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  • [C’est l’été] Aubagne : le Festimôme de retour !

    [C’est l’été] Aubagne : le Festimôme de retour !

    Cette année, les jeunes curieux s’apprêtent à vivre une édition particulière. En effet, le Festimôme, festival dédié au jeune public, fête son 25e anniversaire ! Dès ce jeudi et jusqu’à dimanche, le parc Jean-Moulin vibrera au rythme des animations et des spectacles proposés aux plus petits.

    éclats de rire et découvertes

    Le tout dans une atmosphère hors du temps, à la fois apaisante, poétique et joyeuse. Les éclats de rire des enfants résonneront au rythme des prouesses artistiques présentées tout au long de ce festival de cirque et des arts de la rue, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour les familles.

    Une quinzaine de compagnies seront présentes pour émerveiller petits et grands. Au programme : chasse au trésor, grand village circassien, spectacles et ateliers créatifs proposés chaque jour jusqu’à dimanche. De quoi vivre de beaux moments de partage, de découverte et d’émerveillement en famille.

  • [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    [C’est l’été] Le camion mobile du Centre Pompidou s’installe à Aix

    « Ce sont des œuvres originales ! », prévient le chauffeur du musée ambulant dès l’ouverture des portes. Sur la place de la Croix-Verte, également appelée place du Marché du Jas-de-Bouffan, une partie du Centre Pompidou a pris ses quartiers. Dans ce camion aux espaces modulables, quinze œuvres inspirées de l’univers du cirque, signées notamment Auguste Sander, Henri Matisse ou encore Raoul Dufy, sont présentées au public dans cette galerie nomade.

    Une projection vidéo et des ateliers pour les plus jeunes complètent la visite de cet échantillon du Centre Pompidou. Le MuMo (Musée Mobile) accueille ainsi le public aixois. Ses portes sont encore ouvertes gratuitement ce jeudi de 17h30 à 20h et ce vendredi de 16h30 à 19h. Initialement attendu dès mardi à Encagnane, le camion-musée n’avait pas pu ouvrir en raison de problèmes techniques.

    Pour la petite histoire, le MuMo permet aux œuvres des musées d’art moderne d’aller à la rencontre des habitants des villages et des quartiers les plus éloignés de l’offre culturelle. Créé en 2011 par Ingrid Brochard avec l’ambition de rendre l’art contemporain accessible à tous les publics, il s’est associé en 2022 au Centre Pompidou, donnant naissance à ce camion-musée qui sillonne aujourd’hui les routes de France. Depuis 2025, le MuMo poursuit son développement au sein de la Fondation Art Explora grâce à de nouveaux dispositifs culturels mobiles.

    Pour que le MuMo fasse halte à Aix-en-Provence, c’est le CIAM qui, en lien avec le Centre Pompidou, a porté l’idée auprès de la municipalité avant que le projet ne soit repris par la Direction de la culture et la Politique de la ville. « Il est important que la culture aille au-devant des gens (…), les personnes en précarité s’interdisent souvent d’aller vers la culture », contextualise Elisabeth Huard, élue à la politique de la Ville. En matinée, explique Yahnis, médiatrice culturelle au sein d’Art Explora, des ateliers sont organisés avec les structures sociales. « Quand on discute avec les familles, on se rend souvent compte d’un manque d’accessibilité vers les musées, parce qu’ils sont loin », notet-il. Dans le camion, le public arrive timidement à l’ouverture. Adrien, venu avec sa petite sœur et sa grand-mère, désigne une œuvre de Raoul Dufy qui attire son attention. « C’est quand même le musée Pompidou qui vient à nous ! Et puis le cirque, c’est passionnant… », glisse Marie-Josée, leur grand-mère.

    La halte prévue à Marseille les 25 et 26 juillet est annulée.

  • [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    Alors que le mois des fêtes votives de la Sainte-Anne touche à sa fin, le maire PCF du Rove, Paul Sabatino, a lancé la dernière, mardi soir, organisée par La Marseillaise à la salle des fêtes. Il a salué sur scène l’apport au pluralisme de ce « journal qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas » et terminé son intervention sous les applaudissements en lançant « vive Le Rove ! »

    Sur place, des buvettes, stands de restauration et bien sûr l’association des amis de La Marseillaise présente pour vendre sacs, badges et goodies aux couleurs du quotidien et récolter des fonds pour soutenir « le développement obligatoire du journal », martèle son président, Serge Baroni, ravi d’avoir vendu 20 sacs à l’effigie de la peinture d’Ambrogiani qui orne les murs de la salle de la rédaction. Et d’en profiter pour rappeler également que les adhésions à l’association sont nécessaires.

    La soirée a été ouverte avec le groupe de reprises « Jukebox », qui a fait se lever et chanter les Rovenains. Plus l’heure avançait, plus l’ambiance montait, mais toujours une ambiance « bonne enfant et conviviale » comme s’accordent à le dire Nicolas et Audrey, des vacanciers de Limoges venus au Rove. « Nous n’avons pas su résister à la curiosité de savoir d’où venaient la musique et l’ambiance. Elles nous ont guidés directement à la salle des fêtes. »

    À l’entrée, les familles, groupes d’amis et autres fêtards continuaient de s’installer pour boire un verre ou manger un sandwich préparé sur place. Dehors, on faisait de grandes tablées, discutant avec les voisins, trinquant avec les uns et les autres. Une fois le public immergé dans l’ambiance, et le repas terminé, est arrivé l’artiste « Magnifico », un véritable showman incarnant Freddie Mercury et ses chansons.

    La ferveur est encore montée d’un cran, le public se pressant au pied de la scène où l’artiste interprétait les chansons de Queen comme s’il en était l’auteur. Les flashs et les briquets se levaient eux aussi. Même les plus jeunes comme Maxence, 18 ans, se laissaient entraîner : « Je suis déjà venu j’ai aimé l’ambiance donc je suis revenu c’est un bon moment de détente ». Place ensuite à JM Sicky, DJ originaire du Rove chargé de poursuivre et clôturer la soirée. « Il y a quelque chose que les DJ détestent, les gens assis ! Alors, poussez les chaises, faites de la place et venez danser ! », lance-t-il à la salle en jouant un air bien connu de Madison. Il continuera d’entraîner les Rovenains jusque tard dans la nuit.

    Louis Golliot

  • Escapade d’un jour au Festival d’Avignon

    Escapade d’un jour au Festival d’Avignon

    « Permettre l’accès à l’art et à la culture pour les personnes qui sont en difficulté, soit financièrement, soit parce qu’elles considèrent que la culture n’est pas faite pour elles, par manque de moyen ou de légitimité. » C’est là l’objectif de Cultures du cœur, association d’inclusion sociale présente dans 28 départements français. Cet été encore, la structure invite plusieurs centaines d’habitants de la région Paca à passer une journée au Festival d’Avignon.

    Pour la première fois cette année, l’antenne aubagnaise de l’association a proposé aux habitants des quartiers du Charrel, de la Tourtelle et du centre-ville de participer à cette escapade culturelle gratuite. La sortie, organisée ce mercredi, a permis à 38 personnes de découvrir le festival.

    Développer le goût du théâtre

    « Nous visons avant tout un public familial, insiste Karine Lacôme, directrice de Cultures du cœur 13. L’idée est de permettre une petite parenthèse pour des familles qui n’ont souvent pas la possibilité de partir en vacances. »

    Au programme de la journée : balade patrimoniale, spectacles, mais aussi ateliers théâtre. « Nous avons réparti les familles en trois groupes. Des personnes sont allées assister à une pièce ce mercredi matin. Avec mon groupe, nous avons visité la ville avec Cultures du cœur Vaucluse. Cet après-midi, les trois groupes iront voir une représentation différente », détaille la directrice de structure. Parmi les spectacles proposés, Yongoyély, Marre Mots, Comment attraper une étoile ou encore l’Ourse.

    « Ce qui est intéressant, c’est aussi qu’il s’agit d’une action sur le temps long, poursuit Karine Lacôme. Nous organisons une médiation culturelle en amont, l’occasion de présenter aux participants le Festival d’Avignon, de leur expliquer la différence entre le In et le Off. Ensuite, après la journée, une session bilan est organisée. L’ambition est de donner aux familles l’envie de se rendre au théâtre régulièrement. »

  • L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    L’incendie du Bois-Noir se répand, du répit attendu samedi

    Ils étaient 130 pompiers à nouveau engagés mercredi dans le secteur du Bois-Noir pour tenter de contenir les flammes de l’incendie déclenché ce week-end. Le feu continue à se répandre rapidement. Au total, l’incendie a parcouru, en cinq jours, une surface estimée entre 200 et 220 hectares, selon la préfecture des Hautes-Alpes. « Le feu a repris ce matin avec le lever du jour, on est très inquiets concernant son évolution », a regretté mercredi le maire de L’Argentière-la-Bessée, Rémi Roux, sur BFMTV, craignant de nouvelles chutes de blocs et des éboulements sur le hameau de 120 habitants situé juste en dessous des fumées.

    Renforcement des moyens au sol prévu ce jeudi

    Les pompiers travaillent dans des conditions très difficiles, sur un terrain de montagne escarpé et dangereux. Les opérations visent « à contenir le feu dans la zone boisée et empêcher sa propagation vers la vallée du Fournel », note la préfecture. Lundi, un bloc de deux tonnes a écrasé un véhicule sapeur-pompier, et une chute de pierre a blessé une sapeur-pompier, évacuée vers l’hôpital de Briançon. Les pompiers ont ensuite été retirés de cette zone pour éviter de nouveaux accidents. Plusieurs maires des Hautes-Alpes ont annoncé, mercredi, demander l’ouverture d’une commission d’enquête pour comprendre les délais d’intervention. « On a des gens qui ont failli brûler cette nuit sur ma commune parce que le feu les a encerclés », a affirmé mercredi à BFM DICI le maire de Freissinières, Cyrille Drujon d’Astros.

    Le feu de végétation a été provoqué par un impact de foudre, il y a six jours. Un renforcement des moyens au sol prévu pour jeudi. Les pompiers comptent sur l’arrivée de la pluie dans les prochains jours pour endiguer les flammes.

  • [Entretien] Gilles Béna, directeur de recherche à l’IRD : « Il n’y a aucune réflexion et ça se fait au pas de charge »

    [Entretien] Gilles Béna, directeur de recherche à l’IRD : « Il n’y a aucune réflexion et ça se fait au pas de charge »

    La Marseillaise : Vous travaillez sur quoi actuellement ?

    Gilles Béna : Mon unité travaille sur la santé des plantes et notamment sur la lutte contre les pathogènes qui attaquent le riz, en Colombie, en Afrique ou en Asie du Sud-Est. Je travaille avec le Cambodge où nous avons monté en co-construction, un laboratoire mixte international. Notre problématique, c’est la culture du riz et la question de l’agroécologie : comment diminuer les traitements aux pesticides, aux insecticides par des approches alternatives.

    Concrètement ce travail au Cambodge se traduit comment ?

    G.B. : Fin août, je pars pour trois ans en affectation à Phnom Penh pour développer des programmes avec les chercheurs et enseignants-chercheurs locaux. Avoir une question de recherche et la développer avec nos partenaires du Sud sur des problématiques de leur pays, c’est le cœur de métier de l’IRD. Ces outils de projection, ces expatriations, ces missions longue durée font son originalité et permettent aussi d’encadrer et former des étudiants.

    Quel est l’intérêt d’être sur place ?

    G.B. : La continuité. Il y a cette image de « chercheurs hélicoptères », notamment pour les chercheurs américains qui restent quinze jours, prennent les données qui les intéressent et repartent. Ils vont associer les chercheurs du sud dans leurs publications mais en termes de formation, il n’y a rien. Nos projets sont plus ambitieux.

    On parle de la soft diplomatie de l’IRD. ça participe de cela ?

    G.B. : Complètement. On a des exemples de gens que l’IRD a accompagnés dans leur parcours scientifique de formation et sont rentrés dans des ministères de la recherche ou de l’enseignement supérieur des pays du sud. On voit qu’un lien intime et personnel, s’est créé avec l’IRD et la France. Tous les pays riches font de l’aide au développement mais souvent, ce n’est que du financement. L’IRD et la France ont une relation beaucoup plus proche via ces relations personnelles qui se nouent.

    Ce projet de fusion de l’IRD avec le CNRS, remet en cause votre mission ?

    G.B. : J’ai une lettre d’affectation au 1er septembre. L’interrogation, c’est si au 1er janvier, l’IRD a été dispersé au sein du CNRS : est-ce que le CNRS, qui est dans une vraie difficulté financière, va continuer à financer ces projections ? Si ce n’est pas le cas, des dizaines d’années de partenariats vont s’écrouler du jour au lendemain. Ce n’est pas la même ampleur mais on voit ce qui s’est passé avec les États-Unis de Trump qui ont, du jour au lendemain, arrêté leurs soutiens financiers. Ça a été catastrophique.

    Vous avez en tête d’autres cas de travaux de recherche ?

    G.B. : L’IRD a des partenariats dans à peu près tous les domaines de recherche, de la maladie du sommeil, la trypanosomiase africaine qui est en phase d’éradication en République de Gambie et est un exemple de réussite, à la gestion des stocks de poissons au Chili autour de la problématique de El Nino, dont le suivi a permis de donner des préconisations sur leur gestion. On peut décliner à la pelle les exemples de travaux issus de collaborations à long terme qui aboutissent à des choses vraiment concrètes.

    Et pour le quotidien des Français ?

    G.B. : J’ai vu mardi qu’un premier cas de virus West Nile dans les Pyrénées-Orientales a été observé. Ce virus de la vallée du Nil en Égypte est transmis par des moustiques. On voit bien qu’avec le réchauffement climatique, ces maladies qui sont travaillées par des unités de recherche de l’IRD depuis des années dans des pays du Sud, arrivent chez nous… C’est ce qui est un peu troublant dans cette volonté de faire disparaître l’IRD sur une base dogmatique, arguant que l’état doit être efficace, qu’il y a deux opérateurs, CNRS et IRD, et qu’il n’en faudrait plus qu’un. Mais il n’y a aucune réflexion et ça se fait au pas de charge. Officiellement, on n’est pas censé savoir que cette fusion arrive mais on l’annonce officieusement pour le 1er janvier. Tous les services administratifs disent « c’est impossible », sauf à aller au chaos.

  • L’audience d’El Mahdi Lyoubi reportée au 31 juillet

    L’audience d’El Mahdi Lyoubi reportée au 31 juillet

    Les défenseurs de la liberté d’expression sont difficiles à faire taire. Mercredi matin, alors que se tenait la première audience du rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind, ses soutiens se sont mobilisés devant le tribunal d’Aïn Sebaa, où il devait être jugé à partir de 10h30. Arrêté le 13 juillet à Casablanca, l’artiste, qui réside à Marseille depuis plusieurs années, serait poursuivi, selon son comité de soutien Free El Mahdi, en raison de ses prises de position en faveur du mouvement de protestation Gen Z 212, notamment exprimées dans ses textes de rap.

    Détenu à la prison d’Oukacha depuis plus d’une semaine, le cinéaste a demandé le report de son audience, faute de pouvoir bénéficier immédiatement de l’assistance d’un avocat. Le Maroc est en effet confronté depuis plus d’un mois à un large mouvement de grève au sein de la profession, compliquant considérablement l’accès à une défense. Le tribunal a finalement accordé le renvoi de l’affaire au 31 juillet. Selon ses soutiens, le rappeur a également « fourni un dossier avec des garanties de représentation pour être poursuivi en liberté provisoire ». À l’heure où nous écrivons, le tribunal n’a pas encore répondu à cette demande.

    Répression

    Depuis le début du mouvement Gen Z 212, fin septembre 2025, réclamant un meilleur accès à la santé, à l’éducation et à l’emploi, de nombreuses personnalités ont été arrêtées pour avoir soutenu la contestation. Parmi elles figurent notamment les rappeurs Souhaib Qabli, Jawad Asradi et Hamza Raid.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • À Hyères, un atelier pour protéger la biodiversité marine

    À Hyères, un atelier pour protéger la biodiversité marine

    Protéger la Méditerranée en préservant sa biodiversité. C’est l’objectif affiché par le magazine Bleu Tomate, qui a initié le projet intitulé « La mer n’est pas morte… Vive la mer ! ». Le magazine propose cette année un workshop au fort du Pradeau, à Hyères. Cet atelier se déroulera le jeudi 24 septembre prochain et se focalisera sur les petits fonds côtiers, « là où tout le monde peut mettre la tête sous l’eau », explique Pauline Castaing, cheffe du projet. Selon elle, « il faut donner la parole aux scientifiques, aux plongeurs, aux pêcheurs, aux plaisanciers, mais aussi aux élus ». Une trentaine de places est disponible pour les acteurs concernés.

    Ce rendez-vous aura pour ambition de déterminer les besoins techniques et financiers de ces professionnels, et s’inspirer de solutions déjà existantes. « Comme les zones de protection forte, où la population de mérous s’est de nouveau développée », illustre Pauline Castaing. Car si l’activité humaine menace la biodiversité marine, « la nature est résiliente et il est toujours temps d’améliorer son état ».

  • Olivier Faure et les socialistes portent la culture en étendard à Avignon

    Olivier Faure et les socialistes portent la culture en étendard à Avignon

    Avignon, pendant le Festival, est devenue une étape presque incontournable pour le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, qui s’y est rendu les mardi 21 et mercredi 22 juillet. L’occasion de faire un point et de répéter que « dans une année d’élection présidentielle, le débat sur la culture doit être central ».

    « Il n’y a guère d’attractivité sans le secteur culturel. Ce n’est pas un sujet de seconde zone », appuie-t-il devant une vingtaine de militants dans les locaux du PS de Vaucluse, à Avignon. La veille, il s’était exprimé au Village du Off dans le cadre d’échanges organisés avec les différents prétendants à la présidence, alors même qu’il n’a pas encore officiellement annoncé sa participation à la primaire prévue en octobre prochain. Avant lui, Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier s’étaient livrés au même exercice.

    Il a ainsi énuméré plusieurs mesures adoptées par les militants du parti ces derniers mois. Parmi elles figure le relèvement du budget de la culture à 2% du budget de l’État. « On aimerait que le gouvernement saisisse la difficulté qu’ont les compagnies. Et qui sont aussi la conséquence des baisses qu’il a décidées. Ce n’est pas simplement une surenchère », poursuit-il. Mais aussi une « loi antitrust » contre la concentration des médias. « Quelques milliardaires détiennent l’ensemble de la presse et même les canaux de distribution », rappelle Olivier Faure. Mais aussi une loi pour limiter l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) tout en finançant les artistes utilisés pour « entraîner » ces logiciels. « Un projet co-construit et qui sera porté par celui que l’on aura élu, quel que soit le candidat. Même si j’ai ma préférence », glisse avec un sourire Emma Rafowicz, députée européenne (groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates) et vice-présidente de la commission Culture du Parlement européen.

    Menaces politiques

    S’il n’a, en premier lieu, pas voulu parler de l’extrême droite et du RN« pour ne pas dire que l’on se positionne par rapport à eux », la discussion a finalement largement porté sur les dangers que représente ce parti. « Ils ont une profonde détestation du monde culturel. Le modèle du RN est calqué sur les autocraties », lâche Olivier Faure en écho à l’annulation d’un spectacle sur les migrants à Castres ou d’un festival de jazz dans le Gard. « Que serait Avignon sans son Festival ? Une cité-musée repliée sur sa Cité des Papes, mais qui n’aurait pas l’attractivité qu’elle a maintenant. Derrière Paris, Avignon ne doit pas être très loin », insiste celui qui est député de Seine-et-Marne.

    À ses côtés, David Fournier, ex-candidat aux dernières élections municipales à Avignon et conseiller d’opposition (PS), regrette les baisses de subventions aux associations culturelles décidées par la municipalité d’Olivier Galzi (DVD). « La différence entre une politique de gauche et de droite », conclut-il.