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  • [Entretien] Christine Hernandez, PCF : « Chaque olivier plantéest un acte de résistance »

    [Entretien] Christine Hernandez, PCF : « Chaque olivier plantéest un acte de résistance »

    La Marseillaise : Comment est née la campagne du PCF « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine », dont vous êtes la coordinatrice ?

    Christine Hernandez : La campagne est née au mois d’avril 2025, à l’initiative du Parti communiste (PC) du Val-de-Marne, à l’occasion de la Journée internationale de la Terre. La fédération souhaitait s’engager pour la Palestine, mais dans le cadre d’un projet concret de solidarité politique et financière, tout en menant une bataille politique pour l’existence d’un État libre et souverain en Palestine. Le PC du Val-de-Marne avait déjà fait une campagne de solidarité, appelée « Urgence Gaza, Urgence Palestine », qui avait récolté plus de 25 000 euros.

    Cette fois, l’idée était de créer une nouvelle campagne pour la Cisjordanie occupée, où existe une grave problématique de spoliation de la terre, de colonisation et d’annexion. Est donc venue l’idée d’une campagne de plantation, pour défendre une réappropriation des terres, devenue nationale en mai 2025.

    Le choix des oliviers est très symbolique…

    C.H. : L’olivier, en plus d’être un symbole culturel de l’identité palestinienne [pour son lien avec la terre, son ancienneté et sa longévité, Ndlr], représente aussi la paix, comme l’a défendu Yasser Arafat [leader de l’Organisation de libération de la Palestine entre 1969 et 2004 et président de l’Autorité nationale palestinienne de 1996 à 2004], dans son discours devant l’ONU en 1974.

    L’olivier est par ailleurs la cible de la colonisation israélienne depuis toujours. Depuis 1948 [année de création de l’État d’Israël, qui débouche sur la première guerre Israélo-Arabe, Ndlr], avec les expulsions et les accaparations de terres, mais surtout depuis la guerre des Six jours de 1967 [depuis laquelle une grande partie de la Cisjordanie est occupée par Israël, illégalement au regard du droit international, Ndlr]. Au total, un million d’oliviers ont été arrachés depuis le début de l’occupation militaire israélienne en 1967, dont 50 000 après le 7 octobre 2023.

    Les colons les brûlent, les détruisent ou les arrachent pour que les Palestiniens ne puissent plus vivre de leur production agricole.

    La campagne permet donc à la fois de soutenir les agriculteurs, de contribuer au maintien d’une souveraineté alimentaire, puisqu’on fait tout avec l’huile d’olive, mais participe aussi du maintien de l’existence d’un État de Palestine. En effet, planter permet de protéger les terres de la spoliation et de l’occupation militaire. Chaque olivier planté est donc un acte de résistance.

    Quel est pour l’instant le bilan
    de la campagne, lancée il y a plus d’un an
     ?

    C.H. : Depuis le début de l’opération, des communiqués de presse ont été diffusés partout en France, les fédérations se sont investies, des ventes militantes se sont également organisées dans les marchés ou lors d’événements politiques du parti. Cette mobilisation nous a permis d’obtenir, à ce jour, 54 000 euros et de planter plus de 11 000 oliviers en Palestine. 366 familles ont pu en bénéficier. Nous avons désormais un nouvel objectif de 100 000 euros pour poursuivre notre action.

    Une délégation du parti, rassemblant de nombreuses fédérations, s’est rendue en Cisjordanie du 10 au 22 juillet, dans le cadre de la campagne. Avez-vous pu constater ses impacts sur le terrain ?

    C.H. : Nous avons visité plusieurs villages de Cisjordanie occupée, notamment Sebastia, un village agricole situé au nord de Naplouse et qui a vu ses terres complètement confisquées. Grâce à cette campagne, des oliviers ont pu être réimplantés là où d’autres avaient été arrachés. Nous sommes donc directement allés voir les plantations. Certains oliviers ont été plantés dans des endroits très protégés, en dehors de la colonisation, d’autres plus près des zones occupées. Nous tentons en fait de répondre à deux problématiques. D’abord, celle des attaques faites aux agriculteurs, qui voient leurs arbres arrachés et qu’il faut donc remplacer. Ensuite, celle induite par la loi israélienne sur la propriété des absents, qui permet aux colons de s’approprier les terres non-exploitées, d’où l’importance de replanter partout.

    L’idée était aussi de contribuer à l’émergence de jumelages entre communes françaises
    et palestiniennes…

    C.H : Développer les coopérations entre villes françaises et palestiniennes était en effet un axe important que devait porter la délégation. L’objectif est de pérenniser ces coopérations sur la base, par exemple, de l’agriculture, de la jeunesse ou d’autres formes d’échanges. L’idée est de légitimer notre solidarité internationale et de l’inscrire dans la durabilité. La reconnaissance de l’État de Palestine par Emmanuel Macron n’a été suivie d’aucun acte politique fort. Pourtant, elle est insuffisante. Les jumelages permettent de légitimer institutionnellement toutes les relations avec les villes palestiniennes et c’est en ce sens qu’ils sont importants. Un jumelage pourrait d’ailleurs se concrétiser avec Sebastia.

    Vous avez aussi rencontré des acteurs locaux de la résistance…

    C.H. : Nous avons rencontré l’Organisation de la libération de la Palestine (OLP), au sein de laquelle figure le Parti du peuple palestinien, qui correspond au Parti communiste palestinien. La campagne a été saluée comme étant un espoir pour le peuple palestinien. Les Palestiniens sont unanimes. Aujourd’hui, le constat est très aggravé. Mais cette campagne suscite un espoir. Elle permet de protéger la terre. Une chose est sûre, les Palestiniens cultivent l’espoir de rester sur leur terre. Et ils ont besoin, pour ça, d’une réelle solidarité internationale. La campagne permet d’y contribuer. L’olivier, c’est la paix, c’est l’espoir.

    Lien pour la cagnotte sur Hello asso ou
    sur le site du PCF.

    Une délégation du Parti communiste français (PCF), rassemblant plusieurs fédérations, s’est rendue en Cisjordanie, du 10 au 22 juillet, dans le cadre d’une campagne intitulée « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine ». L’initiative, lancée en 2025 par les communistes du Val-de-Marne, avant d’être reprise au niveau national, est menée en collaboration avec l’Association des agronomes arabes (AAA), basée à Ramallah. Son objectif : apporter un soutien concret au peuple palestinien face à l’occupation et la colonisation israélienne. Pour l’heure, 54 000 euros ont été récoltés et plus de 11 000 oliviers, symboles de l’identité palestinienne, ont été plantés.

  • La Ronde d’Aix-en-Provence s’annonce palpitante

    La Ronde d’Aix-en-Provence s’annonce palpitante

    Pour l’AVC Aixoise, elle est la vitrine d’un savoir-faire reconnu en matière d’organisation. La Ronde d’Aix-en-Provence va donner un petit air de Grande Boucle au cœur historique de la cité du Roy René. S’il n’existe pas ici d’équivalent à la rue Lepic, le cours Mirabeau s’annonce tout aussi prestigieux que les Champs-Élysées pour faire vibrer les passionnés de la petite reine.

    Cette année, la 76e édition de la Ronde d’Aix aura une saveur particulière. Elle succède en effet à l’année du centenaire de l’AVCA, célébré comme il se doit en 2025. Pour marquer l’entrée de l’association dans son deuxième siècle d’existence, ce rendez-vous entre les deux Tours de France a été quelque peu dépoussiéré.

    Nouveautés et têtes d’affiche

    L’AVC a voulu faire de cette Ronde d’Aix 2026 « un événement du cyclisme régional autrement que par la présence des grands noms de la petite reine », note son président, Jean-Daniel Beurnier. Ainsi, parmi les nouveautés, le club propose, en ouverture, « des courses d’animation ouvertes aux jeunes du département et, plus tard dans la soirée, une parenthèse féminine, avant la finale des pros ». Le but pour l’AVC Aix étant de « renforcer le lien avec les clubs amis du département ».

    Entre la fin du Tour de France et le début du Tour de France Femmes, plusieurs coureurs de renom sont annoncés sur la ligne de départ, ce vendredi.

    Jean-Michel Bourgouin, le manager du club aixois, a su trouver les arguments pour convaincre des champions, très sollicités, à venir participer à la course. Ainsi, le public va pouvoir encourager plusieurs coureurs professionnels. à savoir Alexandre Delettre (TotalEnergies), le Vauclusien Nicolas Breuillard (TotalEnergies), Sandy Dujardin (TotalEnergies), Clément Russo (Groupama-FDJ), Carlos Verona (Lidl-Trek), Alex Baudin (EF Education-Easypost), Emmanuel Houcou (Pinnarelo-Q36.5) et le vétéran Steve Chainel (Cross Team Legendre).

    Paul Magnier et une surprise en tête d’affiche

    La tête d’affiche sera sans nul doute Paul Magnier. Le Français de la Quick Step n’était pas au départ du dernier Tour. Mais il s’est distingué sur les routes du Giro, où il a remporté trois étapes. Il aura l’occasion de se rappeler aux bons souvenirs des amateurs de sprint.

    à suivre également, Rémi Cavagna. Le champion de France du contre-la-montre vient sur le cours Mirabeau avec des ambitions. La présence de rivaux de très haut niveau, et celle d’un coureur surprise, ne feront que galvaniser ses forces.

    Si le programme de la soirée a quelque peu évolué, la formule des courses reste quant à elle inchangée. Elle est composée de séries qualificatives (dix tours de circuit de 800 mètres). Les premiers de chaque série sont qualifiés pour les demi-finales, ainsi de suite jusqu’à la petite et la grande finale.

    De quoi tenir en haleine un public qui s’y connaît en matière de cyclisme.

    Le programme en détail de la Ronde

    La 76e Ronde d’Aix-en-Provence va donner un coup de projecteur sur le cyclisme régional, avec des courses de jeunes et une série réservée aux femmes.

    18h : Courses d’ouverture réservées aux jeunes cyclistes du département.

    19h : Présentation des coureurs participant à la Ronde d’Aix.

    20h15 : Demi-finales, courses sur dix tours.

    20h45 : Finale C, classement des places 21 à 32, sur dix tours.

    21h : Finale B, classement des places 13 à 20, sur dix tours.

    21h15 : Critérium féminin, sur dix tours.

    21h40 : Finale de la Ronde d’Aix Finale principale de la 76e édition.

  • Les salariés d’Haribo décidés à ne rien lâcher

    Les salariés d’Haribo décidés à ne rien lâcher

    « On est toujours lààà ! » Vers une sixième semaine de grève pour les salariés d’Haribo, qui occupent toujours, ce jeudi 30 juillet, le parvis de l’usine marseillaise. Pour assurer leur présence, plusieurs d’entre eux viennent même pendant leurs vacances. Une détermination sans faille après une nouvelle proposition, lundi, de la direction, jugée largement insuffisante par les organisations syndicales.

    « On réclame 100 euros de plus par mois et pour le moment rien n’a bougé, explique Sofia Calabria, déléguée CGT du site. à part une pseudo-proposition de passer de 0,9% à 1,5% [d’augmentation de salaire], mais les 0,6% supplémentaires seraient conditionnés à un rattrapage de nos cinq semaines de mobilisation. Ce n’est pas acceptable ».

    Car la production de bonbons pour la période d’Halloween, une des périodes de vente cruciale pour l’année, aurait dû démarrer fin juin, la grève ayant considérablement ralenti la production, estimée à 100 tonnes par jour. « Nous, on est dans l’embarras, mais ils le sont aussi, et ça, il ne faut pas l’oublier. C’est ce qui fait qu’on tient et qu’on va tenir », prévient Thierry Cambola, délégué syndical FO. Pour lui, il est pourtant urgent de « trouver un terrain d’entente », qui satisfasse l’intersyndicale.

    Avec 60% de grévistes, la dynamique reste forte, même au cœur de l’été. La veille, les salariés du site d’Uzès sont venus pour un barbecue de soutien, ainsi que l’Union départementale FO et des délégations interprofessionnelles de la CGT. Comme tous les jours, Fabien Trujillo, animateur régional pour la fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, est là. « Ce n’est pas avec quelques miettes, et encore sous conditions, qu’on va régler les problèmes, analyse-t-il. On ne fait pas plus de cinq semaines de grève par hasard. C’est le paiement de la force de travail qui pose souci chez Haribo. » Il insiste : « Des salaires à 2 100 euros [bruts], ce n’est pas non plus la panacée, quand on voit ne serait-ce que le coût du logement à Marseille ».

    Un marché en croissance

    Surtout, la croissance du marché français de la friandise profite au groupe allemand, avec une marge nette de 8,2% en 2024 contre 6,7% l’année précédente, pour un résultat net de 32 millions d’euros. Le montant distribué à la famille Riegel, actionnaire exclusif, reste confidentiel. « Aujourd’hui, qui permet à ces actionnaires de s’engraisser ?, interroge Fabien Trujillo. C’est quand même les salariés et leur savoir-faire. »

    Les soutiens sont aussi politiques. Les élus marseillais du PCF, présents sur le site dès le 8 juillet, ont pris la plume pour réclamer la reprise des négociations. Le sénateur Jérémy Bacchi a également interpellé le préfet par courrier. On retrouve aussi Hervé Street, coordinateur régional de Debout ! Paca. « Haribo, c’est finalement pour les grands et pas les petits », ironise-t-il, prônant une obligation, « de par la loi, de redistribution des richesses des entreprises ».

    Dans un long communiqué, la direction estime pour sa part que les revendications syndicales et ses propositions « étaient trop éloignées pour permettre la conclusion d’un accord. » Pour elle, « il est important de prendre en compte l’ensemble du dispositif de rémunération ». Et de sortir la calculette : des augmentations qui, en 4 ans, « ont dépassé l’inflation cumulée de 1,3 point », une « rémunération annuelle moyenne d’un ouvrier de production supérieure de 24% à la moyenne nationale », « une progression automatique de 30% du salaire au cours des trente premières années d’ancienneté ». La direction l’assure, elle reste « pleinement [engagée] en faveur d’un dialogue social constructif (…) avec [ses] salariés », mais les renvoie à une réunion prévue le 28 septembre.

  • À Brignoles, un feu rapidement fixé et maîtrisé, mais des habitants en colère

    À Brignoles, un feu rapidement fixé et maîtrisé, mais des habitants en colère

    On a bien cru à l’éternel recommencement, à une rengaine cauchemardesque qui pousse, depuis douze jours, les sapeurs-pompiers du Var, ainsi que ceux venus leur prêter main-forte, au bord de l’épuisement. L’incendie des Arcs-sur-Argens et de Taradeau tout juste fixé, le 21 juillet, après avoir parcouru 200 hectares en deux jours, qu’il fallait déjà lutter contre un feu d’une ampleur bien supérieure dans le massif du Gros Bessillon. Rebelote mercredi : alors que les soldats du feu étaient parvenus, la veille, à fixer l’incendie qui aura ravagé 4 500 hectares et détruit 33 maisons en une semaine, c’était du côté de Brignoles – qui avait déjà subi plusieurs départs de feu rapidement maîtrisés ces derniers jours – que les flammes se déclaraient, à 16h45, dans la forêt bordant la RD12, en direction de Camps-la-Source.

    Les flammes ont rapidement gagné du terrain, avec près de 100 hectares parcourus en trois heures, poussant les autorités à évacuer 650 personnes dans plusieurs quartiers de la commune. Mais cette fois, aucun scénario catastrophe : vers minuit, l’incendie était déclaré fixé, puis maîtrisé à 3hdu matin, après avoir parcouru 130 hectares. Cela, grâce aux moyens aériens importants rapidement déployés (3 Canadair, 7 hélicoptères bombardiers d’eau et 2 avions Dash) en fin d’après-midi, ainsi que la mobilisation des 270 sapeurs-pompiers avec leurs 70 engins, qui ont continué de s’employer la nuit tombée. Mais aussi à la faveur de conditions « favorables car l’humidité a été très élevée », expliquait au matin le maire de Brignoles, Didier Brémond. Une situation bien différente de celle du Gros Bessillon, où les éléments n’ont, au contraire, rendu que plus difficile la maîtrise du feu.

    70% des incendies sont criminels

    L’édile, à l’instar des pompiers mobilisés, se méfiait cependant de la reprise des vents dans l’après-midi. Cela n’a pas empêché l’ensemble des personnes évacuées de regagner leur domicile dans la matinée de jeudi, malgré l’odeur de fumée encore bien présente dans certains secteurs.

    Habitants du quartier de Tombarel, au pied de l’incendie, Aurélie et ses deux enfants se sont réfugiés dans la précipitation chez leur famille à Varages, après avoir reçu une alerte sur leur téléphone : « On observait la fumée arriver, on ne voyait plus rien. On a pris ce qui nous passait sous la main. On a aussi pris le chat. Mon mari est resté jusqu’à 21h avec les voisins pour arroser les champs à côté en prévention. » Il a aussi fallu gérer le stress des enfants : « Ma fille pleurait, mon fils, qui a un trouble autistique, était très focalisé, c’est lui qui a vu la fumée en premier. » Jeudi matin, au-delà du soulagement, il y avait aussi « de la colère, car on se doute que c’est un acte criminel. Cela fait deux fois que ça arrive au même endroit, ça paraît très suspect. On ne comprend pas, des vies sont mises en danger, on va garder la colline devant nous toute noire ». Didier Brémond partage cette conviction : « Je pense que tous ces feux ne sont pas des accidents et j’espère qu’il y aura des sanctions fortes, c’est inadmissible. » Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé que 70% des incendies étaient intentionnels, 263 personnes ayant été interpellées en France depuis le 28 juin, dont plusieurs dans le Var. Un homme de 39 ans, reconnu coupable d’avoir volontairement provoqué un incendie à Ollioules, a été condamné à un an de prison par le tribunal correctionnel de Toulon, mercredi.

    Même constat pour Gabsi, sa voisine, hébergée, avec ses deux enfants, chez des amis : « Souvent, c’est volontaire et c’est dommage que des personnes mettent en danger la vie des habitants. » Elle tient à louer l’activité des pompiers, dont « le travail n’est pas assez reconnu, ils risquent leur vie pour les nôtres ». Marquée par « l’ambiance pesante entre la fumée, les avions, les hélicoptères, ce qui ne nous était jamais arrivé », elle gardait ses « valises prêtes, car avec le vent prévu cet après-midi, on se tient prêt à reévacuer ».

    Habitante du quartier des Agasses, situé en contrebas de l’incendie, depuis 45 ans, Christiane a vu les panaches de fumée de près. « Très perturbée » après son évacuation précipitée par la police, accueillie chez son fils, elle n’a rien pu avaler jusqu’à jeudi midi. Si elle reconnaît que « les pompiers font ce qu’ils peuvent avec leurs moyens », elle pointe du doigt les services techniques municipaux et ce qu’elle considère comme un manque d’entretien des espaces végétalisés : « Il y a des herbes et des arbres très secs. On ne nettoie plus nos forêts et les bords de routes. Mon voisin s’est battu avec la mairie pour que le champ d’à côté soit fauché. Et on nous dit d’entretenir nos parcelles… » Elle peine à se contenir : « J’ai 80 ans, je n’ai rien à perdre. Si je croise les personnes qui ont mis le feu, je pourrais m’en prendre à elles. »

  • En Occitanie, la chaleur rebat les cartes du recrutement

    En Occitanie, la chaleur rebat les cartes du recrutement

    Sur le littoral gardois, les établissements peinent moins à attirer des candidats qu’à répondre à leurs nouvelles attentes. « Depuis le Covid, il y a eu un gros changement sur le monde du travail. Il a fallu que nous, restaurateurs, nous nous réadaptions par rapport aux personnes qui venaient sur le marché du travail », précise Nathalie Lallouette, déléguée des restaurants à l’Umih 30.

    La professionnelle souligne néanmoins une amélioration grâce au forum de l’emploi saisonnier organisé par les acteurs économiques des communautés de communes. « Depuis deux ans, on arrive quand même à recruter. Cette année, sur le forum de l’emploi saisonnier, il y a eu plus de 600 offres, avec une cinquantaine de recruteurs. » Mais un obstacle demeure : « La grosse difficulté qu’on a, c’est le logement saisonnier. Recruter des gens, oui, mais il faut les loger. »

    Les fortes chaleurs pèsent aussi sur certains métiers. En cuisine, les conditions de travail deviennent particulièrement éprouvantes en période estivale. « Sur la question de la chaleur, c’est vrai que, on va dire, peut-être le point un peu plus difficile, ça va être sur les postes de cuisine à trouver », observe Nathalie Lallouette, déléguée des restaurants à l’Umih 30.

    Des travailleurs plus exigeants

    Au-delà du logement, les fortes chaleurs pèsent désormais dans les choix des travailleurs. « Personnellement je travaille en cuisine, donc il fait chaud tout le temps, mais c’est vrai que maintenant je suis plus regardant sur le restaurant où je vais aller travailler : un restaurant de plage oui, il y a de la fraîcheur et de l’eau pas loin donc j’irais. Mais travailler dans un mas en pleine canicule, je ne le ferais plus », indique Arthur, cuisinier saisonnier.

    « Moi je suis serveuse et c’est vrai que cette année par exemple je ne ferais que des extras. Je voulais aller travailler en montagne comme pour ma saison d’hiver mais je n’ai pas trouvé de poste et par chance, j’ai suffisamment travaillé cet hiver pour ne pas avoir à travailler 50h par semaine cet été », constate Léonie, jeune serveuse de 27 ans. « Je fais mes saisons en station, ou du moins en montagne, et beaucoup de mes collègues sont restés en montagne pour la saison d’été, je pense qu’ils avaient déjà prévu que ce serait plus agréable de rester dans les Alpes que de venir dans le sud où il fait une chaleur étouffante », poursuit la jeune femme.

    Pour Nathalie Lallouette, ces témoignages illustrent une évolution plus profonde. « Maintenant les gens vont regarder dans quel établissement ils vont travailler et quelle saison ils vont travailler. Ils vont regarder s’il y a une culture d’entreprise, l’image du restaurant, s’il y a une éthique. Les gens sont très regardants sur ça, c’est une chose qu’on n’avait pas avant le Covid », affirme-t-elle.

    Pour de nombreux saisonniers, la rémunération ne suffit plus à faire la différence. Les conditions de travail, l’exposition aux fortes chaleurs, l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle ou encore le cadre de vie deviennent des critères déterminants. La question du logement reste également une pièce déterminante dans le choix de l’entreprise.

    Certains privilégient désormais des postes en altitude ou près du littoral, quand d’autres limitent volontairement leur activité estivale afin d’éviter les périodes les plus éprouvantes. Une évolution qui oblige progressivement les employeurs à repenser l’attractivité de leurs établissements au-delà du seul salaire.

  • Bientôt une porte de sortie pour l’aérodrome de Deaux ?

    Bientôt une porte de sortie pour l’aérodrome de Deaux ?

    Véritable serpent de mer depuis plusieurs décennies, l’avenir de l’aérodrome Alès-Cévennes a été un caillou dans la chaussure de nombreux élus. Mais le dossier semble avancer, même si les différents acteurs ne partagent pas la même vision.

    En effet, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Gard, propriétaire de l’aérodrome, tente depuis plusieurs années de vendre cet équipement mais ne peut le céder à moins de 2,1 millions d’euros. Si la CCI a porté un premier projet ces derniers mois, elle s’est finalement entendue avec la municipalité de Deaux pour un projet prévoyant la suspension de l’activité aéronautique.

    La CCI et la municipalité ont détaillé le nouveau projet lors d’un point presse organisé le 7 juillet. Celui-ci s’appuie sur l’implantation de panneaux solaires sur 14 hectares qui pourraient produire l’équivalent de la consommation électrique de « 7 000 à 8 000 foyers du territoire », la préservation de 21 hectares de forêt, un projet sur « 3 000m² dédié à la recherche et à l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables » et un parcours pédagogique.

    Ce point presse fait suite au vote des élus d’Alès Agglomération, le 24 juin dernier, d’une délibération réaffirmant la nécessité de maintenir l’activité aéronautique. Au-delà des activités de loisirs, l’aérodrome propose des formations et possède surtout un pélicandrome (pour ravitailler les avions bombardiers d’eau). Certains mettent également en avant sa capacité à contribuer au désenclavement du territoire. Un argument réfuté par la CCI qui n’a recensé « que 92 mouvements, soit 46 atterrissages/décollages, liés pour les deux tiers au ravitaillement d’aéronefs privés » depuis le début de l’année. L’avenir de l’aérodrome est donc encore loin d’être tranché.

  • Les hospitaliers réclament une « prime canicule »

    Les hospitaliers réclament une « prime canicule »

    En France, près de 60% des bâtiments hospitaliers sont considérés comme vétustes. Le CHU de Montpellier ne fait pas exception, avec seulement 40% de ses services équipés en climatisation. Des températures exceptionnelles y ont été relevées depuis le début des canicules estivales, notamment en pédiatrie ou à la maternité, avec des pics jusqu’à 42 degrés dans la blanchisserie de l’hôpital. « Certains agents ont fait des heures supplémentaires et d’autres sont revenus sur leurs jours de repos pour travailler dans des conditions très difficiles, raconte Pierre Renard, infirmier et délégué syndical de la CGT au CHU de Montpellier. Nous demandons donc au gouvernement une prime exceptionnelle pour récompenser leurs efforts, un peu à la manière de celle qui avait été mise en place pendant la Covid. »

    Revaloriser les salaires

    « Il faut financer au plus vite l’adaptation de nos infrastructures au réchauffement climatique. Cela fait déjà plus de dix ans qu’on alerte sur ce sujet au CHU de Montpellier », continue Pierre Renard. Selon lui, au-delà du financement des rénovations, le nerf de la guerre pour un hôpital public de qualité reste la rémunération des hospitaliers. Cette prime ne saurait donc se suffire à elle-même si elle ne s’accompagne pas de la revalorisation des salaires de tous les agents du service public, à commencer par ceux de la catégorie C, comme certains ouvriers et membres de l’administration. « Ce sont des agents essentiels au fonctionnement de nos établissements et pourtant, certains sont rémunérés moins que le SMIC. Seulement, s’il n’y a pas d’agent pour désinfecter le bloc, il ne peut y avoir d’opération derrière. Et rien ne sert de recevoir des clims si on continue de mépriser les agents qui les installent. »

  • [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    Le 2 juillet dernier, c’est un Jean Castex tout sourire et un peu empreint de nostalgie qui débarque en gare d’Avignon centre, après avoir emprunté la Virgule, ce court trajet de 4 km et 5 minutes qui relie la gare TGV. Le PDG de la SNCF ne tarde pas à confier que se trouver ici lui « rappelle quelques souvenirs ». Car l’ex-Premier ministre a occupé le poste de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse entre 1999 et 2001. « Dans mes attributions, j’avais en charge de préparer l’ouverture de la gare d’Avignon TGV », se remémore-t-il. Il n’était plus en poste quand, douze ans plus tard la Virgule a été mise en service. « Avignon a la chance d’avoir ces deux gares connectées [à la différence d’Aix-en-Provence notamment], aujourd’hui cela fonctionne mais, reportez-vous dans les archives, il en a fallu des réunions pour que le projet marche », rappelle encore Jean Castex.

    « Pratique », elle « évite de prendre un bus ou un taxi »

    Quelques jours plus tard, en ce samedi de la mi-juillet, l’historique de la Virgule est loin d’être la préoccupation des passagers en gare TGV. Le flot de passagers débarquant de la Virgule presse le pas dans le brouhaha des valises à roulette. « Je n’ai que 10 minutes pour attraper mon TGV pour Strasbourg », nous répond un homme sans qu’on ait le temps d’en savoir plus. Les deux voies A et B de la Virgule ont leur espace d’attente propre en parallèle du quai nord, afin de permettre une correspondance quai à quai. « Je suis arrivée de Nice, j’attends le TER pour aller dans le centre et profiter du Festival, ça évite de prendre un bus ou un taxi », apprécie Julie. Adam, étudiant à Paris, démarre ses vacances pour revenir chez ses parents… absents. « Ils ne sont pas loin de l’intra-muros, c’est pratique pour rentrer sans sortir de la gare », salue-t-il. Pas de bémol en ce samedi mais on sait parfois que les délais entre l’arrivée en gare TGV et le départ vers le centre peuvent avoisiner la demi-heure, malgré une trentaine d’allers-retours effectués jusqu’à environ 21h depuis Avignon centre et 22h en partance de la gare TGV, soit avant les dernières arrivées.

    Le chantier, d’un montant total de 38 millions d’euros, a nécessité deux ans et demi de travaux avant sa mise en service le 15 décembre 2013. Dans le détail, sur les 4 km de ligne, un seul kilomètre nouveau a dû être construit depuis la gare TGV pour ensuite raccorder le réseau Paris-Lyon-Méditerranée (PLM). Deux nouvelles voies de terminus TER ont vu le jour à Avignon TGV, entraînant la création d’un nouveau quai de 175 m de long. Côté génie civil, un pont-rail de 22 m de long pour le franchissement de l’échangeur routier de la gare a été bâti ainsi qu’une tranchée couverte sous la plateforme PLM pour permettre le raccordement de la nouvelle ligne à la voie classique.

    Une desserte locale vers Carpentras ou Cavaillon

    « Cette nouvelle liaison entre Avignon TGV et Avignon centre renforcera l’offre de services ferroviaires régionaux autour d’Avignon, espérait la SNCF il y a 15 ans, lors de la pose de la première pierre le 27 juin 2011. En assurant une desserte de la gare d’Avignon TGV par des TER d’origines multiples, cette connexion apporte une réponse efficace à l’important développement économique et urbain rencontré par les bassins de vie alentour et à l’engorgement routier. » Cette Virgule peut desservir également Cavaillon et Carpentras – depuis la réouverture de la ligne en 2015 – et les plus petites communes sur leurs trajets (Entraigues, Sorgues, L’Isle-sur-la-Sorgue, Morières, Saint-Saturnin, le Thor…) sans rupture de charge. Quelque 2 000 voyageurs par jour étaient attendus lors de la création de la Virgule. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs refuse de communiquer les données de fréquentation, « étant donné que nous évoluons désormais dans un contexte concurrentiel », nous répond l’opérateur.

  • [C’est l’été] Soirée théâtre avec Le petit festival de la forêt à Gardanne

    [C’est l’été] Soirée théâtre avec Le petit festival de la forêt à Gardanne

    Cette année, Le petit festival de la forêt organisé depuis trois ans par l’association Marseille en scène et sa compagnie de théâtre le Funny Musical devait prendre de l’ampleur. Au lieu de trois soirées habituellement proposées, une quatrième devait s’y ajouter. Mais au lieu de cela, une seule pièce de théâtre est finalement maintenue. « Cette décision fait suite à l’absence de décision de la Métropole concernant les subventions culturelles 2026 sur lesquelles le festival comptait pour assurer sa survie. Sans ce financement, il nous est malheureusement impossible de maintenir l’événement dans des conditions viables », confie Maëlys Saulnier, chargée de production au sein de l’association Marseille en Scène. « Pour autant nous sommes contents de ce partenariat qui dure avec l’écomusée qui gagne davantage à être connu. »

    Un lien intergénérationnel

    « Le petit festival de la forêt permet de donner accès à la culture et au théâtre à la population locale, en extérieur dans une forêt très agréable et chaleureuse, le tout dans une ambiance guinguette », ajoute-t-elle. Sera donc présentée ce jeudi la pièce Un Marseillais à Paris, création originale de la compagnie Funny Musical qui a également été jouée au Festival d’Avignon. « C’est une pièce qui parle de Vincent Scotto, un compositeur d’origine marseillaise qui a écrit plus de 4 000 chansons connues du grand public. Pour autant, très peu de gens connaissent sa vie et c’est ce que nous avons voulu raconter », explique Maëlys Saulnier. « La pièce a été pensée comme une comédie musicale avec certaines de ses chansons, le tout avec beaucoup d’humour et de modernité pour un moment familial, accessible à tous les âges. »

    Un Marseillais à Paris a donc pour objectif de rassembler les générations et de créer du lien entre les anciens à qui parlent les chansons et les plus jeunes qui pourront découvrir un univers musical.

    Spectacle à 21h. Ouverture à 19h.

  • À Barjols, le soutien déterminant des agriculteurs dans la lutte contre l’incendie

    À Barjols, le soutien déterminant des agriculteurs dans la lutte contre l’incendie

    Assis à l’ombre des oliviers, près d’une parcelle agricole située sur les hauteurs de Barjols, qui sert de point de ravitaillement en eau pour les sapeurs-pompiers engagés dans la lutte contre l’incendie qui a ravagé 4 500 hectares dans le massif du Gros-Bessillon, Lionel, Sylvain, Tom et une poignée d’autres agriculteurs de Barjols et ses environs prennent cinq minutes de repos. Depuis neuf jours, ce n’est pas le travail aux champs qui les fait transpirer, mais celui d’appui aux 870 sapeurs-pompiers encore présents sur le terrain, mercredi. Si le feu est fixé depuis mardi soir, le combat est encore loin d’être gagné face à des réactivations possibles sur certains secteurs, comme ce fut le cas ce jour.

    « Heureusement qu’ils sont là », reconnaît l’adjudant-chef Gilles du Sdis 83. Lionel, trufficulteur à la retraite, et sa gouaille provençale ne le contrediront pas : « S’il n’y a pas les agriculteurs, tout brûle. » Ces derniers ne ménagent pas leurs efforts. Chaque jour, de 7h à minuit, ils vont, au moyen de leurs engins agricoles et de leurs citernes, puiser des milliers de litres d’eau où ils le peuvent (bornes incendies, canal de Provence, rivières de l’Eau Salée, du Fauvery, de l’Argens…) afin d’alimenter les véhicules de lutte anti-incendie. « C’est inquantifiable, mais sur les jours les plus forts, on a constitué des réserves de 60 000 à 70 000 litres », estime Sylvain, viticulteur dans les environs. Et personne ne compte ses heures, à tel point qu’Hugo, qui dirige les opérations, n’a pas le temps de couper pour répondre à nos questions. « On est une cinquantaine chaque jour, dimanche on était entre 100 et 150 », affirme Sylvain.

    « On sauve nos terres pour continuer à travailler »

    Les camions des sapeurs-pompiers se branchent directement sur les citernes, soit pour s’alimenter avant de se rendre sur le terrain, soit pour remplir des piscines qui servent de réservoir pour les hélicoptères bombardiers d’eau. Deux sont disposées dans le secteur, en plus des piscines des particuliers réquisitionnées, et de réservoirs de fortune réalisés avec des bennes agricoles. « On a aussi tout labouré en lisière pour éviter que le feu ne s’étende », ajoute Lionel.

    « On sauve nos terres pour pouvoir continuer à travailler, au détriment de nos exploitations », résume Sylvain, dont les vignes ont été épargnées par le feu, mais risquent de subir les conséquences des fumées avec des fruits au goût altéré. Ses confrères et lui n’ont pas le choix et pointent amèrement le manque de moyens dont disposent les sapeurs-pompiers : « C’est une honte que le feu soit arrivé jusqu’ici, qu’il ait fait le tour du massif », dénonce Tom. « Ils font ce qu’ils peuvent, mais ça reflète ce qu’il se passe en France. On a 12 canadairs, mais que 5 opérationnels », abonde Lionel.

    Autour d’eux, la solidarité s’organise, avec des villageois qui viennent, eux aussi, donner un coup de main, en préparant des repas, par exemple. L’élan dépasse les frontières du village, à l’image de Julien, dirigeant de trois entreprises à Rians, qui a répondu à un appel aux bénévoles lancé sur les réseaux sociaux. « J’ai mis mon activité en sommeil pour venir en aide aux pompiers », explique-t-il. Doté de cuves d’une capacité totale de 9 000 litres, il effectue jusqu’à trois rotations par jour pour participer au ravitaillement en eau. « J’ai une maison dans les bois, si demain ça m’arrivait, ça me ferait plaisir d’avoir autant de monde pour aider à stopper l’incendie. Les pompiers manquent de moyens. On fait comme on peut à notre échelle. » Derrière les héros aux camions rouges, il y a ceux aux tracteurs et aux citernes.

    Nouvel incendie à Brignoles

    Un incendie s’est déclaré mercredi, vers 17h, à Brignoles, près de la RD12. La préfecture du Var indiquait, à 20h, que 250 pompiers, 85 engins, 3 Canadair, 7 hélicoptères bombardiers d’eau, ainsi que 2 avions Dash étaient mobilisés. Le stade du Vabre accueille un poste de commandement. Des messages ont été envoyés pour évacuer les quartiers de Pélicon, Tombarel, Les Jaussérannes, Sainte-Barbe, Les Agasses et Les Petits Ubacs. La commune a mis en place un point de regroupement au Hall des expositions. La RN7 et la RD12 ont été fermées.