existe depuis 1800 mais n’apparaît à Marseille à partir de 1848. L’établissement national rachète alors la banque de Marseille, installée depuis 1836 dans la cité phocéenne.

  • À Sète, la Saint-Louis renoue avec sa tradition

    À Sète, la Saint-Louis renoue avec sa tradition

    Comme chaque été, la ville de Sète a dévoilé le programme de cette nouvelle édition de la Saint-Louis. Joutes, concerts et spectacles vont envahir les rues et les canaux emblématiques de la ville, sous l’œil attentif de Robert Combas, invité d’honneur de cette édition. « Mon choix a été naturel », explique Hervé Marquès, maire de Sète, ravi d’accueillir cet artiste sétois à la renommée internationale. Le maire se languit d’ailleurs d’entendre les trois coups de bombe, symboles de l’ouverture de cette nouvelle édition. « Ce moment-là est frissonnant, voire bouleversant », ajoute-t-il.

    Un retour des traditions

    Après les joutes, les touristes et les Sétois pourront admirer des spectacles et des animations parfois spectaculaires. Parmi elles, la course des garçons et des filles de cafés va faire son grand retour. Elle permettra de mettre en lumière le personnel qui fait vivre les cafés et brasseries de la ville. Le Grand Prix cycliste, absent de la Saint-Louis depuis plus de 20 ans, fait également de nouveau partie de la fête. « Ça fait extrêmement plaisir à nos anciens », souligne l’édile. Les cyclistes de tous niveaux vont pouvoir s’élancer pour une course mémorable au départ de l’avenue Victor-Hugo.

    Autre point d’orgue de ces festivités : les spectacles pyromélodiques. Le premier, intitulé « Incandescence » fera virevolter des Luminéoles au rythme du show pyrotechnique. Pour la première fois, ce spectacle proposera au public de participer à l’éclairage de l’une des scènes. Le second spectacle clôturera la semaine de fête : un feu d’artifice sera tiré depuis le brise-lames, le 25 août au soir. Lors de la dernière édition, près de 300 000 personnes ont foulé les rues sétoises et profité des animations, toutes gratuites.

  • [C’est l’été] Un atelier à l’ombre du musée Ziem

    [C’est l’été] Un atelier à l’ombre du musée Ziem

    Depuis 1908, le musée expose les œuvres de Felix Ziem et d’autres peintures et arts graphiques du XIXe et XXe siècle. Ce mercredi, ce sera au tour des visiteurs de créer au cours d’un atelier « à l’ombre du musée », entre amis en famille ou seul, guidé par un professionnel de 10h à 11h, les visiteurs découvrent une œuvre avant de s’initier aux différentes pratiques artistiques (peinture, collage ou dessin). Il sera tout de même possible de visiter le musée librement et gratuitement comme à l’accoutumée, ainsi que d’assister à la présentation d’une œuvre par un médiateur. La moitié de l’établissement est consacrée aux œuvres de l’artiste qui lui a donné son nom : Felix Ziem. Il était un peintre Français précurseur du mouvement de l’impressionnisme et a peint en grande partie des paysages. L’autre partie du musée est dédiée à divers artistes contemporains de Felix Ziem tels que Emile Loubon ou Ernest Pignon-Ernest. Le musée est ouvert du mercredi au dimanche inclus, de 14h à 18h. Pour s’inscrire à l’atelier, plus d’informations sont disponibles sur le site de la ville de Martigues.

    Louis Golliot

  • Un avion militaire s’écrase à Salon-de-Provence

    Un avion militaire s’écrase à Salon-de-Provence

    « Incroyable et spectaculaire accident d’un avion de la base aérienne, ce lundi matin, non loin du magasin Jardipassion. Vraisemblablement victimes d’un incident lors d’un exercice, les deux militaires ont réussi à faire poser l’appareil en urgence et à s’en extraire », a indiqué ce lundi 17 août le maire de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard (LR) sur les réseaux sociaux. Selon le ministère des Armées, c’est aux alentours de 9h45 qu’a eu lieu « un accident aérien impliquant un avion léger de formation Cirrus SR-20 de la base aérienne 701 alors qu’il réalisait un vol d’instruction ».

    « Les deux membres d’équipage militaires, un instructeur et un élève pilote de la base aérienne de Salon-de-Provence, sont légèrement blessés et ont pu donner l’alerte. L’équipage a réussi à éviter les zones d’habitation. Aucun dommage à un tiers n’est à déplorer », précise le ministère. Les secours, les pompiers de l’Air et de l’Espace ainsi qu’une trentaine de sapeurs-pompiers et une quinzaine d’engins du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) sont rapidement intervenus sur les lieux complète le SDIS 13. Conscients, les membres de l’équipage ont été immédiatement pris en charge par les équipes médicales de la base aérienne. L’enquête du Bureau enquêtes accidents pour la sécurité aéronautique d’État (BEA-E) déterminera les causes de cet accident.

    « Une enquête confiée à la section de recherche de la gendarmerie de l’Air et de l’Espace est également lancée » indique le ministère des armées.

  • Un incendie maîtrisé au col de Matacharre

    Un incendie maîtrisé au col de Matacharre

    Malgré la difficulté d’accès à un terrain accidenté, le feu a été rapidement maîtrisé. Ce dimanche après-midi, pendant un épisode orageux, des flammes sont apparues sous la barre rocheuse de Vente-Cul, sur les hauteurs qui dominent la commune de la Roche-Des-Arnauds. D’après le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis), le feu s’est propagé sur deux hectares. Une cinquantaine de sapeurs-pompiers ont été déployés au sol ainsi qu’une quinzaine de véhicules. Face la complexité d’agir par voie terrestre, deux canadairs ont été déployés le jour même. Lundi matin, une douzaine de pompiers étaient toujours mobilisés et le feu était déclaré fixé, seul un foyer restait encore actif.

    Les suites de l’incendie

    du Bois Noir

    Une frayeur passagère qui a de quoi rassurer après les ravages causés par l’incendie des Ecrins, entièrement éteint depuis le 13 août, soit près d’un mois après son déclenchement, le 15 juillet dernier. Entretemps, les flammes apparues sur le secteur du Bois Noir se sont étendues sur 510 hectares. Face aux multiples feux de l’été, le Premier ministre Sébastien Lecornu a lancé le 12 août une mission parlementaire pour travailler à de nouvelles mesures pour les endiguer. La députée socialiste des Hautes-Alpes Valérie Rossi a de son côté saisi cette occasion pour proposer d’auditionner les élus et acteurs concernés par l’incendie du Bois Noir. « L’objectif n’est pas de désigner des responsables mais de comprendre, objectiver et tirer tous les enseignements de cet événement, afin que demain nos territoires de montagne soient mieux préparés », a-t-elle avancé.