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  • Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    Focus sur les ultimes échéances de la saison pour l’OM

    L’arrivée du mois de mars coïncide avec le début du dernier quart de la saison. Il ne reste plus que 12 matches à jouer pour l’Olympique de Marseille et les supporters voudraient bien voir ce total grimper jusqu’à 14. Outre la chasse à la Ligue des Champions en L1, la Coupe de France représente un enjeu majeur avec des chances plus conséquentes de titre, avec l’absence du PSG. La densité de la compétition rend l’issue plus incertaine, mais l’espoir est encore présent. L’OM devra valider certains points de passage pour croire à un top 3 et à un nouveau trophée.

    OM – Lyon (1er mars)

    C’est ce pourquoi l’OM est parti en stage de cohésion à Marbella. Resserrer les liens, bien sûr, mais aussi préparer l’Olympico, qui aura lieu ce dimanche soir, au Vélodrome. Ce match peut être un tournant majeur de la fin de saison. Revenir à deux points, rester à cinq unités ou se faire distancer par son adversaire, voici les trois scénarios sur la table. L’OL s’est fait briser sa série de 13 victoires à Strasbourg (1-3) et l’incertitude est aussi présente côté rhodanien. Hors blessures de dernière minute, le groupe sera complet. Leonardo Balerdi, suspendu à Brest, sera de retour. Le choc s’annonce intense.

    OM – Toulouse (Coupe de France, 4 mars)

    Cette semaine est bien cruciale pour les Olympiens. Toulouse débarque boulevard Michelet dans une semaine et un billet pour les demi-finales de la Coupe de France est en jeu. Victoire obligatoire pour se rapprocher d’un trophée cette saison. Pierre-Emile Højbjerg sera suspendu. Beaucoup se souviennent de la première rencontre face aux Toulousains cette saison, le 29 novembre, où l’OM avait renversé la partie avant de se faire doucher sur une touche longue, dans le temps additionnel. Marseille souhaite être présent le 22 avril pour les demi-finales et le 23 mai pour la finale. Mais il faudra battre le TFC.

    OM – Lille (22 mars)

    Là aussi, les souvenirs sont noirs. L’un des pires matches de l’OM, en championnat, cette saison. Le déplacement à Lille était un cauchemar, avec une défaite 1-0 suite à une boulette de Gerónimo Rulli. Un résultat et surtout une prestation, très loin de ce que l’équipe de Roberto De Zerbi était capable de proposer. Ce 22 mars, ne pas prendre de point serait une énorme contre-performance pour ce début du printemps. Surtout que les Phocéens enchaîneront, après la trêve, par un déplacement à Monaco, formation toujours aussi difficile à lire.

    OM – Rennes (16 mai)

    Le grand frisson du multiplex. Après quelques rencontres plus abordables sur le papier (Le Havre, Nantes, Metz) –même si tout est possible avec cet OM –, les Olympiens accueilleront le Rennes de Franck Haise pour clore cet exercice 2025-2026 de Ligue 1. Une réception périlleuse, mais leurs adversaires directs auront aussi fort à faire. La fin de saison sera explosive avec un derby parisien, Lyon-Lens et Strasbourg – Monaco, en plus de ce choc au Vélodrome.

    L’OM victime d’une tentative d’intrusion informatique

    L’Olympique de Marseille indique avoir récemment fait l’objet d’une tentative d’intrusion informatique, dans un communiqué publié ce mardi. « Grâce à la mobilisation immédiate de nos équipes techniques et de nos prestataires spécialisés, la situation a été rapidement maîtrisée. À ce jour, toutes nos activités peuvent se poursuivre normalement, en toute sécurité, et nous continuons nos investigations sur le périmètre concerné. Le club tient à rassurer ses supporters : les données bancaires et les mots de passe n’ont pas été compromis », précise l’OM. Le club phocéen ajoute : « La protection des données personnelles et la confiance de nos supporters restent notre priorité absolue. (…) une procédure a été engagée auprès des autorités compétentes (…) et une plainte va être déposée. »

  • Espagne : déclassification des documents du putsch raté de 1981

    Espagne : déclassification des documents du putsch raté de 1981

    « Les démocraties doivent connaître leur passé pour construire un avenir plus libre », a notamment déclaré Pedro Sanchez le chef du gouvernement en annonçant il y a quelques jours la décision de déclassifier les documents jusque-là secrets concernant le putsch raté fomenté par des nostalgiques de Franco.

    Mardi, c’est la porte-parole du gouvernement et ministre de l’Inclusion Elma Saiz, qui a annoncé cette déclassification à l’issue du conseil des ministres « nous déclassifions toute la documentation sur le coup d’État du 23 février 1981 qui a échoué. Ce sont 153 unités documentaires qui seront mises ce mercredi à midi à la disposition des citoyens, des étudiants et des chercheurs sur le site web de La Moncloa ». Elle a assuré qu’il « n’y a plus de risque réel pour la sécurité de l’État après un délai de 45 ans. Nous en terminons ainsi avec une situation atypique dans une démocratie moderne ».

    Que s’est-il passé le 23 février 1981 ? À 18h22, le Lieutenant-Colonel de la Guardia Civil Antonio Tejero fait irruption revolver au poing, pendant une séance du Congrès des députés à Madrid. Il est accompagné de 200 effectifs armés. Les députés sont réunis alors pour l’investiture destinée à proclamer Leopoldo Calvo Sotelo, représentant de l’Union du centre démocratique (UCD) en tant que nouveau président du gouvernement.

    Antonio Tejero tire quelques coups de feu en direction du plafond de l’hémicycle tout en criant aux députés « que personne ne bouge ! Tout le monde assis ! » À la suite de ces détonations et dans la stupeur générale la majorité des députés se jette au sol. Seules, trois personnalités restent en place sur leur siège : le président sortant de l’exécutif Adolfo Suarez, le premier vice-président ministre de la Défense Manuel Gutierrez Mellado, et le secrétaire général du parti communiste d’Espagne Santiago Carillo. Le siège du Parlement va durer près de 18 heures. Pendant ce temps l’armée sort de certaines casernes notamment à Valencia.

    Le complot s’était tramé entre Antonio Tejero, le général de division Alfonso Armada el le Lieutenant Général Jaime Milans Del Bosch. Tous décédés depuis.

    Dans la nuit du 23 au 24 février, le Roi Juan Carlos était intervenu pour stopper le processus de coup d’État en multipliant des appels téléphoniques restés secrets jusqu’à présent. Depuis, des doutes sont émis sur le vrai rôle du Roi. Cette situation devait finalement permettre au monarque de s’affirmer comme garant de la démocratie et de freiner les avancées qui s’accomplissaient en matière d’investigation sur les crimes du franquisme.

    Un pas sur le chemin pour la vérité

    Une piqûre de rappel des franquistes, encore en place dans les rouages de l’État et de l’armée, à tous ceux qui voudraient aller trop loin dans le combat contre l’impunité des crimes du dictateur. Cette déclassification qui prend effet ce mercredi 25 février, va permettre de mettre au jour de nouveaux éléments sur cette journée qui a marqué l’Espagne de l’après franquisme. Des éléments révélés aux citoyens dont le Roi Emérite se passerait bien, lui qui déclarait il y a une dizaine d’années « on sait tout sur cette affaire et ce qui ne se sait pas ils l’inventent ».

    L’historien Julian Casanova, admet que des éléments nouveaux vont aider à mieux comprendre le déroulement de ce coup d’État, mais, dit-il, « nous sommes face à une histoire occulte, nous en savons déjà beaucoup sur le 23 février, mais je sais qui étaient les gardiens de l’Histoire dans l’Espagne de 1981, ils étaient peu enclins à la démocratie. La déclassification ne va pas arriver dans un état pur ».

    En attendant, cette déclassification constitue un pas de plus sur le chemin encore long pour la vérité, la justice et la réparation et contre l’impunité des crimes du franquisme.

  • Un tiers lieu propose une cantine solidaire à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Un tiers lieu propose une cantine solidaire à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Ouvert depuis 2020, le tiers lieu de la Maison commune est le fruit d’une synergie entre plusieurs associations et acteurs locaux. On y trouve une cantine solidaire à prix libre, qui propose aux habitants une alimentation saine et végétarienne tous les mercredis, une association de réemploi du verre, qui collecte des bouteilles, les lave et les revend à des producteurs, ou encore le journal indépendant et militant L’âge de faire, qui a cofondé ce lieu.

    Un chantier participatif a été organisé afin de refaire l’isolation de la grande bâtisse avec de la paille. Chacun peut participer en achetant une part de la coopérative de la Maison commune, pour la somme de 30 euros. Le tiers lieu réunit ainsi, actuellement, environ 190 personnes.

    De nombreux événements sont également organisés à la Maison commune. Au programme, ces prochaines semaines, une intervention du collectif féministe départemental le 8 mars, ou encore une soirée de soutien à SOS Méditerranée le 28 mars. Mardi, ce sont plusieurs épiceries sociales et solidaires qui ont investi le lieu pour un atelier cuisine mené par la cheffe Éléonore Flandin, qui promeut l’utilisation de protéines végétales. Elle apprend à ses nombreux élèves du jour, enfants comme adultes, à faire de la mayonnaise sans œufs, à base d’huile, de lait ou encore de haricots. « C’est la première fois que je fais ça, c’est super, ça permet de rencontrer du monde », se réjouit l’une des participantes, de Château-Arnoux-Saint-Auban.

    Un fonctionnement coopératif

    Alors que les cuisiniers courent dans tous les sens pour que le repas soit prêt à temps, à l’étage, les journalistes de L’âge de faire s’attellent au bouclage de leur publication mensuelle. Créé en 2005 par un habitant de Salignac, Alain Duez, ce journal militant parle d’écologie, de solidarité et est vendu ou distribué gratuitement dans plusieurs points de diffusion partout en France, notamment dans des magasins bio ou sur des marchés. En difficulté économique, le journal demande souvent à ses lecteurs de loger ses journalistes en reportage à travers la France. Il compte plus de 5 500 abonnés et tire 13 000 exemplaires.

    « On était les premiers à s’installer à la Maison commune. Il y a eu une dynamique de mutualisation des associations », explique Fabien Plastre, le gérant de la Scop. à l’origine du projet, à leurs côtés, la MJC (maison des jeunes et de la culture) de Saint-Auban et l’association Graines de culture. De nombreuses autres associations et projets ont ensuite vu le jour, au fur et à mesure des années. « On a voulu demander aux habitants de Saint-Auban : “nous avons ce bâtiment, qu’est-ce que vous voulez en faire ?” », précise Fabien Plastre. Il ajoute : « On a fait appel au financement participatif pour la toiture du bâtiment, et on a aussi des financements européens, notamment pour l’électricité et la cuisine. »

    La cantine solidaire accueille depuis l’an passé, 30 personnes chaque mercredi. « C’est à prix libre, pour ceux qui n’ont pas les moyens, on peut ne rien mettre. On doit maintenant refuser du monde, parfois. Tous les mercredis, des gens qui habitent seuls se retrouvent ici », se réjouit Fabien Plastre.

    Cantine solidaire (prix libre) chaque mercredi midi. Intervention du collectif féministe le 8 mars. Soirée de soutien à SOS Méditerranée le 28 mars (17h).

  • Grand Avignon : des réserves sur le retour du train sur la rive droite du Rhône

    Grand Avignon : des réserves sur le retour du train sur la rive droite du Rhône

    Ce mardi 24 février à 23h59, la consultation publique portant sur le projet de réouverture d’une ligne entre Nîmes (Gard) et Le Teil (Ardèche), avec des arrêts aux gares de Villeneuve-lès-Avignon et Roquemaure, s’est terminée. L’heure est donc à la synthèse et à la rédaction du rapport. Cela intervient quelques semaines après la publication de l’avis de l’Autorité environnementale, qui juge l’étude d’impact « de qualité », tout en émettant plusieurs réserves sur le projet.

    Ce document estime que le bilan socio-économique, qui « vise à quantifier et monétiser les coûts et bénéfices sociaux », est « fortement négatif ». Et que les émissions de gaz à effet de serre seraient « en légère hausse ». Des bilans qui « ne sont pas satisfaisants pour une opération de développement de l’offre de transports en commun et témoignent d’une fréquentation attendue trop faible et d’incitations insuffisantes au report modal ».

    Un sujet abordé lors de la réunion de clôture de la consultation, jeudi 12 février, à Roquemaure. Charles Soulet, assistant en maîtrise d’ouvrage environnementale, indique qu’à terme, si la gare est davantage fréquentée, « on aura un bien meilleur niveau d’émissions de gaz à effet de serre dans le cadre du projet ». Et, comme l’Autorité environnementale le recommande, « faire du report modal, puisque moins on utilisera la voiture et plus on remplira les trains, et moins les émissions de gaz à effet de serre seront importantes par personne ». L’intégration de cette réouverture dans le projet de création du service express régional métropolitain d’Avignon est aussi citée. Il revient à l’État de prendre une décision. La mise en circulation, synonyme de réouverture des gares, est envisagée d’ici 2028. Trains de marchandises et TER passent déjà devant le quai vide, mais sans s’arrêter.

    Impact local

    Pour les deux communes du Grand Avignon concernées, on se réjouit du projet. Parmi les contributions déposées sur le site, on retrouve Pascale Bories, maire (LR) de Villeneuve-lès-Avignon, qui émet « un avis favorable de principe sur la demande d’autorisation environnementale ». Elle considère que cette réouverture aurait un « impact positif en termes de report modal de la route vers le rail, contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle globale de l’exploitation et à l’amélioration de la qualité de l’air », ainsi qu’à « l’amélioration des conditions de mobilité pour les habitants et l’attractivité du territoire ».

    Lors de la dernière réunion publique à Roquemaure, le 12 février, la maire Nathalie Nury confiait que ce projet est « une chance pour la vitalité économique ». Citant l’hôtel et les gîtes de sa commune, elle estime que les touristes « seront très contents de pouvoir rallier, que ce soit du côté nord ou du côté sud, leur destination en train, et ne plus avoir à se soucier de prendre un véhicule léger ».

  • La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    La peur de l’oubli des Ukrainiens après 4 ans de guerre

    « Près de 1 500 jours de guerre n’ont pas ébranlé la résistance ukrainienne. L’Ukraine continue à se battre et à vivre. Aujourd’hui, nous devons le dire avec lucidité : la fatigue gagne nos sociétés. Nous le constatons avec le peu de mobilisation ce soir », déplore David Sanchez, président de l’association Fraternité franco-ukrainienne Provence.

    Alors que la guerre en Ukraine entame sa cinquième année, le rassemblement en soutien à cette nation, mercredi, n’est pas comparable aux milliers de personnes réunies au lendemain du 24 février 2022. Quatre ans plus tard, la mobilisation plus modeste, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Marseille, marque la peur de l’oubli du peuple ukrainien et de leur quotidien durant cette guerre.

    Avant la minute de silence en hommage aux morts, la voix du peuple ukrainien s’est d’abord levée sur l’hymne du pays. Une prière récitée par le père Nicolas a suivi, face à une assemblée émue. Certains la tête haute, d’autres en pleurs.

    « La nation résiste »

    Sous le slogan « Heroiam slava ( « Gloire aux héros ») scandé par la foule en réponse au « Slava Ukraini » (« Gloire à l’Ukraine »), les associations franco-ukrainiennes ont exprimé leurs pensées aux Ukrainiens, à « ces héros ordinaires », véhiculant ainsi un message de persévérance, de force et de solidarité. Ces organisations, qui aident au quotidien les victimes et civils ukrainiens, ont pointé l’importance de parler de cette guerre. Par exemple à travers la culture, comme l’explique le président de l’association SOS-Ouman, Denis Hiault : « Je vous invite à aller voir l’exposition “Ukraine : Images d’une enfance voléeà la Cômerie. Cette collection de dessins d’enfants ukrainiens témoigne de façon très vrai, très touchante, de la réalité de ce qu’ils vivent. J’invite tous les enfants marseillais à la voir. »

    Nathalie, originaire de Kiev, a pris la parole : « Malgré les attaques, malgré les batailles acharnées sur le front, l’Ukraine résiste encore et toujours. » Elle ajoute, évoquant les spectacles en Ukraine : « Aujourd’hui sous les bombes russes, parfois sans électricité, chaque représentation au théâtre commence par l’hymne ukrainien. Artistes, musiciens, publics… Le peuple ukrainien chante l’hymne national : “Nos ennemies périront comme la rosée au soleil levant”. La nation est debout. La nation résiste. »

  • Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Installé dans les locaux des anciens ateliers Lieutaud, l’espace convivial au numéro 41 du cours éponyme, est déjà une adresse qui compte. À peine ouverte, mardi 24 février dans la matinée, que déjà un homme passait la porte pour se poser devant un café, « informé par les maraudes du Samu social » de l’existence de ce nouveau lieu.

    Franchi le seuil de ces quelque 100 m² rénovés, on oublie presque qu’on est sur une des artères les plus bruyantes du centre. Les doubles vitrages font le job et le hall donne sur un grand salon dont les lumières tamisées réchauffent les ocres des murs. Un grand écran, un coin ordinateur, deux canapés et des petites tables complètent le décor pour une ambiance cosy. L’ADJ propose également 24 casiers équipés de prise électrique, de toilettes, d’une douche PMR, d’un lave-linge, d’un sèche-linge, d’une tisanerie et deux pièces réservées à la permanence en soins infirmiers et aux entretiens sociaux pour la confidentialité. « On a prévu une jauge de 25 personnes pour que cela reste confortable, mais on s’adaptera aux besoins », annonce Lauriane Staphorst, directrice de l’innovation sociale et de la coopération.

    Une équipe de six agents visiblement très motivée est chargée d’animer l’ADJ de 9h à 16h30 du lundi au vendredi. « Des postes ouverts et pilotés par la fonction publique ? J’ai immédiatement postulé », confie un travailleur social venu du secteur associatif. Les personnes en grande précarité trouveront une aide à leurs démarches administratives. « Quand une personne sur deux à la rue ne dispose d’aucune ressource, le fil rouge des politiques sociales de la Ville, c’est l’accès aux droits », rappelle Audrey Garino, adjointe au maire déléguée à la Solidarité.

    La dernière Nuit de la solidarité avait encore renforcé le constat d’une carence nationale : au-delà des places défaillantes dédiées à l’hébergement d’urgence, les grandes villes et leur hypercentre manquent de lieux de répit. Une demande forte des personnes sans domicile à laquelle la Ville de Marseille a souhaité répondre en investissant 300 000 euros dans l’ouverture de ce centre pour « la mise aux normes d’hygiène et de sécurité et accueillir ce public dans un lieu propice à l’amélioration de leur condition de vie », explique l’élue communiste.

    « Il fallait avancer »

    L’État qui avait un peu fait dégringoler le nombre de places d’hébergement d’urgence restructure sa lutte contre le sans-abrisme. Les services de la préfecture ont lancé ce vendredi 20 février un appel à marché public dédié aux nuitées hôtelières. L’objectif est de mobiliser un parc de chambres d’hôtel sur l’ensemble de la région Paca pour assurer la mise à l’abri des personnes sans domicile, tout en offrant des garanties sécurisées aux professionnels. Une solution pourtant décriée par les associatifs qui déplorent un système exploité par des hôteliers peu scrupuleux.

    Marseille fait le choix d’accueillir et de bien accueillir. Déjà onze équipements dédiés au public sans-abri, dont les bains douches municipaux et la nouvelle UHU, ont été ouverts depuis le début du mandat. C’est le premier en gestion municipale. Une politique volontariste « qui n’en est qu’à ses débuts, précise Audrey Garino. L’errance appelle des réponses, le défaut de prise en charge dans la journée en est un. Mais le temps des services publics étant plus long que celui des associations. Il fallait avancer ».

    Entre la Porte d’Aix et la gare Saint-Charles, un nouveau projet social cofinancé avec l’État prend forme sur l’îlot Coco Velten, racheté par Marseille Habitat, le bailleur social de la Ville. D’ici quelques mois, 14 logements sociaux, 80 logements d’hébergement et d’insertion, un accueil de jour dédié aux femmes et une cantine solidaire y ouvriront leurs portes.

  • Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Annoncée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans le cadre de la loi de juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », la création du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), au sein de la maison d’arrêt de Luynes 2, va entrer dans l’opérationnel à partir de mi-avril pour une ouverture programmée au troisième trimestre 2026.

    La consultation des entreprises est lancée depuis lundi et se poursuivra jusqu’à la mi-mars, pour aménager le 3e QLCO de France après celui de Vendin-le Vieil (Pas-de-Calais) avec 100 places ouvert en juillet et celui de Condé-sur-Sarthe (Orne) avec 40 places ouvert en octobre. à terme, c’est un maillage national de six quartiers ultra sécurisés qui est prévu avec Valence (Drôme), Réau (Seine et Marne) et Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).

    La durée prévisionnelle du marché est estimée à 14 semaines, dont 4 semaines de préparation. Les travaux, de plusieurs millions d’euros, programmés d’avril à août, visent à adapter le bâti existant, le centre national d’évaluation qui est déplacé, la maison d’arrêt n°2, les parloirs, l’unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), ainsi que les espaces extérieurs à des conditions de détention complètement étanches.

    Le QLCO de Luynes 2 comptera 30 places d’encellulement individuel, en régime de quasi-isolement sensoriel. Le bâtiment dédié comprendra 15 cellules au rez-de-chaussée et 15 au premier étage, ainsi que 2 en quartier disciplinaire. Il s’agit de déplacer 170 détenus en détention classique pour adapter le bâtiment en transformant les cellules existantes en « 30 cellules durcies » pour y recevoir « un public plus violent », à savoir des figures du narcobanditisme, des chefs de réseau qui ne devront jamais pouvoir communiquer entre eux, ni avec l’extérieur, hormis le parloir avocat, derrière un hygiaphone.

    Les entreprises candidates sont prévenues que « le dossier est suivi par notre administration centrale et par le cabinet du garde des Sceaux », avec une exigence de respect du planning. Les travaux, qui se dérouleront en site occupé, visent à créer un bâtiment totalement étanche, dont l’accès est équipé d’un portique à ondes millimétriques (scanner corporel) et d’un portique de détection classique. Même le chantier doit être étanche. Les oliviers des deux cours de promenade seront retirés et transplantés ailleurs dans l’établissement afin de dégager l’espace pour la surveillance. Des dalles de béton seront coulées dans ses cours. Filins anti-drones, grilles et bardages de protection doivent empêcher tout contact visuel et toute projection depuis l’extérieur.

    Il faudra aussi desceller les fenêtres existantes et les remplacer par des fenêtres à double grillage avec vitrage anti-effraction. Des portes à crémaillère de 90 kg, indégondables, seront posées, équipées d’un œilleton sécurisé et d’une trappe « passe-menotte ». Pour la sécurité des surveillants, un système permet de moduler l’ouverture et la fermeture de la porte suivant quatre crans « pour repousser le détenu en cellule ». Le mobilier est fixé (lit métallique, tablette, tabouret, étagère) et indémontable. Les vis sont inviolables et indéboulonnables.

    Ces quartiers d’exception sont qualifiés de « tombeaux » par l’Observatoire international des prisons. La vingtaine d’agents pénitentiaires aguerris choisis pour y exercer exigent une anonymisation renforcée vis-à-vis des détenus pour empêcher toute pression extérieure. Avant d’ouvrir, le QLCO de Luynes subira une phase de « marche à blanc », sans détenus, pour tester les dispositifs sécuritaires, notamment de brouillage d’ondes, dans cette cocotte-minute carcérale.

    L’ambiance pénitentiaire à Aix-Luynes reste marquée, en ce début d’année, par la grave agression de trois surveillants commise le 9 janvier par un détenu de 23 ans, avec un ciseau.

  • Pour la CGT, en congrès, l’alimentation est « un bien public »

    Pour la CGT, en congrès, l’alimentation est « un bien public »

    Depuis ce lundi, environ 400 cégétistes de l’agroalimentaire de toute la France se réunissent dans les Bouches-du-Rhône pour participer au 13e congrès de la Fédération nationale agroalimentaire et forestière (Fnaf) de la CGT. Après s’être rassemblés ce mardi dans une salle de Roquevaire, c’est dans l’usine de thé Scop-TI, symbole d’une victoire des mobilisations syndicales et ouvrières, qu’ils se retrouvent, ce mercredi. à l’ordre du jour pour cette 3e journée : « défense de notre potentiel national, luttes et perceptives ».

    Ce congrès se tient alors que le Salon international de l’agriculture (SIA) vient tout juste d’ouvrir ses portes à Paris et que les négociations entre la grande distribution et les entreprises de l’agroalimentaire se poursuivent. Des discussions plus tendues que jamais, chacun accusant l’autre de défendre ses intérêts.

    Nationaliser les groupes alimentaires

    Encadrées par la loi Galland de 1996, ces négociations ont lieu tous les ans à partir du 1er décembre, et jusqu’au 1er mars. Alors que la grande distribution réclame une baisse des prix, pour s’aligner avec l’inflation plus basse, de l’autre, le secteur de l’agroalimentaire dénonce une baisse qui menacerait les emplois.

    Ces négociations patronales seront bien évidemment évoquées lors de cette semaine de congrès pour définir les directions du syndicat, mais pour Julien Huck, secrétaire général de la Fnaf CGT, l’enjeu principal sera plutôt de « réfléchir quelle société nous voulons défendre ».

    Dans un communiqué, daté du 31 décembre 2025, la Fnaf CGT dénonce ainsi la recherche de rentabilité financière à court terme de ces entreprises qui entraîne licenciements, restructurations et fermetures. Le syndicat exige donc, dans son communiqué : « L’alimentation, élément vital, doit être déclarée bien public et, à ce titre, les groupes alimentaires doivent être nationalisés démocratiquement et les revendications des salariés satisfaites. »

  • À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    À Oraison, la candidate Isabel Gamba au contact des habitants

    Isabel Gamba, 68 ans, habitante d’Oraison depuis 1963, se présente à nouveau aux élections municipales, avec une nouvelle équipe renouvelée à 80%, après une première candidature en 2020. Elle avait alors récolté 31% des votes, était arrivée deuxième et avait été élue conseillère municipale d’opposition. Oraison est l’une des deux seules communes des Alpes-de-Haute-Provence, avec Peyruis, où le RN a investi un candidat, alors que 58% des votes s’étaient dirigés vers le parti d’extrême droite, lors du second tour des élections législatives, en 2024.

    « J’ai passé toute ma carrière professionnelle à la mairie d’Oraison, où j’ai gravi les échelons », a expliqué, lundi soir, Isabel Gamba à plusieurs dizaines d’habitants venus à sa réunion publique à la salle du château d’Oraison. Retraitée depuis 2018, la candidate siège dans l’opposition municipale depuis 2020. « Six années à écouter, à regarder, à essayer d’apporter nos remarques, nos suggestions. Aujourd’hui, forts de ça, nous savons ce qui marche et ce qui ne marche pas à la mairie. J’ai l’impression que la population n’a pas suffisamment été écoutée », a défendu Isabel Gamba. La liste a fait le choix de se présenter sans étiquette.

    « Nous sommes convaincus qu’Oraison mérite une gouvernance plus proche, plus ouverte et plus collective. Une ville qui écoute avant de décider et qui fait évoluer ses pratiques pour mieux répondre aux besoins du quotidien. Notre projet repose sur une conviction simple mais forte : on gouverne mieux quand on décide ensemble », a martelé la candidate. Isabel Gamba a insisté sur les problématiques d’accès aux soins et au logement.

    Un binôme à la tête de la commune

    La candidate a pour projet de mettre un binôme à la tête de la commune, avec son bras droit, Olivier Laurent, architecte d’urbanisme, qui serait maire adjoint délégué et s’occuperait de l’aménagement du territoire. Isabel Gamba prévoit, par ailleurs, de créer trois comités consultatifs « composés d’habitants volontaires qui feront remonter les besoins locaux de leurs quartiers pour coconstruire des projets de proximité », a-t-elle expliqué, lors de sa réunion publique. « On pourra programmer des travaux ou des aménagements en fonction de ce qu’ont fait remonter les habitants », a-t-elle promis.

    « Le principe clé de cette gouvernance, c’est le partage du pouvoir, avec la participation des habitants au cœur du projet », a affirmé la candidate. « Ce qu’on veut, c’est que la démocratie locale ne s’arrête pas le soir du 22 mars. Elle doit continuer, on doit vous écouter », a-t-elle ajouté. Isabel Gamba a aussi proposé de « ne pas appliquer l’augmentation de 15% des indemnités des élus liées au statut de chef-lieu de canton », ce qui permettrait, selon elle, d’économiser 160 000 euros sur un mandat de six ans. La candidate a par ailleurs promis de faire en sorte de recruter 15 nouveaux médecins, notamment en proposant une bourse aux étudiants en médecine pour qu’ils viennent ensuite exercer à Oraison.

    Le public a applaudi quand Isabel Gamba a proposé de remettre le colis de Noël sans conditions de ressources. La candidate a également évoqué de nombreux autres problématiques touchant la petite commune, comme les sujets liés au stationnement et au manque de commerces. « C’est vrai que ça manque vraiment, moi, je n’ai pas de voiture et c’est compliqué pour faire mes courses », a lancé une habitante.

    Réunion publique le 13 mars.

  • À Entraigues, William Bouquet dans les pas de Guy Moureau

    À Entraigues, William Bouquet dans les pas de Guy Moureau

    Guy Moureau l’avait annoncé en 2020 : son 8e mandat de maire (PCF) d’Entraigues-sur-la-Sorgue sera le dernier. Un choix confirmé début janvier, lors de ses vœux à la population, où il avait intronisé celui qu’il espère voir lui succéder, William Bouquet. « Je serai présent durant la campagne à ses côtés pour continuer à porter une voie originale, de respect, d’écoute et d’humanisme », promettait Guy Moureau, présent notamment à la tribune le 12 février dernier lors d’une réunion publique.

    À 57 ans, William Bouquet, « jamais encarté » est « un natif du village ». Adjoint depuis deux mandats aux sports et aux associations, il est responsable de formation après avoir été directeur d’un réseau de transport logistique. « J’avais 100 salariés, un chiffre d’affaires annuel entre 12 et 14 millions d’euros, qui est presque l’équivalent du budget de la commune, fait valoir William Bouquet. Je ne dis pas que je compte gérer la mairie comme une société même si ça commence à devenir de plus en plus le cas, avec les baisses de dotations, et faire en sorte qu’on puisse continuer à investir avec un budget serré. »

    « Quand je m’investis, c’est à 100% »

    Très investi dans la vie associative sportive, « à 19 ans j’ai été président du club de tennis », il s’est engagé en 2014 pour « rendre ce que la ville m’avait donné ». « J’ai mis en place des choses qui manquaient, comme une journée des associations ou relancer une course pédestre », retrace-t-il. Si William Bouquet pense avoir retenu l’attention de Guy Moureau, c’est que « quand je m’investis, c’est à 100% et les gens le remarquent ». « Je souhaite être dans la continuité, qu’Entraigues garde son esprit village avec du lien social, que les gens se disent bonjour dans la rue et ne pas se développer à outrance et devenir une ville-dortoir », brosse le candidat.

    Pourquoi avoir accepté de « relever ce défi » qui s’apparente à un sacerdoce ? « Je n’ai pas envie qu’Entraigues tombe aux mains de personnes qui sont parachutées, qui ne connaissent même pas les rues de ma ville et sont là pour un parti national et pouvoir élire des sénateurs », pique-t-il, à l’adresse de Catherine Chavrier (RN), qui avait notamment été candidate Reconquête en 2022 loin d’Entraigues. Parmi les propositions de la majorité sortante, renouvelée d’un tiers, « développement du photovoltaïque, qui a un impact positif sur l’environnement et les finances de la ville, l’achèvement du quartier gare avec 250 logements ou rebâtir une salle des fêtes ». Le tout, « sans augmentation d’impôts ».