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  • La stratégie de la CGT en débat lors de son 54e congrès

    La stratégie de la CGT en débat lors de son 54e congrès

    De notre envoyé spécial Amaury Baqué

    Pendant une semaine, Tours devient la capitale du syndicalisme à l’occasion du 54e congrès de la CGT.

    Du 1er au 5 juin, l’organisation syndicale va débattre de son bilan et définir sa stratégie pour les trois années à venir. « C’est un grand moment démocratique. On se réunit pour faire le point sur l’activité du mandat écoulé mais aussi pour discuter des orientations qu’on mettra en application », résume, ce dimanche au parc des expositions de Tours, Fabienne Rouchy, secrétaire confédérale. La CGT doit aussi élire sa future direction confédérale, incarnée actuellement par Sophie Binet, secrétaire générale qui a pris le relais de Philippe Martinez lors précédent congrès à Clermont-Ferrand en mars 2023. Si ce dernier avait été pour le moins houleux, ce nouveau temps crucial pour l’organisation s’annonce plus calme. « Il va être apaisé. Mais heureusement, la CGT avec 600 000 adhérents, n’est pas monolithique. L’objectif c’est de se renforcer et de se rassembler, de s’écouter et de dépasser les divergences », poursuit Fabienne Rouchy.

    Mais ce congrès n’en sera pas moins intense puisque l’objectif affiché est de faire face à plusieurs enjeux majeurs. « On porte des orientations fortes et on travaille sur ce qu’on va cibler comme combat. Je pense à la lutte contre les idées d’extrême droite, on a l’élection présidentielle qui se profile », développe Fabienne Rouchy, également membre de la commission chargée du document d’orientation. De plus de 80 pages, c’est ce dernier qui va être en débat lors de ce marathon syndical. Concrètement, les congressistes doivent se prononcer, amender et travailler sur 3 thèmes du document : « renforcer notre organisation », « peser syndicalement sur les transformations du travail » et « stratégie des luttes ». Au sein de ces thèmes, on retrouve des résolutions qui traitent d’organisation interne comme « doubler la tournée confédérale des saisonniers sur le mandat », jusqu’à la mise en place d’une « planification CGT pour poursuivre le travail sur l’interdépendance des filières […] comme cela a pu être fait jusqu’à la victoire pour la centrale de Gardanne ». Mais aussi des propositions sur le rôle politique et social de l’organisation.

    L’international au cœur

    de la démarche

    In fine, c’est la manière dont la CGT entend se développer et lutter contre la régression sociale qui va être déterminée lors du congrès. Par exemple, les congressistes doivent se positionner sur plusieurs revendications offensives : « campagne sur les 32 heures hebdomadaires sans perte de salaire » ou encore « travailler les moyens de coordonner des actions bloquantes sur l’économie ». Les sujets épineux qui avaient agité les débats lors du congrès précédent, comme le rapprochement avec la FSU, sont aussi au programme puisqu’il est proposé de « développer le lien avec la FSU à travers la “maison commune” ».

    De même que les questions internationalistes et le lien de la CGT avec les organisations CSI et CES (Confédération syndicale internationale et de la Confédération européenne des syndicats) plutôt que la FSM (Fédération syndicale mondiale) est aussi au menu. Car une large part des débats est dédiée à l’international, entre montée mondiale de l’extrême droite et « guerre commerciale ». Dès dimanche, l’organisation a mis les petits plats dans les grands avec un « meeting international pour la paix » qui a rassemblé des syndicalistes du monde entier : Palestine, Burkina Faso, Japon, Ukraine… Plus tôt, c’est l’économiste Gabriel Zucman qui était à la tribune pour évoquer sa taxe éponyme. De même que deux tables rondes se sont déroulées dimanche avec la participation de syndicalistes népalais, indiens, marocains, cubains ou encore égyptiens… De quoi mettre en jambes les congressistes avant le gros du morceau. Et notamment le vote du rapport d’activité, le mardi, qui permet de juger l’appréciation du bilan de la direction sortante.

    AU PROGRAMME

    Lundi. Accueil des délégués puis début du 54e congrès, avec un discours d’ouverture de Sophie Binet.

    Mardi. Débats et vote du rapport d’activité, puis temps fort sur la Palestine. Conclusion avec un « grand meeting international contre l’extrême droite ».

    Mercredi. Travail sur le document d’orientation avec débats et vote du thème 1 « renforcer notre organisation ». Puis vote du thème 2 « peser syndicalement sur les transformations du travail » avec un « temps fort féministe » entre les deux.

    Jeudi. Poursuite du travail avec le vote du thème 3 « stratégie des luttes ». Puis vote global du document et présentation et vote de la direction confédéral.

    Vendredi. Présentation de la nouvelle direction, avec discours du, ou de la, secrétaire général(e).

  • [Parole de maire] Cathy Venturino-Gabelle : « Un mandat ne suffit pas pour réaliser certains projets »

    [Parole de maire] Cathy Venturino-Gabelle : « Un mandat ne suffit pas pour réaliser certains projets »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Vous avez été réélue avec près de 67% des voix. On vous imagine confortée et satisfaite…

    Cathy Venturino-Gabelle : On en est honorés. Et ça nous donne aussi une obligation parce que quand les gens placent cette confiance en vous, vous ne pouvez pas les décevoir. Nous voulons continuer notre chemin et faire encore mieux. On a eu l’épreuve de devoir revoter en 2024 [après la démission de plus de la moitié du conseil municipal, Ndlr], mais on l’a passée.

    Le mandat a été mouvementé, notamment dans les relations avec votre ex-adjoint, François Volpi, qui a quitté la majorité
    en 2023 et avec qui les relations semblent tendues depuis…

    C.V.-G. : En 2020, il est venu me trouver pour intégrer l’équipe. C’est la question des locations des salles pour les associations qui a mis le feu aux poudres. Une délibération de 2015, bien avant notre élection, dit que pour des animations gratuites, les salles sont prêtées gracieusement, mais que si elles sont payantes, les associations s’acquitteront d’une location pour 24 euros le week-end. Il a utilisé ce moyen pour se dissocier de la majorité, qui voudrait selon lui tuer les associations. Je pense qu’il y avait autre chose derrière, car 24 euros, je ne pense pas que ça mette en péril une association. Je n’ai aucun grief contre lui, je regrette juste ses façons de faire. Pour autant, nous sommes ouverts. On a créé des commissions extra-municipales, des comités de quartier, les rendez-vous du maire. On travaille avec toutes les personnes qui le veulent, y compris eux, d’autant qu’ils sont élus. Mais ils sont présents une fois sur trois aux commissions. Quand ensuite vous arrivez en conseil en disant que vous n’avez pas d’informations, c’est un prétexte pour éviter de prendre position ou pour prendre position contre.

    En 2024, lors des élections partielles, vous avez été accusée d’avoir reçu le soutien du député RN Philippe Schreck. Comment avez-vous vécu cela ?

    C.V.-G. : Nous avons une liste qui va de la gauche à la droite, mais on a toujours évité les extrêmes. Je n’ai jamais reçu le soutien du député. Philippe Schreck avait un contentieux personnel avec François Volpi et à chaque fois qu’il est intervenu, c’était pour parler de cela, mais il n’a jamais invité à voter pour nous. J’ai toujours refusé le soutien des extrêmes, j’ai même fait un communiqué pour dire que je refusais que des personnes extérieures viennent se mêler de la campagne. On n’a pas reçu M. Schreck à Barjols, il est venu une fois à mes vœux mais il n’était pas invité. On n’est pas là pour faire de la politique politicienne. Le seul qui en fait, c’est François Volpi. Quand il est arrivé dans notre équipe en 2020, il était attaché parlementaire de Valérie Gomez-Bassac, qui était LR et a été député macroniste, et a pris les décisions avec nous pendant trois ans, alors qu’il ne se revendique que de gauche…

    Parmi vos grands projets,
    il y a celui de la maison de santé
    de Barjols. Où en est-on
     ?

    C.V.-G. : C’est un projet privé dont la commune est facilitatrice en essayant de déverrouiller les freins au niveau des services de l’état (emplacements, PLU, zonage…). L’investissement est conséquent et dépasse les 3 millions d’euros. Le permis est purgé de tout recours. On est dans les dédales administratifs des débuts de chantier, cela prend du temps. Les travaux devraient commencer à l’automne pour 12 à 18 mois.

    Cela fait écho aux paroles
    du président du département
    Jean-Louis Masson, qui s’exprime souvent à propos du poids des normes sur les projets locaux…

    C.V.-G. : Quand j’ai été élue, on me disait qu’un mandat ne suffisait pas pour réaliser certains projets, et j’ai pu le mesurer. Mais je le modère car ma commune bénéficie du programme « Petite Ville de Demain », qui nous offre un contact privilégié avec les services de l’État via un chef de projet dédié, grâce à qui on ne se perd pas dans les méandres des services. Cela facilite le montage des dossiers et nous a permis de réaliser des projets comme celui de la désimperméabilisation et la végétalisation de la place de la Rouguière, ou la rénovation du centre de loisirs, pour un gain énergétique de 93%.

    Mercredi, à la conférence de l’APVF du Var, vous avez pris la parole sur l’articulation entre vie privée et vie publique. En tant que femme maire, les choses sont plus compliquées ?

    C.V.-G. : Oui. Je suis en plus PMR, mais j’en fais plutôt une force. En 2020, un adversaire avait dit qu’on n’allait pas avoir une femme maire et en plus handicapée. Sur le dernier mandat, dans la Communauté de communes Provence Verdon, j’étais la seule femme. Lors de ma première réunion, j’avais posé une question, on m’avait dit qu’on ne me répondrait pas parce que je n’allais pas comprendre. Ce n’est pas facile d’être une femme en politique, malgré la loi sur la parité. Sur ce mandat, nous avons désormais 4 femmes maires sur 15 à Provence Verdon. Le statut de la femme fait qu’il est plus compliqué d’articuler vie publique et vie privée, car dans notre société patriarcale, ce sont les femmes qui s’occupent des enfants et de la vie de famille. J’ai fait le choix d’emmener mes enfants le plus souvent possible avec moi pour être ensemble et qu’ils prennent conscience de la vie en société. Je pense que ça les aguerrit.

    Quels sont vos objectifs
    pour ce mandat
     ?

    C.V.-G. : Poursuivre la transformation et l’adaptation de notre commune, notamment du centre-ville, et continuer à améliorer le quotidien de nos administrés. On a un gros projet sur la réhabilitation des anciennes tanneries. C’est un dossier très complexe. Il y a eu une DUP, et il doit y avoir reconstruction, mais on n’y est pas encore car il y a des dossiers à monter, des études de pollution, de sol… Et on n’a pas eu assez de temps et d’argent entre 2021 et 2026, car même si on arrive à faire financer 80% de nos projets, on doit faire une avance de trésorerie et payer les taxes. Il s’agira de relier ces friches à la place de la Rouguière et au boulevard Grisolle via la rue de la République à travers une zone de rencontre qui donnera une bulle d’oxygène aux commerçants. On veut aussi poursuivre la rénovation énergétique des bâtiments, et de l’église de la Collégiale, qui est classée bâtiment historique. On a encore de beaux et longs projets.

  • Les pros des médias en conclave à Marseille

    Les pros des médias en conclave à Marseille

    Le futur du journalisme se débat au Pharo. Plus de 1 000 professionnels des médias issus de 60 pays parmi lesquels une centaine d’intervenants seront réunis durant trois jours à l’occasion du 77e congrès de l’association mondiale des éditeurs de médias d’information (WAN-Ifra). Un événement organisé en partenariat avec CMA Media, branche médias de l’armateur CMA CGM, propriétaire de La Provence, BFM, La Tribune et du groupe M6, pour ne citer qu’eux.

    Parmi les sujets abordés à partir de lundi, l’intelligence artificielle dans les médias est l’un des principaux. Après l’avènement d’Internet puis les bouleversements provoqués par les smartphones, comment le métier peut-il faire face à ce nouveau défi que pose l’IA ? L’association organisatrice dit avoir « identifié les mesures clés que les éditeurs doivent prendre à mesure que se développe le marché du contenu généré par les entreprises spécialisées dans l’IA », qu’elle présentera aux congressistes. Et appeler à préserver la « touche humaine, ces qualités qui garantissent l’authenticité du journalisme dans un paysage dominé par l’IA ». Une ambition d’autant plus cruciale dans un monde parasité par la désinformation, exacerbée dans un contexte de montée des populismes et des guerres.

    La liberté de la presse

    plus que jamais menacée

    C’est dans ce contexte que la Plume d’or de la liberté de la presse et le prix RSF pour la liberté de la presse (lire ci-dessous) seront décernés durant l’événement. Au moment même où la liberté de la presse est à son niveau le plus bas dans le monde depuis 25 ans, selon le baromètre de RSF publié le 30 avril. En 2025, 67 journalistes ont été tués dans l’exercice ou en raison de leur métier.

    En France comme en Europe, le métier fait face à une offensive sans précédent de l’extrême droite et de ses financiers. Alors que Vincent Bolloré étend son emprise sur la presse, ses relais politiques s’activent, attaquant le service public et s’en prennent à tous les journalistes qui ne sont pas à leurs bottes ou pire encore, osent combattre leur idéologie mortifère.

    Le volet financier sera également abordé en examinant notamment l’outil imaginé par la presse régionale française : une régie publicitaire nationale unique en Europe -366- qui « misait sur la force du collectif ». Et de faire le bilan au bout de 10 ans d’existence, avant de se demander « à quoi ressemblera le paysage publicitaire en 2026 : comment les agences répartissent-elles les budgets » ou comment, là encore, l’IA bouleverse la donne avec des agents IA qui peuvent désormais identifier, planifier et vendre des espaces publicitaires de manière autonome.

    REPÈRES

    Prix de la liberté de la presse de RSF

    Ce prix est décerné chaque année depuis 1992 par Reporters sans frontières à un journaliste et à un média. Vingt-quatre journalistes, photojournalistes et médias du monde entier seront récompensés dans cinq catégories : le Prix du courage, le Prix de l’impact, le Prix de l’indépendance, le Prix Mohamed-Maïga du journalisme d’investigation africain et le Prix photo Lucas Dolega-Saif. La liste complète des nominés est disponible ici. La cérémonie dévoilant les cinq lauréats internationaux e déroulera le lundi 1er juin à 13h.

    La Plume d’or de la liberté

    Ce prix récompense l’action exceptionnelle d’une personne, d’un groupe ou d’une institution en faveur de la liberté de la presse. Depuis 1961, la Plume d’or met en lumière les gouvernements répressifs et les journalistes qui les combattent. Elle a, à plusieurs reprises, permis la libération d’éditeurs ou de journalistes emprisonnés, ou leur a offert une certaine protection contre de nouvelles persécutions. La cérémonie se déroulera lundi 1er juin à 17h et sera précédée d’un discours d’ouverture prononcé parla sous-directrice générale de l’Unesco, Mariya Gabriel.

    Rencontre au Club de la presse Marseille-Provence

    Mardi 2 juin à 10h, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Leo Purguette, participe à une rencontre organisée par le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du Sud avec Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde sur le thème :« L’information de proximité, un enjeu de démocratie. »Un débat auquel participeront aussi des représentants de Marsactu et Var Matin. Inscription obligatoire par mail : contact@club-presseprovence.com

  • Une nouvelle génération de pompiers à l’honneur

    Une nouvelle génération de pompiers à l’honneur

    Célébrer une nouvelle génération de sapeurs-pompiers. Ce samedi, la cérémonie de remises de casques mettait à l’honneur une centaine de jeunes sapeurs-pompiers brevetés. Ont suivi des prises de paroles puis la remise de l’Ordre du Mérite à Corinne Maurel du Sdis par le contrôleur général, Jean-Luc Beccari, directeur départemental du service d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13).

    C’est d’abord le Colonel Philippe Petit, président de l’école départementale des jeunes sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, qui a pris la parole pour féliciter l’investissement de ces jeunes. L’école fête, cette année, ses 25 ans et pour l’occasion, le président rappelle « les socles d’une école d’exigence et d’autorité ».

    Un engagement fort

    Richard Mallié, conseiller départemental et président du Sdis 13 a salué également ces « quatre années de dépassement de soi. (…) Vous devenez les femmes et les hommes de l’incertain (…) mais vous découvrirez aussi des moments de grâce, dit-il avant de conclure par, restez réceptifs et éveillés, restez engagés et fidèles ».

    Un accent mis sur l’engagement, c’est une pensée qui se retrouve dans le témoignage de Maxime Rousier, jeune sapeur-pompier breveté de
    la section Châteauneuf-les-Martigues. « Notre formation a fait naître en vous des valeurs de la rigueur, la détermination, l’humilité et la cohésion », souligne-t-il. Cette cohésion, « une réussite collective », dont il témoigne disant : « J’ai toujours pu compter sur la main tendue d’un membre de ma section ».

    Une cérémonie qui salue l’engagement des familles aussi. Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, confie : « Remettre les casques sous le regard des familles est toujours un moment très fort, émouvant et symbolique. »

  • Airbus présente ses avancées écologiques au ministre

    Airbus présente ses avancées écologiques au ministre

    À quelques mètres de l’aéroport international de Marignane, ce samedi matin, une vingtaine de personnes découvrent ce qui se cache derrière les murs de Airbus Helicopters : leur chaîne de production, certains de leurs modèles et une partie du site industriel. Comme dans une centaine d’industries partout en France, cent personnes ont pu venir visiter l’entreprise marignanaise à l’occasion de la première édition des journées de Choose France. Parmi les visiteurs s’est glissé le ministre (Ren.) délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, en déplacement dans la région. L’occasion pour le fleuron de l’aéronautique français de mettre en avant ses innovations et mesures pour réduire son empreinte écologique.

    Sur le tarmac, deux prototypes innovants ont été sortis pour mettre à l’honneur la technologie de l’entreprise. Le Disruptive Lab en est le parfait exemple. Volant avec 100% de carburant durable d’aviation, il a également été pensé pour être le plus léger et ergonomique possible afin de réduire de 40 à 50% sa consommation de carburant. À ses côtés, Airbus tente de faire d’un de ses modèles phares, le super puma H225, un hélicoptère pouvant fonctionner à 100% avec du carburant synthétique alors qu’actuellement son moteur est certifié fonctionner avec 30% de ce carburant seulement.

    Une visite qui a su convaincre le ministre qui y voit « le savoir-faire, l’innovation et l’excellence industrielle française ». Pour le ministre, la transition écologique ne peut pas exister « s’il n’y a pas d’innovation. Et il n’y en a pas, s’il n’y a pas d’entreprises pour y procéder », indique-t-il avant de rappeler qu’il ne faut pas opposer écologie et économie. Et d’ajouter : « Quand on fait mieux, c’est aussi pour la souveraineté et la compétitivité [française]. »

    « Faire plus

    en consommant moins »

    Cette volonté de réduire l’empreinte écologique du site est un vrai défi pour le directeur, Pascal Kuhn. « Car on a une activité qui est en croissance et il faut réduire la consommation d’eau, d’énergie et les émissions de CO2. Il faut donc faire plus en consommant moins. » C’est pourquoi, l’entreprise réfléchit également à l’impact de ses infrastructures et aux mobilités de ses salariés pour réduire cette empreinte au quotidien.

    D’autant que le premier employeur privé de la région espère embaucher 5 000 personnes dans les années à venir, si sa croissance continue. « Mais pour attirer cette croissance et qu’elle profite à Marignane-Vitrolles, il faut adapter le site pour être capable d’accueillir cette production supplémentaire. » Car l’aéronautique suscite encore beaucoup de vocations. Nicolas, 18 ans en bac pro aéronautique à Vitrolles, espère y être embauché « J’ai déjà fait un stage et j’ai tout de suite accroché. J’aimerais vraiment y travailler. »

  • Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    Rugby : le RC Toulon veut finir avec les honneurs à Mayol

    En observant le calendrier en septembre dernier, on se disait que la réception de l’Union Bordeaux-Bègles, à deux journées du terme de la saison, revêtirait un enjeu sportif important pour deux équipes, qui se voulaient prétendantes aux deux premières places. Il n’en est finalement (presque) rien.

    Si les hommes de Yannick Bru luttent pour une place dans le top 6 et peuvent encore envisager une qualification directe pour les demi-finales, ce n’est pas le cas du RCT. D’ores et déjà éliminé de la course au top 6, le club de la Rade a aussi vu la perspective du top 8 et d’une qualification en Champions Cup grandement s’éloigner après sa défaite face au Racing, il y a deux semaines. « On va jouer avant le Racing. En fonction des points qu’on prend, si on gagne, je ne dis pas qu’il y en a une grande, mais il y a peut-être encore une chance sur le dernier match pour finir dans le top 8 », veut encore croire Pierre Mignoni, même si l’essentiel est ailleurs. « C’est plus l’honneur qu’on doit jouer. »

    Pour l’entraîneur toulonnais, « chacun aura une bonne raison d’être motivé. Certains, ça va être la déception de la saison. D’autres, ça peut être la frustration. Pour nos supporters aussi, qu’on a déçus. Ça peut être aussi ceux qui partent ». Parmi eux, Gilles Allou, le préparateur physique de l’équipe, qui vivra son dernier match à Mayol, ce dimanche : « Il a quand même 30 ans de club, ce n’est pas rien. C’est aussi une des raisons pour lesquelles on doit faire un grand match », salue Pierre Mignoni. Même s’il n’est pas dans le groupe, Ma’a Nonu prendra lui aussi (vraiment, cette fois) sa retraite dans une semaine. « Il a fait une immense carrière, la motivation sera toute trouvée », appuie Matteo Garcia.

    « Finir ensemble à Mayol »

    Transfuge de l’UBB cet été, le jeune demi d’ouverture retrouvera ses coéquipiers, tout juste auréolés de leur deuxième titre consécutif face au Leinster, à Bilbao, samedi dernier. De quoi apporter un surplus de motivation. Mais aussi des regrets d’avoir été stoppés par les Irlandais aux portes de la finale, au regard de leur performance face aux Girondins ? « Tu en as toujours. Mais, si on n’y était pas, c’était comme ça. Je savais qu’on pouvait gagner là-bas », répète le technicien Varois, qui pense toutefois que « le Leinster a vraiment loupé son match contre Bordeaux ». Un match qui a mis en évidence les forces des coéquipiers de Maxime Lucu, qui se sont montrés « très opportunistes. Ils sont terribles, tueurs, terrifiants. Ils marquent des essais à une ou zéro passe. Et quand ils en marquent trois comme ça, c’est très dur ».

    S’il y aura, forcément, de la rotation dans les rangs bordelais, malgré un top 6 encore loin d’être assuré, côté toulonnais, on devra encore composer avec une pléiade d’absents (Abadie, Ollivon, Ribbans, Ludlam, Dréan, Villière, Rebbadj…). De quoi compliquer une nouvelle fois la tâche et se poser des questions sur ce mal trop récurent : « C’est à l’image de notre saison, estime l’entraîneur toulonnais. C’est une question légitime, mais on fera le bilan après. Ce n’est pas une excuse. On a certainement fait beaucoup d’erreurs. Mais il y a des choses positives, avec des jeunes qui ont pris beaucoup de maturité, même si ça n’a pas toujours été le niveau qu’on voulait. »

    Pour ce qui pourrait aussi être sa dernière sur le banc, s’il venait à prendre de la hauteur et à se concentrer sur son rôle de directeur du rugby, Mayol sera à guichets fermés malgré une saison en deçà des attentes : « Ça montre que les supporters sont quand même avec nous, la demi-finale a certainement redonné des frissons. On voulait tellement offrir une finale et un titre, mais ce n’est pas le cas. On peut finir ensemble à Mayol, avec l’honneur et la fierté. » Pour mieux recommencer dans quelques mois.

    25e journée de Top 14

    Dimanche 31 mai, 16h30

    Stade Félix-Mayol, Toulon

    Arbitre : Adrien Marbot

    RC Toulon (probable) : Gros, Baubigny, Gigashvili ; Javakhia, Alainu’uese ; Kpoku, Coulon, Mercer ; Serin (C), Albornoz ; Ferté, Frisch, Brex, Tuicuvu ; Jaminet.

    UBB (probable) : Poirot (C), Sa, Falatea ; Palu, Jacobs ; Swinton, Mattiu Gazzoti ; Page-Relo, Reus ; Tambwe, Moeafana, Rayasi, Mousquès ; Buros

  • Rosmerta se met en fête pour mieux se faire connaître à Avignon

    Rosmerta se met en fête pour mieux se faire connaître à Avignon

    Depuis que Rosmerta a vu le jour en 2018, les épreuves sont dans l’ADN de l’association. Créée en réponse à l’abandon de nombreux mineurs isolés, Rosmerta a installé un squat pendant cinq ans rue Pasteur à Avignon avant d’acquérir sa propre maison destinée à héberger et accompagner une trentaine de jeunes migrants et familles en exil. Un combat de longue haleine que Rosmerta entend poursuivre dans la durée. Pour ce faire, elle organise ce dimanche 31 (16h-23h) une journée festive à la ferme de la Durette. « Cela permet de rencontrer les gens, expliquer notre action d’accueil et de solidarité, faire adhérer mais aussi se retrouver entre bénévoles », indique Giguou Chenevier, une des chevilles ouvrières de Rosmerta.

    L’association redoute une nouvelle épreuve politique en 2027 avec la présidentielle. « Il est essentiel de nous rassembler pour résister de toutes nos forces contre le racisme, la xénophobie et toutes les formes mortifères de l’idéologie de l’extrême droite », enjoint Rosmerta. Face à cela, Guigou Chenevier martèle : « Quand on s’occupe bien des exilés, cela se passe très bien, depuis 8 ans, la plupart des 300 personnes que l’on a accompagnées se sont intégrées comme elles ont pu malgré les difficultés étatiques des titres de séjour. » La journée de dimanche s’annonce donc politique avec des prises de parole (17h30 et 19h), notamment des anciens élus municipaux Julien de Benito et Catherine Gay. La partie festive démarrera à 18h par un concert apéritif (avec le trio Mr Henry & the Parrots), suivi d’un repas champêtre (8 euros)* et d’un DJ set (21h-22h30).

    * Réservations : evenements@rosmerta-avignon.fr

  • [Recette] Poulpe grillé, fava à l’ail confit, fraises et légumes de saison

    [Recette] Poulpe grillé, fava à l’ail confit, fraises et légumes de saison

    Il vous faudra :

    – 100g de pois cassés, une carotte, un oignon et un petit bouquet garni

    – Quelques gousses d’ail, 4 tentacules de poulpe, un citron, 2 oignons nouveaux et 8 à 10 asperges blanches

    – De l’huile d’olive, du sel, du poivre et du sumac en poudre

    – Quelques feuilles de jeunes pousses de mizuna rouge.

    Fava, la purée de fèves grecque

    Pour commencer la recette, il vous est conseillé de cuire les pois cassés pour la fava, une purée de fèves grecque. Pour la cuisson, réalisez un bouillon avec une demi-carotte, pareil pour l’oignon et un petit bouquet garni, jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres. Pendant ce temps, faites confire vos gousses d’ail pelées dans une petite casserole. Couvrez d’huile d’olive et faites cuire à feu très doux.

    Une fois les préparations prêtes, égouttez les pois cassés, ajoutez l’ail confit et mixez avec un filet d’huile d’olive jusqu’à ce que la texture soit crémeuse et lisse.

    Un poulpe fondant et croustillant

    Pour le poulpe, faites-le cuire dans un bouillon de légumes comme pour les pois cassés pendant environ deux heures. pour vérifier la cuisson, n’hésitez pas à y planter la pointe d’un couteau. Quand il n’y a plus de résistance dans la chair, la cuisson est parfaite. Pendant ce temps coupez en deux les oignons nouveaux, épluchez légèrement les asperges et faites-les rôtir avec de l’huile d’olive pour qu’ils soient fondants et caramélisés. Égouttez ensuite le poulpe et faites-le griller sur la plancha 3 minutes ou dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.

    Pour réaliser l’huile citronnée, mélangez huile d’olive et jus de citron, ajoutez du sel et du poivre. Il vous est également possible d’ajouter une pincée d’origan grec dans la préparation.

    Arrive le moment du dressage. Déposez au fond de l’assiette une belle cuillère de fava, déposez vos tentacules de poulpe, vos légumes rôtis et quelques quartiers de fraises assaisonnés à l’huile d’olive. Ajoutez quelques feuilles de mizuna, puis terminez avec l’huile citronnée et une pincée de sumac.

    Bon appétit.

  • [Science] Le goût des mots se cultive tôt

    [Science] Le goût des mots se cultive tôt

    C’est le biais bien connu de la désirabilité sociale : la lecture étant valorisée socialement, quand on demande à un parent combien de temps lit son enfant, il a tendance à gonfler les chiffres. Plus de six heures par semaine en moyenne à l’école primaire, selon les questionnaires remplis pour les besoins d’une expérience au Laboratoire Parole et Langage (LPL), à Aix-en-Provence, avec le soutien du pôle Ampiric. Mais lorsque ce temps de lecture est chronométré avec une application développée au LPL, la moyenne tombe à peine plus de deux heures. « Ce temps de lecture chronométré prédit bien mieux les performances en lecture des enfants, ajoute Brice Brossette, ancien post-doctorant au LPL qui a mené l’étude publiée dans Plos One. Notre nouvel outil permet de mettre des chiffres sur l’impact de l’exposition à l’écrit sur le niveau de lecture. Cela manque car les sciences de l’éducation privilégient des approches qualitatives ».

    Cercle vertueux

    Avec des mesures plus précises du temps de lecture des enfants, les chercheurs aimeraient à l’avenir pouvoir observer des dynamiques. C’est-à-dire voir quand les enfants lisent – à quel moment de la journée ou de la semaine ? -, ce qu’ils lisent, quand ils s’arrêtent et sur quoi ils bloquent. « C’est impossible à voir avec des questionnaires, indique Brice Brossette. Cela permettra de proposer des adaptations personnalisées pour maintenir le goût de l’écrit chez les enfants ». L’idée n’est pas forcément de les contraindre à lire des livres s’ils n’ont pas envie ou n’y arrivent pas, mais peut-être de les orienter vers des bandes dessinées, de les lire avec eux, voire même simplement de faire un jeu maniant le vocabulaire, comme un Petit Bac.

    Cette étude était une première étape dans un projet plus vaste visant à développer une application mobile (Read@Home), avec le soutien de la SATT Sud-Est, pour aider les parents dans l’accompagnement à l’apprentissage de la lecture de leur enfant. « C’est un projet en cours. Nous sommes en train de recruter les familles », glisse Brice Brossette. Le but étant de maintenir dans la durée le cercle vertueux qui fait que plus on lit, plus on y arrive, plus on y prend du plaisir, et plus on lit.

  • Verbalisation des trottinettes etvélos à Montpellier : Vélocité monte au créneau

    Verbalisation des trottinettes etvélos à Montpellier : Vélocité monte au créneau

    À partir du 26 mai, les cyclistes et usagers de trottinettes circulant sur les voies du tramway dans le secteur Clemenceau – Saint-Denis à Montpellier s’exposent à une verbalisation de 90 euros. Dans un communiqué, la Ville rappelle que les plateformes de tramway sont interdites à la circulation des vélos, trottinettes, scooters et voitures, invoquant des risques de collision avec les rames et de chute liée aux rails.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité insiste sur une situation particulièrement dangereuse dans ce secteur du chantier de la ligne 5, malgré « plusieurs phases d’information », la mise en place d’une signalétique et l’aménagement d’itinéraires alternatifs. La Ville affirme que les circulations persistantes sur les voies « empêchent une exploitation correcte du tramway ». Des pavés disposés en quinconce ont même été installés pour empêcher physiquement le passage des vélos.

    Face à cette décision, l’association Vélocité conteste une réponse jugée trop répressive. Pour sa vice-présidente, Hélène Fourot-Quillaud, les comportements des cyclistes s’expliquent avant tout par le manque d’aménagements adaptés. « Le critère principal de déplacement dans la ville, pour beaucoup, c’est l’efficacité », explique-t-elle, évoquant également un retard français dans la prise en compte du vélo dans les politiques urbaines.

    « Encourager plutôt

    que verbaliser »

    Pour Vélocité, la situation actuelle révèle surtout les limites des aménagements cyclables autour du chantier de la ligne 5. L’association estime que la Ville a fait le choix d’écarter les vélos d’une portion de l’avenue Clemenceau, interdite à l’ensemble des véhicules, en imposant un détour jugé peu attractif.

    Selon Hélène Fourot-Quillaud, de nombreuses études montrent qu’au-delà d’un certain allongement du trajet, une partie des usagers refuse de modifier son parcours. D’autres, notamment les familles ou les personnes les moins à l’aise à vélo, acceptent les itinéraires alternatifs uniquement s’ils offrent un haut niveau de sécurité et de confort.

    D’après l’association, ces conditions ne sont aujourd’hui pas réunies. Vélocité dénonce un manque de lisibilité des déviations proposées, avec une signalétique encore insuffisante ou mal positionnée. « Il faut changer des habitudes anciennes, donc il faut une visibilité extrême de l’itinéraire alternatif », explique Hélène Fourot-Quillaud.

    L’association pointe également des défauts de conception sur certains carrefours, notamment un virage emprunté par les bus où plusieurs usagers ont signalé des risques de collision. « Au croisement entre les rues Rondelet et du Grand Saint-Jean, les bus empiètent sur la piste cyclable et les cyclistes les voient au dernier moment, des parents nous ont signalé des frayeurs avec leurs enfants », précise la vice-présidente de Vélocité. Elle demande aussi la mise en double sens cyclable de certaines rues adjacentes afin de rendre les itinéraires plus directs et compréhensibles.

    Si la Ville affirme privilégier une phase de pédagogie avant les verbalisations, Vélocité juge l’approche actuelle insuffisante. L’association redoute que les échanges avec les policiers municipaux chargés de rappeler l’interdiction ne soient pas très pédagogiques avec une obligation à quitter la zone plus qu’une explication de l’itinéraire alternatif à emprunter. Elle réclame donc la suspension des contraventions, plaidant pour « un accompagnement au changement plutôt qu’une logique répressive ».