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  • 150 minots initiés au rugby dans les quartiers Nord

    150 minots initiés au rugby dans les quartiers Nord

    Des bourrasques de vent, de la pluie et un froid inhabituel pour la saison. Cette journée de sensibilisation au rugby ne s’est pas déroulée dans les meilleures conditions, mais les sourires étaient présents sur les visages des enfants. La Ville de Marseille et la Ligue nationale de rugby (LNR) organisaient, ce lundi au stade Roger-Couderc (15e), une après-midi découverte du ballon ovale. Ce moment s’inscrit dans le cadre des demi-finales du Top 14, qui se dérouleront cette année au stade Vélodrome (19-20 juin).

    Laurent Olmo est responsable impact et engagement à la LNR. Il est l’un des instigateurs de ce projet : « Aujourd’hui, c’est une journée territoire et héritage. Cela se réalise dans la perspective des demi-finales et nous voulons, avec ces journées, avoir un impact et une empreinte durables. Nous nous sommes alliés à la Ville de Marseille et l’association Sport dans la ville. À travers cinq ateliers durant les prochaines semaines, nous voulons fédérer les acteurs, avec ce rôle de catalyseur. »

    Non loin de là, en attendant l’arrivée des 150 enfants, un visage bien connu du rugby français s’approche. Triple champion d’Europe et vainqueur du Tournoi des VI Nations 2010, Mathieu Bastareaud est aujourd’hui coordinateur sportif et Team manager du RC Toulon. « Bien la photo, vous avez été bon », dit-il en voyant le cliché photo de son sacre en Top 14, avec Toulon (2014). Le retraité apprécie ce genre de journée, où il peut transmettre son expérience : « J’ai de suite accepté. C’est bien de montrer l’accessibilité du rugby, même ici, dans les quartiers nord. Moi aussi, je viens d’un quartier [Créteil, Ndlr], je sais ce que c’est. »

    Apprendre en s’amusant

    La centaine de jeunes de moins de 10 ans a pu tester le rugby à travers huit ateliers. Ils ont appris à manier le ballon et ont découvert les règles parfois complexes de ce sport, tout ceci de manière ludique. La pluie redouble d’intensité, alors que les enfants n’ôtent pas leur sourire. Soraya, 8 ans, venue de Frais Vallon, n’en est pas à sa première expérience avec le ballon ovale. « Oui, j’aime bien. On en avait un peu fait avec l’association, mais je suis pas sûre d’en refaire », raconte-t-elle avant de se prendre en photo avec le bouclier de Brennus, apporté pour l’occasion.

    Une journée particulière donc, sur la pelouse du Rugby Club Marseillais, pensionnaire de Régional 3. Certains membres des équipes de jeunes ont pu se faire photographier avec Bastareaud et le Brennus, rêvant peut-être de soulever un jour ce trophée emblématique. Ce lundi restera comme un moment à part dans une ville qui vibre habituellement pour une autre forme de ballon.

  • Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Une page pourrait se tourner dans l’histoire moderne de l’OM. Le défenseur international argentin Leonardo Balerdi vivrait ses derniers mois sous le maillot phocéen. Les deux parties se seraient mises d’accord pour acter un départ en fin de saison, alors que le contrat de l’Argentin court jusqu’en 2028, selon Foot Mercato. Le joueur avait déjà exprimé son souhait de quitter le club la saison passée.

    Débarqué dans la cité phocéenne à l’été 2020, avec le statut de jeune défenseur très prometteur après deux saisons sous les couleurs du Borussia Dortmund, en Bundesliga, le natif de Villa Mercedes, au centre de la terre d’argent, a rapidement été mis à contribution dans la charnière centrale provençale. Sous les ordres d’André Villas-Boas, coach qui a repéré l’Argentin en 2018, lors de ses débuts professionnels avec le grand club sud-américain de Boca Juniors, et qui avait fait de lui l’une des priorités du mercato estival, « Leo » a notamment démontré des qualités d’anticipation, de relance et de contrôle de la profondeur. Le technicien portugais voyait même en lui « l’un des meilleurs défenseurs centraux d’Europe dans les années à venir ».

    Mais le dernier joyau de la collection marseillaise a progressivement perdu de son éclat. Son irrégularité, accentuée par de multiples passages à vide, ont par moments eu raison de lui. L’arrivée d’Igor Tudor à la tête de la formation olympienne, en 2022, lui permettra d’accéder au statut de titulaire indiscutable. La succession de différents entraîneurs, jusqu’à Habib Beye aujourd’hui, n’a jamais eu d’impact sur son temps de jeu. Il est même devenu capitaine sous la mandature de Roberto De Zerbi, dès la première journée de l’exercice 2024-2025. Une responsabilité parfois trop lourde à porter, compte tenu des enjeux et de la pression exercée au sein du microcosme olympien.

    Affaire juteuse

    Plus ancien joueur de l’effectif aujourd’hui, à seulement 27 ans, Leonardo Balerdi n’a jamais pleinement confirmé son potentiel. En plus d’une blessure au mollet en octobre dernier, l’international de l’Albiceleste s’est vu retirer son brassard de capitaine, au profit du milieu danois Pierre-Emile Højbjerg. Le début d’une descente aux enfers et les prémices de la fin d’un cycle. Cela ne l’empêcherait toutefois pas d’avoir de nombreux prétendants en Europe, notamment l’AS Rome. Sur ce dossier, l’actuel quatrième de Ligue 1 aimerait récupérer l’équivalent de 30 millions d’euros. Une potentielle belle opération financière qui ferait les affaires de Stéphane Richard, prochain président de l’OM, à partir du 2 juillet, qui aura comme mission primordiale, dans un premier temps, de redresser économiquement le club marseillais, qui déplore un déficit de 104,78 millions d’euros.

    Le jeu en vaudrait la chandelle. Surtout que le défenseur argentin pourrait également voir sa cote monter en flèche s’il venait à briller avec l’Argentine lors de la Coupe du monde, à partir du mois de juin.

  • Sécurité et narcotrafic : Bouget pose ses premiers actes

    Sécurité et narcotrafic : Bouget pose ses premiers actes

    La gauche nîmoise savait qu’elle serait attendue au tournant. À peine l’écharpe enfilée, Vincent Bouget a choisi d’attaquer un sujet longtemps confisqué par les postures : la sécurité, et derrière elle, la réalité brutale du narcotrafic.

    Le 31 mars, le nouveau maire rencontre le préfet du Gard, Jérôme Bonet. Le lendemain, 1er avril, il écrit au gouvernement : deux courriers, l’un au Premier ministre Sébastien Lecornu, l’autre au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, pour demander des renforts policiers et judiciaires. Dans l’entourage municipal, le message est clair : la ville ne veut plus de réponses ponctuelles, mais des effectifs durables, côté police nationale comme côté justice, alors que l’actualité locale reste rythmée par des faits liés au trafic et ses violences.

    « Un fort besoin d’apaisement »

    Dans les premiers jours, l’exécutif cherche à tenir l’équilibre promis pendant la campagne : parler sécurité sans slogan, et sans angélisme. D’un côté, mettre l’État devant ses responsabilités. De l’autre, reprendre la main sur ce qui relève du pouvoir municipal : présence, règles, arrêtés, médiation. C’est là qu’arrive la mesure la plus visible : l’arrêté encadrant les épiceries de nuit, appliqué à partir du 1er avril et jusqu’au 31 octobre, avec fermeture entre 22h et 6h dans un périmètre ciblé. Un texte initialement annoncé sous Jean-Paul Fournier, jamais réellement mis en œuvre, et que la nouvelle majorité choisit de maintenir. L’objectif affiché : limiter attroupements, nuisances sonores, troubles de voisinage, et reprendre le contrôle d’espaces où la tension monte vite, surtout à l’approche de la belle saison.

    Nicolas Nadal, nouvel adjoint à la sécurité, assume un « signal d’apaisement ». Il évoque « un fort besoin d’apaisement et de tranquillité » exprimé pendant la campagne, et justifie une décision claire : « Ce sont bien trop souvent des points de rassemblement et de nuisances sonores pour le voisinage. » L’élu promet aussi « de la fermeté » sur l’application des arrêtés, tout en répétant que la ville doit marcher sur « deux jambes » : prévention et tranquillité. Au fil de ces premières décisions, Bouget cherche déjà à installer une méthode : exiger des moyens là où la mairie ne peut pas tout, et agir vite là où elle le peut. À Nîmes, ce tempo-là, et sa capacité à tenir dans la durée, sera le premier test politique.

  • Ces activités culturelles proposées pendant les vacances

    Ces activités culturelles proposées pendant les vacances

    Bouches-du-Rhône

    Marseille. L’exposition des Archives municipales de Marseille « Entre terre et Mer, une histoire du littoral marseillais », raconte en images l’évolution du littoral de la cité phocéenne. Entrée libre et gratuite aux Archives municipales de Marseille, du mardi au vendredi, de 9h à 12h et de 13h à 17h.

    Marseille. Vieille de 2 600 ans, Marseille regorge d’une histoire gréco-romaine, que Benjamin, guide-conférencier, propose de vous faire découvrir ce mardi à 14h30. Sous ce nouvel œil, arpentez Marseille en famille à la recherche de son passé. Gratuit pour les moins de 6 ans, prix unique de 12 euros. Réservation obligatoire sur marseille-tourisme.com. Le rendez-vous est à l’Ombrière de Norman Foster, Vieux-Port.

    Aix-en-Provence. Du 11 avril au 23 mai, le Festival de la BD & Arts associés des Rencontres du 9e Art propose une série d’expositions et de rencontres avec des artistes. Toutes les infos sur les rencontres et ateliers sont disponibles sur bd-aix.com.

    Aubagne. Chaque jeudi à 10h, la Poterie Ravel organise des visites guidées. La manufacture, qui s’étend sur plus de 6 000 m², offre l’occasion de voir les ouvriers à l’œuvre dans leurs gestes techniques pour la fabrication d’objets en céramique. La visite est gratuite. Plus d’informations au 04.42.82.42.00.

    Var

    Hyères. À la presqu’île de Giens, la Ligue de Protection des oiseaux propose des visites guidées ornithologiques du salin des Pesquiers. Une activité à faire en famille pour découvrir ce littoral varois d’une manière originale. À retrouver mardi 14 et jeudi 16 avril, de 8h45 à 10h45. Adulte : 12,50 euros (gratuit pour les moins de 6 ans), enfant : 7 euros (de 6 à 12 ans). Réservation obligatoire auprès de l’office de tourisme de Hyères (04.94.01.84.50).

    Pierrefeu. Découvrez la biodiversité dans une atmosphère nocturne privilégiée. Une balade dans l’obscurité de 4,5 km pour observer les oiseaux et insectes nocturnes. Adulte : 15 euros, enfant (8-12 ans) : 8 euros. Gratuit pour les moins de 8 ans. Réservation obligatoire auprès de l’office de tourisme de Pierrefeu-du-Var (04.94.28.27.30).

    Toulon. Insolite… c’est le mot d’ordre de cette visite guidée de Toulon ce mercredi 15 avril. Découvrez la ville d’une manière insoupçonnée à travers les histoires des grands noms qui l’ont fait vibrer. En partant de l’office de tourisme de Toulon à 10h, un guide vous fera découvrir la ville pendant deux heures. Adulte : 12 euros, gratuit pour les moins de 6 ans. Réservation obligatoire au 04.94.18.53.00.

    Vaucluse

    Aurel. Ce 15 avril, de 14h30 à 17h30, venez rencontrer les professionnels de nos forêts. Entre démonstrations et échanges, « Vis ma vie de bûcheron » sensibilise petits et grands à la gestion du bois. Activité gratuite, avec réservation obligatoire au 04.90.63.22.74.

    Sarrians. Découverte de la pêche au coup au lac de Sainte-Croix le 17 avril, entre 13h30 et 16h. Une manière de découvrir les paysages du lac de Sainte-Croix tout en s’initiant à cette technique de pêche, accessible à tous à partir de 8 ans. Initiation gratuite. Pour plus d’informations : 04.90.86.62.68.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains. La ville de Digne propose une visite guidée de ses plus beaux monuments. Ce mercredi 15 avril, en arpentant ses ruelles, apprenez l’histoire et les personnalités de la ville. Adulte : 5 euros, enfant : 3 euros. Réservation obligatoire au 04.92.36.62.62.

    Le Brusquet. Venez rencontrer les chauves-souris ce mercredi 15 avril, une chance de pouvoir observer de près ces animaux si difficiles à approcher. L’animation se déroule de 18h à 22h, sur réservation au 06.85.05.99.90. Tarif unique : 25 euros par personne.

    Peyroules. De ce mardi jusqu’à samedi, vous pourrez visiter la Micro-Folie itinérante : un musée numérique qui vous invite à découvrir les plus grands musées du monde grâce à un casque de réalité virtuelle, accompagnée d’ateliers et de jeux de société. L’occasion de passer un bon moment en famille. L’accès est libre et gratuit à la salle des fêtes de Peyroules. Pour plus d’informations, appelez le 06.86.07.84.70.

    Hautes-Alpes

    Gap. C’est l’occasion de découvrir le stop-motion ! La Cinémathèque d’images de montagne propose une initiation ce mercredi et jeudi, de 10h à 11h30. Pour 5 euros par personne, venez vous initier à cet art minimaliste. Réservation obligatoire au 04.92.52.13.87.

    Embrun. Les intemporels Guignol se donnent en spectacle pour les enfants de 3 à 10 ans ce mercredi. À 16h30, sur la place Dosse, la ville d’Embrun offre un spectacle de marionnettes gratuit.

    La Roche-des-Arnauds. Le documentaire animalier Vivant, de Yann Arthus-Bertrand, sera au centre du ciné-débat proposé par l’association les Sérigons Terre Vivante ce vendredi 17 avril à 19h. L’occasion d’en apprendre davantage sur la biodiversité. Prix libre.

  • Au bar l’Antre des jeux de Gap, les soirées coinche font carton plein

    Au bar l’Antre des jeux de Gap, les soirées coinche font carton plein

    Ce lundi soir à l’Antre des jeux, rue Notre Dame, les cartes glissent sur la dizaine de tables mises en place pour l’occasion. Sur chacune d’entre elles, deux binômes s’affrontent à la coinche, variante de la belote. Depuis 2022, le succès de ces soirées gérées par des bénévoles sans structure formelle ne se dément pas. Ce soir, Pierrette et Bernard, couple de retraités, sont venus pour la première fois. « C’est mieux que de rester chez soi devant sa télé, c’est l’occasion de jouer et de voir du monde, savoure ce dernier. Et puis on habite en centre-ville, on peut facilement venir… – Même si ce n’était pas le cas je t’y traînerai ! »,réplique Pierrette. Pour elle, c’est « vital » de sortir et de « voir de nouvelles têtes, de tout âge ». D’ordinaire, elle joue en ligne mais « c’est beaucoup plus impersonnel et il n’y a pas de discussions », explique-t-elle.

    Face au couple, Pierre est venu avec son binôme, Antoine, tous deux trentenaires. Après avoir fait connaissance, la partie démarre. « À la base j’étais venu jouer aux échecs une fois quand je suis arrivé à Gap, et, maintenant je viens à chaque soirée coinche et à l’Antre des jeux une à deux fois par semaine, explique-t-il. Je pourrais jouer à la maison, mais venir ici, ça aide les commerces du centre-ville, ça permet de garder la ville dynamique et puis, à force, on reconnaît des têtes. »

    Une activité chaque soir

    Pour l’Antre des jeux, le bar à jeux de société qui accueille une soirée coinche par mois, cela permet aussi de développer une clientèle fidèle, qui cherche plus qu’un bar classique. « On attire beaucoup une communauté de trentenaires qui veulent sortir sans craquer leur PEL, explique Joris, responsable du bar. Il n’y a pas tant d’endroits que ça où sortir alors on voit bien qu’on reçoit des clients qui veulent un peu se sentir à la maison. »

    Entre les soirées de découverte de jeux de société le mardi et le jeudi soir, les tournois de cartes à collectionner le week-end, les soirées des collectifs de jeu de rôle et la coinche, le bar, ouvert en 2023, a réussi à se créer un petit écosystème de groupes plus ou moins formels qui l’animent. « Concrètement, il n’y a pas un soir où il ne se passe rien », explique Joris. Un deal gagnant-gagnant qui se poursuit. Après un une soirée au bar le Pop Culture le mercredi 6 mai, les joueurs reviendront à l’Antre des jeux le lundi suivant, à 19h, comme toujours.

  • « On a deux ans pour se remettre en vie »

    « On a deux ans pour se remettre en vie »

    La Marseillaise : Quels sont vos projets pour la commune ?

    Jean-Marc Alpe : On s’est présentés pour la sauvegarde de la vie. C’est d’abord la sauvegarde de l’eau, la sauvegarde de l’activité économique. Chez nous, c’est essentiellement agricole. Il y va falloir aussi essayer d’attirer une tranche générationnelle plus jeune chez nous. Ça, c’est les trois grands axes. Et le plus important, c’est la gestion de l’eau d’arrosage et de l’eau potable. Il y a aussi le pastoralisme, et puis tenter de faire en sorte que les gens se parlent entre eux.

    Pourquoi la gestion de l’eau est-elle une problématique importante à Entrepierres ?

    J.-M.A. : On a des devoirs avec la DECI (défense extérieure contre l’incendie). Il faut qu’on arrive à gérer, à récupérer les sources et les productions en eau, et en même temps les stocker pour que cela serve à l’arrosage et à la défense contre les incendies sans dénaturer les cours d’eau et les sources. Ça, c’est notre gros chantier. C’est ce qu’on va mettre en place dès qu’on peut, dès que nos ressources budgétaires nous le permettent, parce que pour l’instant, c’est pas gagné.

    Avez-vous d’importants problèmes de budget ?

    J.-M.A. : On n’a pas un gros budget. On a deux ans pour se remettre en vie, pour arriver à récupérer des fonds, parce que la dernière année a été dramatique. On a zéro marge de manœuvre.

    Quelle est la principale problématique à Entrepierres ?

    J.-M.A. : Le problème, c’est le vieillissement. Il faut que l’on récupère des jeunes. Cela va être compliqué pour garder l’école. Cette année, c’est bon, on a nos deux postes, mais l’année prochaine…

    Comment êtes-vous devenu maire ? Pourquoi la tête de liste a-t-elle abandonné ?

    J.-M.A. : La tête de liste a abandonné pour des raisons qui lui sont propres. Elle a abandonné 15 jours avant les élections. Je l’ai très mal vécu. On a fait une réunion le 6 au matin, avant la réunion publique. Et c’est là où il a annoncé à tout le monde qu’il arrêtait. Il a voulu faire éclater la liste. Moi, ce qui m’a importé, c’est de savoir ce que les colistiers voulaient faire. Est-ce qu’on continuait ?

    Comment s’est passé le conseil d’installation ?

    J.-M.A. : La tête de liste a voulu s’exprimer une énième fois. On a considéré que ce n’était pas le lieu. Donc il est parti. On s’est présentés en binôme au départ, et la fonction de maire devait être complètement partagée entre les deux.

    Quel est votre projet pour le 8 mai ?

    J.-M.A. : Je veux profiter de l’hommage pour lancer un message de paix à travers les enfants et appeler à la paix dans le monde. C’est la date idéale pour faire ça. C’est bien de rendre hommage aux morts, c’est mieux de demander à ce que les gens vivent.

  • Le couple soupçonné d’être à la tête d’une secte fixé ce mardi

    Le couple soupçonné d’être à la tête d’une secte fixé ce mardi

    Le débat concernant la détention provisoire du couple soupçonné d’être à la tête d’une communauté sioniste sectaire, qui devait initialement avoir lieu jeudi dernier et avait déjà été reporté à lundi, a de nouveau été reporté à ce mardi à 15h, a indiqué le procureur de Digne-les-Bains à La Marseillaise lundi. « Les délais sont courts et on n’a pas eu le temps de les voir pour discuter avec eux de la façon dont on aborderait le débat, donc on a demandé le renvoi », explique Me Patrice Reviron, l’un des deux avocats du couple.

    Selon la défense, « c’est un dossier qui repose sur des histoires exhumées des années 1990 en Belgique et des années 2000 jusqu’à 2021 en Suisse ». Le couple interpellé mardi dernier avait également fait l’objet de signalements et d’accusations dans ces deux pays. « Il y a eu une demande d’entraide internationale déposée en Suisse. Il y a une procédure actuellement dans ce pays. Cela fait plus d’un mois qu’ils savaient qu’il y avait une instruction ouverte contre eux en France », détaille Me Reviron. « Ils auraient pu fuir en Israël sans aucun problème, ils ont un logement en Israël, ils ont la nationalité israélienne », précise-t-il.

    Une autre enquête

    en Suisse

    Le ministère public du canton de Vaud, en Suisse, avait ouvert en 2022 une enquête pénale contre l’homme mis en cause, Philippe Angot, surnommé Haïm Goël, pour usure et contrainte, en raison notamment d’allégations de pressions financières sur certains de ses adeptes, selon le journal la Tribune de Genève. Huit plaintes avaient alors été déposées. L’enquête policière relevait que l’homme faisait « la morale à ses fidèles, s’immisçant dans leur vie privée pour pouvoir les manipuler et les diviser et n’hésitant pas à les humilier en public », rapportait la Tribune de Genève. La police constatait « que les membres finançaient le train de vie confortable du prévenu au détriment de leur propre situation financière, que plusieurs ex-adeptes avaient cru devenir fous, et que la plupart d’entre eux enduraient toujours des séquelles ».

    Selon leurs avocats, le couple avait quitté sa Belgique natale dans les années 1990, puis avait passé 20 ans en Suisse avant de revenir à Bellaffaire en 2023. Haïm Goël se revendique pasteur, à la pensée « à cheval entre le judaïsme et le christianisme, d’obédience messianique », précise Me Reviron. Âgés de 70 et 77 ans, les deux individus sont actuellement incarcérés à la prison des Baumettes à Marseille.

    Selon leurs avocats, le signalement qui avait alerté le procureur et qui était à l’origine de l’ouverture de l’enquête en décembre 2025 était « un signalement de la cellule renseignement de la gendarmerie », et non pas d’une personne se disant victime du couple. Une seule plainte a été déposée en France, selon eux. Les faits reprochés au couple concernent la période de 2020 à 2026.

    « On nous dit que tous les actes de la vie privée des gens doivent passer par la prière avec Philippe Angot. Ce n’est pas ça, c’est qu’il est préconisé, quand il y a des difficultés, de passer par une prière collective, mais ce n’est pas spécialement ni en présence de Philippe Angot, ni obligatoire », affirme Me Reviron. L’avocat comprend tout de même « qu’on considère que c’est une communauté et qu’ils ont certains rites ». Une troisième personne vivant et travaillant en Suisse est actuellement incarcérée en France.

    Le nombre de signalements pour dérives sectaires « reste stable » à « une quinzaine par an » dans le département, « contrairement à la tendance nationale », en augmentation, selon Fabienne Monmarson, sous-préfète et directrice de cabinet. La préfète pilote la lutte contre les dérives sectaires, avec la sensibilisation, le renforcement des sanctions et l’accompagnement des victimes, précise-t-elle.

  • Un foyer pour enfants fermé suite à de graves dysfonctionnements

    Un foyer pour enfants fermé suite à de graves dysfonctionnements

    Il y a deux semaines en séance du conseil départemental, Dominique Santoni confiait : « Depuis que je suis sur les délégations de l’enfance, je vois des choses terribles. » La présidente LR évoquait aussi « le traumatisme profond » d’enfants placés par l’aide sociale à l’enfance (ASE), au moment où le Département actait la création d’un centre d’appui à l’enfance, pour avoir une « montée en gamme de la qualité de l’accompagnement proposé aux jeunes placés ». Une structure en devenir d’une brûlante actualité à la lecture d’un arrêté conjoint préfecture-Département du 9 avril.

    Cosignée par Dominique Santoni, la décision vient suspendre pour six mois l’activité de la maison d’enfants à caractère social (Mecs) Le Regain, à Avignon, dont la gestion a été confiée en 2023 par le conseil départemental à l’immense groupe associatif Coallia, qui récuse la gravité des faits reprochés (lire ci-dessous). Cette suspension totale concerne les dix places d’internat, où des filles et garçons de 10 à 21 ans sont susceptibles d’être accueillis. L’arrêté précise que la seconde activité, de 19 appartements diffus, est « conservée dans l’attente d’un contrôle à venir ». Bien souvent ces enfants placés en Mecs ont été victimes de lourdes violences familiales et peuvent eux-mêmes avoir des problèmes comportementaux.

    Nourriture insuffisante et partage de lit entre mineurs

    Au Regain, ce ne serait visiblement pas là qu’ils ont trouvé le cadre idéal pour se (re)construire. Ce lundi, le lieu était bien désert en tout cas, avec aucun signe d’activité. Les premières alertes, remontées il y a deux ans, « mettent en évidence une désorganisation structurelle, une défaillance de pilotage de l’opérateur, un climat social délétère, des atteintes à la qualité de la prise en charge et des non-conformités réglementaires multiples ». La fermeture a été motivée par « un contrôle inopiné », mené le 2 avril, par la direction territoriale de la protection de la jeunesse (PJJ). Le rapport qui en a suivi, le 7 avril, fait froid dans le dos quant aux multiples dysfonctionnements, « révélant une persistance évidente de la gravité de la situation et de nouveaux constats alarmants ». Y sont notamment dénoncés, pêle-mêle : une absence totale d’encadrement, un turn-over massif des équipes avec un recours important à l’intérim, des activités éducatives limitées voire inexistantes, une inadéquation des moyens humains, des conditions matérielles d’accueil dégradées (accumulation de déchets et de linge sale, odeurs d’urine), présence d’objets dangereux (débris de verre), d’alcool et de produits stupéfiants dans certaines chambres. Mais encore « des manquements dans les besoins alimentaires ». Le rapport fait état d’une « une cohabitation dans une même chambre entre une mineure de 15 ans [16 d’après Coallia] et un mineur de 17 ans avec partage du même lit ».

    Cet état des lieux vient donc conclure deux ans de chaotiques procédures et d’échanges entre Coallia et les services du Département et de la PJJ. L’arrêté mentionne que « l’association n’a jamais répondu sur l’intégralité des sujets ». Et ils sont nombreux, au-delà déjà des faits évoqués. L’année 2025 a été émaillée « d’alertes récurrentes issues du voisinage révélant des agitations et des violences fréquentes au sein de la structure » ou « des sollicitations directes des voisins par des mineurs en difficulté ». Pire, des mineurs ont relayé aux services de l’ASE « des violences éducatives et des propos injurieux et à connotation sexuelle ». Cela signifie donc que si les faits sont avérés, le lieu censé protéger les enfants des violences les pratique aussi. Fin janvier, un incident est signalé pour des « faits allégués de maltraitance à l’égard d’une jeune fille » par une professionnelle. Le Département déclenchant derrière un signalement à la justice.

    Contactée, la collectivité (lire aussi ci-dessous) indique que les jeunes des foyers ont été relogés et suivis par leur référent ou éducateur. Dix mineurs « ont tous été réorientés vers d’autres opérateurs [dont 5 au centre enfance-famille 84] » quand « 2 autres faisant l’objet d’une mesure de placement pénale ont été accueillis sur une autre structure de la PJJ ». « Cela montre que quand on confie la gestion à un groupe privé lucratif, ça ne fonctionne pas », grince un agent des services de l’enfance, syndiqué CGT. À l’heure où la présidente du Département érige ce sujet en priorité, les futurs choix de gestion et moyens déployés seront scrutés de près.

  • Le brin de muguet fait plier le gouvernement

    Le brin de muguet fait plier le gouvernement

    Victoire ! Le 1er-Mai restera, cette année au moins, férié, chômé et payé, comme le veut la loi depuis 1948. C’est la conclusion que tirent les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) à l’issue de leur rencontre avec le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, organisée à la suite d’une lettre cosignée par huit dirigeants syndicaux au total (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, FSU, Solidaires). Envoyé dimanche, le courrier demandait au Premier ministre, Sébastien Lecornu (Ren.), de pas convoquer de commission mixte paritaire (CMP) pour la proposition de la loi (PPL) sur le 1er-Mai, rendue possible par un vote tactique de ses défenseurs vendredi. Une demande à laquelle le Premier ministre a décidé d’accéder. « C’est la journée des travailleurs et des travailleuses, c’est le seul jour férié, chômé et payé, a déclaré lundi soir Jean-Pierre Farandou. Ce principe général doit continuer à prévaloir même si certaines dérogations sont possibles », a-t-il estimé, renvoyant la question du travail ce jour-là au 1er mai 2027.

    « Tour de passe-passe parlementaire »

    « Permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er-Mai », c’est là l’intention de la proposition de loi (PPL) déposée au Sénat en avril 2025 et adoptée dans la foulée par la chambre haute, en juillet 2025. Car il est bien question, selon les défenseurs de la loi, de « permettre », et non d’habilement contraindre, bien sûr. Une bien étonnante conception unanimement dénoncée chez les syndicats et élus de gauche.

    Alors que la PPL devait être débattue vendredi à l’assemblée, le vote d’une motion de rejet tactique par ses propres défenseurs (allant des macronistes au Rassemblement national), devait lui permettre de sauter cette étape. En effet, en cas de désaccord entre le Parlement et le Sénat, le gouvernement a la possibilité de convoquer une Commission mixte paritaire, comprenant 7 députés et 7 sénateurs, chargés de trouver, ensemble, un compromis. Une réunion dans le cas présent favorable au vote de la PPL sur le 1er-Mai, le Sénat s’étant déjà prononcé en sa faveur. Un « tour de passe-passe parlementaire », a dénoncé lundi Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT sur RTL. « Ce qu’il s’est passé vendredi est inacceptable. On vit un choc pétrolier plus grave que celui de 1973 et aujourd’hui ce que veut faire Gabriel Attal [Ren, Ndlr] en alliance avec la droite et l’extrême droite, c’est nous voler le 1er-Mai, le fruit de 140 ans de luttes sociales et de luttes ouvrières ! », s’est-elle indignée sur la même antenne. L’objectif de cette tentative de procédure accélérée : permettre au texte, s’il était voté, d’être appliqué dès le 1er mai de cette année. Une option que le Premier ministre a donc lundi écartée, refusant de convoquer cette commission.

    Étendre l’exception

    Concrètement, en l’état, la proposition de loi visait à autoriser le travail des salariés le 1er-Mai, dans des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, fleuristes, mais aussi dans des établissements culturels (cinémas, théâtres). Seul jour férié obligatoirement chômé et payé depuis 1948, le 1er-Mai, journée internationale des travailleurs, empêche donc aux patrons de la majorité des secteurs de faire travailler leurs employés, au risque d’une amende de 750 euros par salarié concerné. Font exception les « établissements et services pour lesquels la continuité de l’activité est indispensable », parmi lesquels figurent actuellement les hôpitaux, les transports, les forces de l’ordre ou encore l’hôtellerie et la restauration. L’ambition était donc bien d’étendre l’exception. Une volonté revenue l’an dernier après que des boulangers en Vendée, en Charente et à Paris s’étaient émus de contrôles inopinés suivis d’amendes pour avoir fait travailler des employés le 1er mai 2024. Selon les syndicats, le grand danger à terme est qu’une telle proposition de loi « étende la dérogation d’ouverture » le 1er-Mai « à de nombreux secteurs professionnels et pour de grandes entreprises, aux dépens des salariés mais aussi des petits commerces indépendants de proximité ».

    Le symbole politique du muguet

    Alors que certains fleuristes réclament la possibilité de faire travailler leurs employés le 1er-Mai, date de vente du muguet, Ariane Lombardi, membre de la direction nationale du PCF et élue de Marignane, rappelle le symbole de cette vente pour les communistes : « C’est une tradition qu’on a toujours portée. On fait vivre la solidarité, la présence dans les quartiers. On fait vivre concrètement cette histoire et ces luttes sociales, ouvrières, populaires, souligne-t-elle. Et pour les sections, c’est aussi un moyen de gagner une autonomie financière pour mener les luttes aux côtés de la population et des salariés. »