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  • Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Le maire Gérard Gazay porte plainte pour diffamation

    Dans un communiqué daté du 17 décembre, la Ville d’Aubagne indique avoir « déposé plainte contre M. Squillari, qui a accusé le maire et les services de la Ville d’utiliser les moyens de la collectivité pour faire campagne, ce qui est entièrement faux. (…) Cette allégation nuit à l’intégrité, à la crédibilité du maire et à la neutralité des services de la Ville. Depuis le 1er septembre dernier en effet, la Ville a pris les mesures nécessaires pour respecter scrupuleusement la législation en la matière en période électorale. » Le 24 octobre dernier, les directeurs de campagne des candidats Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun) et Giovanni Schipani ont annoncé avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne et de financements politiques.

    « Procédure bâillon »

    « On est très sereins », assure David Chiousse, le directeur de campagne de Jean-Pierre Squillari. « Parce que saisir une commission de contrôle, ce n’est pas une diffamation, c’est juste vouloir s’assurer que les actions du candidat Gérard Gazay sont légales, ou qu’elles ne le sont pas. Si on a saisi la commission, c’est bien parce qu’on pense qu’il y a des irrégularités. » Notamment, évoque-t-il, « l’utilisation par Gérard Gazay de son compte Facebook de maire, avec 10 000 abonnés, contre 1 000 sur son compte de campagne. » Il analyse : « Il faut bien comprendre que c’est une manœuvre du candidat Gérard Gazay pour judiciariser la campagne électorale. La droite souvent fait ça, et puis c’est une tendance aussi des grandes entreprises. C’est ce qu’on appelle les procédures bâillon, c’est-à-dire essayer par une action judiciaire de faire taire ceux qui s’opposent et d’empêcher le débat démocratique. Beaucoup de personnes en ont été victimes à gauche. » Il corrige : « Et puis c’est pas la Ville d’Aubagne qui porte plainte, c’est Gérard Gazay, son maire, c’est pas tout à fait la même chose. » Jean-Pierre Squillari renchérit : « Gérard Gazay dit que c’est sa fonction de maire qui a été outragée. Mais je constate quand même que c’est lui, Gérard Gazay, qui me demande 13 000 euros de dommages et intérêts. » David Chiousse observe : « Le maire aurait pu prendre un avocat, ou même le faire payer par sa campagne électorale pour attaquer. Mais non, il demande la protection fonctionnelle, c’est-à-dire que ce sont les Aubagnaises et les Aubagnais qui vont payer… ». « La justice tranchera », réagit Jean-Pierre Squillari.

  • L’inéligibilité requise contre le maire d’Orange

    L’inéligibilité requise contre le maire d’Orange

    On est frappé par la pauvreté des éléments retrouvés, quelques dizaines de mails et de SMS. Ni lettre, ni travail de recherche, ni communiqué de presse. Aucun document sur les fameux “gros dossiers” soi-disant traités par Yann Bompard. Rien. » La procureure Louise Chrétien n’a pas eu de difficulté à démontrer la vacuité du travail de Yann Bompard, grassement payé 42 000 euros pour 14 mois d’emploi fictif de collaborateur parlementaire. Le maire Ligue du Sud d’Orange assure pourtant avoir « un sens aigu de la dépense publique ».

    La magistrate reprend ce « secret de Polichinelle » orangeois résumé en une saillie d’un interlocuteur sur ces « écoutes accablantes » : « Tous les éléments montrent qu’il en n’a pas branlé une pendant 5 ans. » Et pour cause, dit la procureure, « son cumul de mandats de maire d’Orange, de conseiller départemental et de chef de l’intercommunalité le rendait indisponible à des tâches de collaborateur parlementaire ». Cette prébende, c’est son père Jacques Bompard qui l’a offerte au fiston en 2012 avant de devoir lui abandonner son siège de maire en novembre 2021 suite à sa condamnation avec inéligibilité pour prise illégale d’intérêt. « Il y a bien un enrichissement personnel. Il est dans un déni total des responsabilités qu’impliquent ses mandats locaux et sa rémunération de collaborateur parlementaire », dénonce le parquet qui réclame 2 ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende, confiscation de 8 000 euros saisis et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

    Le cas de la députée Lorho est aussi vite cerné. Jusqu’à sa rupture politique en 2022 et sa bascule au Rassemblement national, c’est une députée sous la coupe du clan Bompard à qui elle doit sa vie politique en souvenir de son père général de la Légion. « Le lien de subordination est totalement inversé car elle décrit un climat de peur et d’emprise des Bompard. » Pour le parquet, « elle a mis son intérêt politique au sein du système Bompard au-dessus de l’intérêt public » pour commettre un détournement de fonds publics et une subornation de témoin.

    Si « elle se réfugie derrière sa crainte des Bompard et sa méconnaissance du droit du travail pour justifier sa passivité », la procureure la renvoie sèchement à son incompétence : « On ne peut pas être membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République et puis venir dire ici qu’on n’a pas pu mettre en œuvre le Code du travail parce qu’on n’y connaissait rien ! » Elle requiert 18 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

    Cette peine complémentaire redoutée « s’impose s’agissant d’élus exerçant des responsabilités de haut niveau et de faits commis dans un contexte médiatique de perte de confiance des concitoyens dans leurs élus et alors que les affaires de détournement de fonds publics remplissent l’espace médiatique depuis de nombreuses années ». Y faire exception, alors qu’ils sont toujours dans le déni, serait « leur laisser une seconde chance d’abuser de leur mandat », considère Louise Chrétien qui rappelle que l’inéligibilité ne s’appliquera, conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel, « qu’à l’issue du mandat » de la députée en 2029, mais que « cela l’empêchera de se présenter aux élections municipales en 2026 ». Quant à Yann Bompard, il n’y a rien de disproportionné à mettre un terme prématuré à un mandat de maire qui de toute façon s’achève en mars prochain.

    Les prévenus n’ont fait aucune déclaration finale. Délibéré le 26 janvier.

    « Il y a bien un enrichissement personnel. Il est dans un déni total »

  • La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    La CGT exige plus de moyens pour le pôle solidarité

    Seulement une dizaine de personnes ont manifesté pour dénoncer « un manque de moyens », « des effectifs insuffisants » ou encore « une charge de travail intenable » devant le pôle solidarité du conseil départemental de Vaucluse, ce jeudi 18 décembre, à Avignon. Mais, chez ces quelques manifestants, le malaise est palpable.

    « Ces conditions endurcissent nos missions. On en perd le sens et c’est un danger à la fois pour les usagers et les agents », témoigne Amandine Laugier, secrétaire CGT au Département. Les quelques manifestants questionnent les investissements de la collectivité, en citant par exemple les centres de santé financés par le Département.

    Flou sur le RSA

    « C’est évidemment une bonne chose de lutter contre les déserts médicaux. Mais ce n’est pas censé être une priorité pour le Département. C’est l’État qui devrait le prendre en charge. On a l’impression que l’argent est investi là où il se voit », poursuit-elle.

    La mise en place de l’expérimentation du RSA sous conditions est aussi pointée du doigt. « On a de plus en plus de refus. Des gens reviennent cinq fois et ne l’ont toujours pas, et on ne nous donne aucune explication », confie, dépitée, Cécile Testenière, référente CGT au Service départemental d’action sociale (Sdas) de Vaucluse. « L’essence première de notre métier, c’est l’écoute. Et les gens finissent par craquer et je les comprends. Car, parfois, ils n’ont aucuns revenu pendant plusieurs mois », assure-t-elle.

    Du côté du Département, pas de réaction au mouvement de la CGT. Mais en séance, ce vendredi 12 décembre, le budget de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a été augmenté de 3 128 661 euros, s’élevant à 77 532 447 euros en 2026.

  • L’inéligibilité requise contre le maire d’Orange

    L’inéligibilité requise contre le maire d’Orange

    On est frappé par la pauvreté des éléments retrouvés, quelques dizaines de mails et de SMS. Ni lettre, ni travail de recherche, ni communiqué de presse. Aucun document sur les fameux “gros dossiers” soi-disant traités par Yann Bompard. Rien. » La procureure Louise Chrétien n’a pas eu de difficulté à démontrer la vacuité du travail de Yann Bompard, grassement payé 42 000 euros pour 14 mois d’emploi fictif de collaborateur parlementaire. Le maire Ligue du Sud d’Orange assure pourtant avoir « un sens aigu de la dépense publique ».

    La magistrate reprend ce « secret de Polichinelle » orangeois résumé en une saillie d’un interlocuteur sur ces « écoutes accablantes » : « Tous les éléments montrent qu’il en n’a pas branlé une pendant 5 ans. » Et pour cause, dit la procureure, « son cumul de mandats de maire d’Orange, de conseiller départemental et de chef de l’intercommunalité le rendait indisponible à des tâches de collaborateur parlementaire ». Cette prébende, c’est son père Jacques Bompard qui l’a offerte au fiston en 2012 avant de devoir lui abandonner son siège de maire en novembre 2021 suite à sa condamnation avec inéligibilité pour prise illégale d’intérêt. « Il y a bien un enrichissement personnel. Il est dans un déni total des responsabilités qu’impliquent ses mandats locaux et sa rémunération de collaborateur parlementaire », dénonce le parquet qui réclame 2 ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende, confiscation de 8 000 euros saisis et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

    Le cas de la députée Lorho est aussi vite cerné. Jusqu’à sa rupture politique en 2022 et sa bascule au Rassemblement national, c’est une députée sous la coupe du clan Bompard à qui elle doit sa vie politique en souvenir de son père général de la Légion. « Le lien de subordination est totalement inversé car elle décrit un climat de peur et d’emprise des Bompard. » Pour le parquet, « elle a mis son intérêt politique au sein du système Bompard au-dessus de l’intérêt public » pour commettre un détournement de fonds publics et une subornation de témoin.

    Si « elle se réfugie derrière sa crainte des Bompard et sa méconnaissance du droit du travail pour justifier sa passivité », la procureure la renvoie sèchement à son incompétence : « On ne peut pas être membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République et puis venir dire ici qu’on n’a pas pu mettre en œuvre le Code du travail parce qu’on n’y connaissait rien ! » Elle requiert 18 mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

    Cette peine complémentaire redoutée « s’impose s’agissant d’élus exerçant des responsabilités de haut niveau et de faits commis dans un contexte médiatique de perte de confiance des concitoyens dans leurs élus et alors que les affaires de détournement de fonds publics remplissent l’espace médiatique depuis de nombreuses années ». Y faire exception, alors qu’ils sont toujours dans le déni, serait « leur laisser une seconde chance d’abuser de leur mandat », considère Louise Chrétien qui rappelle que l’inéligibilité ne s’appliquera, conformément à la jurisprudence du Conseil constitutionnel, « qu’à l’issue du mandat » de la députée en 2029, mais que « cela l’empêchera de se présenter aux élections municipales en 2026 ». Quant à Yann Bompard, il n’y a rien de disproportionné à mettre un terme prématuré à un mandat de maire qui de toute façon s’achève en mars prochain.

    Les prévenus n’ont fait aucune déclaration finale. Délibéré le 26 janvier.

    « Il y a bien un enrichissement personnel. Il est dans un déni total »

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Municipales : Joël Peyre se veut l’héritier de Cécile Helle

    Régulièrement, depuis qu’il s’est positionné dès le printemps dans la course aux municipales (15 et 22 mars), on entend dire que Joël Peyre n’ira pas au bout. L’actuel élu municipal en charge des finances a toujours démenti. Ce mercredi soir, il a apporté une preuve cinglante qu’il fallait bien compter sur lui en inaugurant son local de campagne, boulevard Saint-Roch. À la tête du Printemps des Avignonnais, Joël Peyre conduit un attelage un peu fourre-tout intitulé « rassemblement des citoyens de gauche, démocrates, féministes, progressistes, écologistes, humanistes et des femmes et des hommes de bonne volonté pour Avignon ». Comme une sorte de réponse à distance à son principal concurrent à gauche, David Fournier (PS), qui a reçu le soutien de plusieurs partis (Génération écologie, Les Écologistes, l’Après, le Parti animaliste).

    Une centaine de personnes était réunie mercredi soir, dont une dizaine d’élus de la majorité sortante. À trois jours du dernier conseil municipal du mandat, l’héritage de Cécile Helle a été évoqué. Nul doute que samedi en séance, au moment de présenter le budget 2026, Joël Peyre aura un mot chaleureux à l’endroit de la maire sortante qui en a fait son monsieur finances pendant douze ans. Cécile Helle, qui « a une préférence » pour prendre sa relève, devrait s’exprimer en janvier pour dévoiler vers qui va son soutien. Dans le camp de Joël Peyre, on est certain qu’il est l’élu. Sans s’avancer là-dessus, le candidat se pose dans le droit fil de la politique menée pendant deux mandats. « Je regrette que Cécile Helle s’arrête et tiens à la remercier pour sa sagesse et son courage dans la fonction de maire, son action sera une source d’inspiration », salue Joël Peyre, assumant de « s’inscrire pleinement dans la continuité ». Ce qui ne veut pas dire immobilisme », précise-t-il, sans s’appesantir sur son projet, dont il a déjà dévoilé quelques thématiques autour de la santé ou des mobilités.

    « Nous refusons

    les extrémismes »

    Joël Peyre pense tenir sa légitimité par son expérience et son sens des responsabilités, après avoir « assaini » les finances de la Ville. « Nous refusons les extrémismes affichés ou larvés et nous ne laisserons pas faire les professionnels de la parlote, ceux qui veulent accaparer Avignon au profit d’un camp par quelques petits arrangements inavouables d’arrière-boutique », prévient-il. Manière d’englober un peu tous les opposants. Autour de lui, plusieurs élus, ou l’ex-candidat DVG aux législatives Philippe Pascal, ont vanté les mérites d’un « vrai bosseur », « intelligent », « honnête et intègre », « raisonnable ».

    À moins de trois mois du premier tour, chacun a conscience à gauche de l’urgence à s’unir, mais personne ne semble prêt à s’effacer. Au local de Joël Peyre, certains misent sur une entente avec Avignon collectif, poussé par l’adjointe (PS) aux sports, Zinèbe Haddaoui, le PCF et Génération.s. La parution à venir, ce samedi dans La Provence, d’un sondage, devrait permettre à chacun de se compter.

  • Le Père Noël vert du Secours populaire sème cadeaux et espoir

    Le Père Noël vert du Secours populaire sème cadeaux et espoir

    Le Père Noël vert, c’est parti ! ». Il est 13h ce mercredi quand six convois quittent le siège du Secours populaire 13 à Marseille les coffres remplis de cadeaux. « Ces camions vont à la rencontre d’enfants dans des quartiers où la misère est très présente », indique Farida, secrétaire générale de la fédération départementale. L’un d’entre eux embarque vers le chemin du Ruisseau Mirabeau, dans le quartier de Saint-André (16e). Des klaxons retentissent : « C’est le Père Noël vert ». Les habitants affluent autour de la camionnette tandis que les bénévoles entament la distribution dans l’euphorie générale. Des sachets de friandises, des ballons, des voiturettes, des poupées, des figurines, des clémentines et surtout des sourires.

    « C’est très gentil, il y en a qui n’y arrivent pas », lance Jean, venu récupérer des jouets pour ces petits-fils de 11, 8 et 3 ans. « Ces cadeaux je vais les distribuer à mes petits-enfants, je n’en ai pas beaucoup que treize et je suis trois fois arrière-grand-père ! », plaisante un autre habitant du quartier, en remerciant chaleureusement les bénévoles. C’est la septième édition de cette opération du Père Noël vert du Secours populaire, dont la couleur symbolise l’espoir.

    « Noël c’est ma meilleure fête ! »

    Mireille, secrétaire départementale de la Culture au sein de l’association, dispose soigneusement des livres sur le capot de sa voiture. Manuel, 10 ans, en choisit un. « C’est pour mon petit frère ! », glisse-t-il en esquissant un sourire, les bras chargés de sachets de bonbons et de voitures miniatures. « Noël, c’est ma meilleure fête ! », proclame-t-il. « C’est le papa Noël avant l’heure, c’est bien on en a besoin pour les enfants dans les quartiers défavorisés. On vous remercie infiniment ! », renchérit Garcin. « Ça fait du bien au porte-monnaie, les temps sont durs. Les cadeaux, ce n’est pas la priorité en ce moment », concède le père de famille.

    Chapeau vert vissé sur la tête, Hassen tente de contenter tout le monde et choisit les présents en fonction des envies de chacun. Au volant, Baba s’impatiente : « On a encore d’autres enfants à aller voir ! », lance-t-il, tout en démarrant l’automobile. Prochain arrêt, Saint-Henri, où des mamans discutent et surveillent les petits dans l’espace vert. « Venez, venez ! », lancent Mireille et Hassen. Rapidement, le bouche à oreille fait son œuvre et les enfants accourent. « Oh, y a des mangas ! », s’enthousiasme Kylian. « Je peux prendre des cadeaux en plus pour mes copains ? », demande un de ses camarades. Une enseignante de l’école primaire du quartier salue l’action solidaire auprès des bénévoles. Hamida, lâche un soupir de soulagement. « C’est bien, avec la fin de l’année, mes enfants seront contents ! », fait-elle savoir.

  • Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Saint-Quentin-en-Yvelines, le 2 août 2024. Jour historique pour le BMX français. Ils sont trois porteurs du maillot tricolore à monter sur le podium de l’épreuve racing des Jeux olympiques de Paris 2024. L’or pour Joris Daudet, le bronze pour Romain Mahieu. Et l’argent pour Sylvain André.

    Le Cavaillonnais est venu en voisin, samedi, inaugurer la piste de pumptrack de Grans (Bouches-du-Rhône). « Cela fait une dixième piste dans notre petite région, c’est fou. Cela montre que les gens ici, croient en nous », témoigne-t-il. La médaille d’argent olympique a changé la vision de son sport. « Je n’ai plus besoin d’expliquer ce que je fais et l’on ne me regarde plus comme si j’étais un grand enfant, mais comme un sportif de haut niveau. » Ce qu’il est.

    Car la pratique du BMX, dont il a fait son métier, est exigeante. « Mais cela reste une passion avant tout, car il me faut trouver des compléments pour en vivre. » Celui qui s’est mis au BMX à l’âge de 6 ans, il en a 33 aujourd’hui, « pour faire du vélo sur une piste fermée et sûre », ne regrette pas son choix.

    « J’ai vécu un moment historique, avec un triplé olympique que la France attendait depuis cent ans. La pratique m’a fait réussir, la passion m’a fait progresser », souligne le natif de Cavaillon.

    S’il est en pause sportive, car les compétitions ne reprendront qu’au mois de mars, Sylvain André est très actif. « Je fais des conférences, pour faire rentrer de l’argent, car les jambes ne suffisent pas », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de « passer de très bons moments sur le vélo » et d’avoir encore des ambitions, car la compétition, « c’est bien quand tu es devant ».

  • Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Saint-Quentin-en-Yvelines, le 2 août 2024. Jour historique pour le BMX français. Ils sont trois porteurs du maillot tricolore à monter sur le podium de l’épreuve racing des Jeux olympiques de Paris 2024. L’or pour Joris Daudet, le bronze pour Romain Mahieu. Et l’argent pour Sylvain André.

    Le Cavaillonnais est venu en voisin, samedi, inaugurer la piste de pumptrack de Grans (Bouches-du-Rhône). « Cela fait une dixième piste dans notre petite région, c’est fou. Cela montre que les gens ici, croient en nous », témoigne-t-il. La médaille d’argent olympique a changé la vision de son sport. « Je n’ai plus besoin d’expliquer ce que je fais et l’on ne me regarde plus comme si j’étais un grand enfant, mais comme un sportif de haut niveau. » Ce qu’il est.

    Car la pratique du BMX, dont il a fait son métier, est exigeante. « Mais cela reste une passion avant tout, car il me faut trouver des compléments pour en vivre. » Celui qui s’est mis au BMX à l’âge de 6 ans, il en a 33 aujourd’hui, « pour faire du vélo sur une piste fermée et sûre », ne regrette pas son choix.

    « J’ai vécu un moment historique, avec un triplé olympique que la France attendait depuis cent ans. La pratique m’a fait réussir, la passion m’a fait progresser », souligne le natif de Cavaillon.

    S’il est en pause sportive, car les compétitions ne reprendront qu’au mois de mars, Sylvain André est très actif. « Je fais des conférences, pour faire rentrer de l’argent, car les jambes ne suffisent pas », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de « passer de très bons moments sur le vélo » et d’avoir encore des ambitions, car la compétition, « c’est bien quand tu es devant ».

  • Provence Rugby a l’ambition de passer les fêtes sur le podium

    Provence Rugby a l’ambition de passer les fêtes sur le podium

    L’heure du bouquet final de l’année 2025 est venue pour Provence Rugby. Assurés de terminer la phase aller dans le top 4 du championnat de Pro D2, les Aixois ont un dernier déplacement à Mont-de-Marsan, ce vendredi (19h30). Une confrontation, a priori, à la portée des joueurs de Philippe Saint-André, puisque les Montois végètent toujours au 13e rang sur 14. La pire défense de la ligue (500 points encaissés en 14 matches) reste sur cinq défaites consécutives. Dont deux gifles à Brive (68 à 10) et une autre à Dax (68 à 14).

    Pour autant, malgré un automne idéal avec seulement deux revers, les Provençaux se méfient de leurs adversaires du soir. Julien Dupuy, entraîneur des arrières, évoquait déjà, la semaine dernière, cette confrontation. Il mettait en avant que même les meilleures formations de Pro D2 se sont cassé les dents dans les Landes. « Mont-de-Marsan, ils ont battu Vannes à la maison (30-28), donc tous les matches sont compliqués. C’est pour ça que j’aimerais qu’on débute les matches à l’extérieur comme ceux à domicile. Avec beaucoup d’humilité, je pense que l’on peut produire du beau jeu, aussi bien ici que hors de nos bases. »

    « Nous ne sommes pas encore en vacances »

    Philippe Saint-André évoque cette rencontre dans l’ouest de la France comme étant « primordiale et importante, car nous ne sommes pas encore en vacances ». En effet, ce vendredi sur les coups de 21h30, les joueurs pourront commencer à penser à Noël. Mais, avant, il faudra faire le boulot et garder cette position sur le podium provisoire du championnat. Derrière Vannes et le surprenant club de Valence-Romans, les Bucco-Rhodaniens ont l’opportunité de rester sur la troisième marche, en cas de victoire.

    L’ancien sélectionneur de l’équipe de France, désormais à la tête de Provence Rugby, rappelait justement que son équipe est celle qui prend le plus de bonus offensifs. Deux laissés en route, cette saison, à Maurice-David, et quelques-uns obtenus par-ci, par-là, lors de déplacements loin d’Aix-en-Provence.

    Avant les trois semaines de pause, les Aixois veulent donc éviter la fausse note pour cette dernière représentation de l’année.

    15e journée de Pro D2

    Stade André et Guy Boniface (19h30)

    Arbitre : Anthony Lac

    STADE MONTOIS : Broeiro – Lodjro, Masse, Ezcurra, De Nardi – Cortes, Loustalot – Tuifua, Iashagashvili, Ponpon – Luifau, Darquier – Alves, Van Jaarsveld, Goginava

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Bouhedjeur, Lenoir, Galletier, Bituniyata – Soulan, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Tuisue, Rodda – Hawkes, Latterrade, Wegrzyn