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  • Narcotrafic : l’État met en avant ses résultats

    Narcotrafic : l’État met en avant ses résultats

    Un bilan positif de par une action commune. C’est le message qu’ont voulu faire passer ce mardi 3 février les représentants des services de l’État engagés dans leur bilan de la lutte contre le narcotrafic. Le nombre de personnes interpellées à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône a augmenté par rapport à l’an dernier, respectivement de 14,2 % et 11 %, les points de deal ont diminué de moitié, passant de 181 en 2021 à 89 à Marseille, de 222 à 114 dans le département. Sur les narchomicides, leur nombre est aussi en baisse de 49 en 2023, à 24 en 2024 puis 20 tués en 2025.

    « Notre stratégie », pose le préfet de région Jacques Witkowski, « ne rien lâcher, agir et encore agir. » Et s’appuyer sur le collectif, avec « la totalité de la puissance étatique en marche, chacun avec ses compétences. » Ses leviers d’action : le quotidien avec « un engagement permanent de la police nationale et de la gendarmerie pour sécuriser les secteurs » et la « poursuite des enquêtes judiciaires », le pilonnage et les opérations de grande envergure, « l’aval » avec des investigations dans « tout un tas de domaines » comme le recel et l’amont avec « des résultats probants » sur le blanchiment et 32 millions d’euros d’avoirs criminels saisis contre 30 en 2024.

    Face à des trafiquants qui se réorganisent, misant notamment sur le « ubershit », le « ubercoke » pour éviter aux consommateurs de se déplacer, policiers et gendarmes ont adapté leurs méthodes. Avec plus de contrôles de « flux » quand au-delà des voitures, les livreurs utilisent parfois des trottinettes, raconte Cédric Esson, directeur interdépartemental de la police nationale. Pour contrer l’arrivée de produits venus de Marseille et d’Avignon, « dans les trains, sur les routes, nous avons investi les transports en commun avec des équipes cynophiles » ajoute le général Pierre Baillargeat à la tête du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône. Des « enquêtes sous pseudonyme » sont aussi menées détaille le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.

    La loi narcotrafic du 13 juin 2025 offre aussi de nouveaux outils. Comme les interdictions administratives de paraître détaille la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Quelque « 150 cette année, ce qui nous permet d’assécher les points de deal », estime-t-elle, rappelant que le contrevenant risque jusqu’à 3 mois d’emprisonnement s’il se fait reprendre. Côté contrôles d’établissements, salle de sport, vendeurs de CBD et autres, ils sont une vingtaine à avoir été fermés dans le cadre des opérations baptisées « Jumbo ». Pour compléter l’arsenal, les expulsions de logements sociaux, avec 36 procédures en cours dont « plusieurs sont passées au tribunal » précise Corinne Simon.

    Apporter une réponse pénale à la hauteur

    Les consommateurs sont aussi dans la ligne de mire. Lors d’un contrôle organisé sur trois jours la semaine dernière mobilisant 1 200 agents dans tout le département, « une personne sur 12 était détentrice de produits stupéfiants » rappelle le préfet, « ils participent au narcotrafic » martèle-t-il.

    Côté justice, le ministère public se fait fort de suivre. Les infractions à la législation des stupéfiants représentent cette année « 24 % de l’activité du Parquet » indique Nicolas Bessone, le double d’une juridiction équivalente, le triple de villes comme Périgueux ou Valence, contre 18 % en 2023, 22 % en 2024. Le nombre de garde à vue dans les affaires de trafic a augmenté, de 15 % passant de 2 406 en 2024 à 2 853 en 2025. « Notre réponse pénale, c’est le déferrement systématique » assume Nicolas Bessone, se félicitant au passage d’une bonne collaboration avec le tout nouveau Pnaco parquet national anticriminalité organisée, mis en place le 5 janvier avec « deux affaires qui ont fait l’objet de co-saisines. »

    Sur les consommateurs, une convention avec la Direction Générale des Finances Publiques (DGFI) a été signée pour assurer le paiement des 10 000 AFD (amende forfaitaire délictuelle) de l’année, 200 euros chacune, les personnes en obligation de soins en ayant été exclues. Des instructions de saisies de voitures ou smartphone commencent aussi à tomber. Un « début » avec 9 téléphones et 4 autos.

    Et le procureur de revenir également sur le travail entamé sur le « haut du spectre » avec de premières saisies d’appartements à Dubaï, des surveillances particulières sur les détenus dangereux qui continuent à gérer leurs affaires depuis la prison.

    Des points de deals qui se déplacent

    Autant de pressions qui ont permis d’avancer mais loin de tout régler. Au-delà des livraisons à domicile, les points de deal se sont déplacés des quartiers Nord vers le centre-ville. Celui du 3e arrondissement restant un point chaud dans le cadre d’un affrontement sans merci pour son contrôle.

    « C’est un travail de longue haleine qui commence à porter ses fruits » commente néanmoins Nicolas Bessone, qui dans le même temps, rappelle que « nous avons affaire à une contre-société » avec une DZ mafia qui fait des conférences de presse, des narcotrafiquants qui proposent du soutien scolaire, de s’acquitter de travaux de bricolage, ou s’organisent en cartel pour s’attaquer à des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire. « Nous sommes désormais un pack, habitués à jouer ensemble » estime le préfet filant la métaphore rugbystique. De quoi assurer un début de première mi-temps, quand pour le moment, les trafiquants ont toujours le ballon.

  • Sanary-sur-mer, une enseignante poignardée par un élève

    Sanary-sur-mer, une enseignante poignardée par un élève

    Une enseignante d’arts plastiques du collège La Guicharde a été poignardée aux alentours de 14h mardi par un élève de 14 ans qui a été interpellé et placé en garde à vue pour tentative d’assassinat, a expliqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.

    «Aucune connotation religieuse ou politique à ce stade» et «on sait seulement qu’il y avait eu des tensions avec cette professeure ces derniers temps, et qu’il lui en voulait, a priori d’avoir fait des rapports à son encontre», a ajouté le magistrat lors d’un point presse sur place avec le préfet Simon Babre.

    Le ministre de l’Education, Edouard Geffray, est annoncé sur place dans la soirée.

    Plus d’informations dans notre édition de mercredi.
  • La Chambre de commerce de Vaucluse mise sous tutelle par la Préfecture

    La Chambre de commerce de Vaucluse mise sous tutelle par la Préfecture

    Finalement, c’était loin d’être « un non événement ». Un terme employé, fin août, par Gilbert Marcelli, président de la chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), lorsque la préfecture de Région avait placé sous tutelle provisoire l’institution consulaire. À l’époque, 4 des 7 membres du bureau avaient démissionné mais le président avait sauvé sa peau en étant réélu confortablement un mois plus tard. Le répit a été de très courte durée.

    Vendredi dernier, le préfet de Région a pris un nouvel arrêté, bien plus lourd de conséquences que celui d’il y a plus de cinq mois : la dissolution de l’assemblée générale et du bureau de la CCI 84 et la nomination d’une commission provisoire, consécutifs aux « dysfonctionnements dans la gouvernance ». En cause encore, « la démission de 22 de ses membres [sur 33] entre le 10 décembre et le 7 janvier », peut-on lire dans l’arrêté. « Dans l’attente de l’installation de la nouvelle assemblée générale et d’un nouveau bureau, résultant d’élections qui seront prévues sous six mois, il est créé une commission provisoire chargée d’expédier les affaires courantes », précise le texte.

    Celle-ci est composée de quatre membres : Stéphane Paglia, président de la CCI du Pays d’Arles et membre de la CCI Paca qui est désigné président et ordonnateur. Mais aussi de Daniel Margot, président de la CCI Paca. Et enfin de deux frais ex-membres de la CCI 84, Richard Hémin et Cédric Ribeiro, celui-ci officiant comme trésorier. « Il faut que ce mauvais chapitre du livre de la CCI de Vaucluse se referme car il n’y a que des perdants », se désolait Daniel Margot, dans La Provence il y a dix jours. Un chapitre qui se répète pourtant puisqu’une tutelle s’est déjà éternisée 30 mois entre 2018 et 2020 pour des problèmes de gouvernance. Mais à l’époque, les élus venaient de listes opposées. Or, aujourd’hui tous les démissionnaires sont issus du même projet né de l’élection de 2021.

    Friture sur la ligne entre président et directeur

    Comme au cœur de l’été, les griefs à l’encontre du président Gilbert Marcelli restent d’actualité. Notamment deux dossiers de fond sur lesquels la CCI s’est impliquée et mouillée financièrement : le rachat du centre de formation Nextech à la barre du tribunal en novembre 2024 pour 3,9 millions d’euros et l’ouverture du restaurant Le Quai des saveurs sur le parvis de la gare centre d’Avignon. Ouvert il y a un peu plus d’un an, le restaurant accuse un lourd déficit (-600 000 euros la première année). Des orientations qui ont pourtant toutes été validées majoritairement par la CCI.

    Mais au-delà de ces sujets, c’est la gouvernance Marcelli qui est en cause, où son management est perçu comme autoritaire et brutal. Nos confrères de La Provence et de l’Echo du Mardi ont documenté une fronde interne contre le président, aujourd’hui en conflit avec son directeur Tomas Redondo alors que les deux étaient jusqu’ici très proches. Selon L’Écho du Mardi, une procédure de licenciement est en cours contre le directeur général pour motif disciplinaire. « La mise sous tutelle, c’est contre productif et déstabilisant pour le département », constatait Gilbert Marcelli dans La Provence. À l’heure où entre autres la CCI risque de perdre la gestion de l’aéroport d’Avignon -la délégation de service public confiée par la Région arrive à terme fin 2026-, cette crise est un mauvais signal pour les acteurs économiques locaux. Sans oublier la centaine de salariés plongés dans le flou.

  • Donner de la voix

    Donner de la voix

    C’est la dernière ligne droite pour s’inscrire sur les listes électorales dans sa commune de résidence.

    D’après l’Insee, en 2022, la part des personnes non-inscrites dans notre région oscille entre 14,8% pour les Alpes-de-Haute-Provence et 20,1% pour les Bouches-du-Rhône avec des chiffres intermédiaires pour le Vaucluse (15%), les Hautes-Alpes (15,3%), le Var (16,2%). Cela représente un nombre considérable d’électeurs potentiels sur la touche avant le match.

    Et pourtant, les élections municipales représentent une échéance fondamentale pour la vie quotidienne, celle de sa famille, de son quartier, de son club de sport, de son association…

    Durant 7 ans, puisque le mandat à venir sera plus long qu’à l’accoutumée pour des raisons d’embouteillage de scrutins à venir, les majorités qui sortiront des urnes les 15 et 22 mars prochain décideront du destin de nos communes. Solidarité, logement, tranquillité publique, environnement, transports, culture, jeunesse… les politiques qui seront menées ne seront pas les mêmes selon les équipes élues.

    Projet contre projet

    Et c’est là tout le sel du débat démocratique et de la confrontation républicaine des projets.

    Au-delà de la lutte contre l’abstention des électeurs déjà inscrits, celle pour l’inscription sur les listes des citoyens qui ne le sont pas ou qui le sont dans une commune qu’ils ont quitté depuis longtemps est un impératif démocratique.

    Elle doit être menée par l’État mais aussi par l’ensemble des forces politiques en présence.

    Quant aux non-inscrits, plus nombreux chez les jeunes et dans les milieux populaires, ils doivent se saisir de ces derniers moments pour pouvoir donner de la voix et défendre leurs intérêts.

  • Budget : les chantiers d’insertion sur la sellette dans le Gard

    Budget : les chantiers d’insertion sur la sellette dans le Gard

    C’est ce qui s’appelle un sacré coup de rabot. Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, le gouvernement prévoit une baisse de 11% du budget alloué aux chantiers d’insertion. Face à ces économies réalisées sur le dos des plus vulnérables, le Département du Gard a réaffirmé « son soutien indéfectible aux Ateliers et chantiers d’insertion (ACI) » par courrier le 22 janvier, et alerté le Premier ministre sur les conséquences à venir.

    « J’ai écrit à l’ensemble des structures pour les informer de la situation, et leur dire qu’on n’était pas en adéquation avec cette décision », confirme Rémi Nicolas, conseiller départemental délégué à l’insertion. Dans le Gard, la perte est estimée à un million d’euros sur une année, l’État fléchant sept millions d’euros vers ces chantiers, contre trois millions pour le Département. Un budget qui finance 1 200 postes par an au total, répartis dans les 37 chantiers d’insertion et les 26 structures (publiques ou privées) présentes dans le département.

    Des structures à flux tendu

    Destinés aux personnes bénéficiaires du RSA les plus éloignées de l’emploi ou en lutte contre les freins à l’emploi, ces chantiers sont considérés « comme un levier stratégique de cohésion sociale », souligne le Département.

    « Nous, nous avons maintenu tous nos financements dédiés à l’insertion », précise encore Rémi Nicolas, qui déplore l’impact néfaste de ce genre de coupes sur un territoire en proie à la précarité. « Ici, 28 000 personnes bénéficient du RSA, et une personne sur cinq vit sous le seuil de pauvreté », ajoute encore l’élu, qui espère que les députés arriveront à faire marche arrière.

    D’autant que la situation financière de ces associations est déjà très fragile. « Beaucoup de nos chantiers sont aujourd’hui à flux tendu. Les financements ne suivent pas l’évolution des charges. Nous avons des inquiétudes vis-à-vis de deux ou trois structures qui pourraient être durement impactées… » Pour l’heure, le courrier au Premier ministre est resté lettre morte.

  • Le Grand Prix de Marseille ouvre la saison en roue libre

    Le Grand Prix de Marseille ouvre la saison en roue libre

    Quand tous les ingrédients sont réunis, et que la mécanique bat son plein, la recette ne peut qu’être un succès. Au départ de Château-Gombert, la 48e édition du Grand prix cycliste de Marseille – La Marseillaise a été au rendez-vous sur tous les points.

    Notamment sportif avec un scénario plaisant et passionnant. « C’était une belle édition tout simplement parce qu’il y a eu de la course », souligne Lilian Calmejane, ancien coureur professionnel et consultant pour Novo19, le diffuseur du Grand prix. « Si on n’a pas suivi la course de l’intérieur ou qu’on n’a pas suivi à la télé, on se dit au final sprint massif, il ne s’est rien passé. Mais ce n’a pas du tout été le cas. Les coureurs nous ont proposé d’énormes mouvements de course depuis l’Espigoulier jusqu’à l’arrivée. Ça a été indécis avec le dernier gros repris à quasiment 500 mètres. Il y a eu du spectacle », poursuit l’Occitan, qui connaît sur le bout des doigts le tracé marseillais pour avoir terminé par deux fois à la troisième place de cette course d’ouverture de la saison cycliste européenne.

    La revanche du « Coq »

    « C’était un sprint massif, mais un sprint massif bien maîtrisé. Bryan Coquard a pris entre guillemets sa revanche, parce que c’est une course qui lui échappait alors qu’il a toujours pris en début de saison », note-t-il, conscient que « le Coq » était passé proche d’un premier sacre en 2021, année où Aurélien Paret-Peintre avait fait la différence dans un sprint final à trois.

    Mais la victoire du Nazairien n’est en rien une surprise. Surtout comparé à la présence de coureurs inattendus dans le top 10, à l’image de Nicolo Buratti (MBH Bank CSB Telecom Fort) et Xabier Berasategi (Euskaltel-Euskadi) qui terminent respectivement quatrième et cinquième au classement général. « Mais ils sortent d’où ? », s’interroge Lilian Calmejane à l’arrivée, persuadé que d’autres surprises surgiront à l’Étoile de Bessèges à partir de mercredi.

  • Les supporters de l’OM mettent un gros coup de pression aux acteurs du club

    Les supporters de l’OM mettent un gros coup de pression aux acteurs du club

    Les tensions autour de l’OM sont montées crescendo depuis l’élimination en Ligue des Champions, à tel point que les groupes de supporters ont réclamé une réunion avec l’ensemble des acteurs olympiens, lundi soir à La Commanderie. Selon l’un des participants, « l’ambiance était plutôt sereine » malgré le contexte. Les discussions ont duré plus d’une heure, où le match de Coupe de France, ce mardi face à Rennes, a été l’un des sujets centraux. « On n’a pas grand-chose à dire, juste qu’on veut la victoire. […] J’espère qu’on a été entendu, après on verra la suite comme vous », lance un supporter à la sortie de La Commanderie. Au-delà de l’état-major, tous les joueurs ont assisté à la réunion et Roberto De Zerbi, l’entraîneur olympien, était accompagné par son staff. Les supporters leur ont promis, selon nos informations, qu’ils vont bien les encourager, mais qu’en cas de défaite, il pourrait « peut-être y avoir 60 000 personnes sur la pelouse », comme le balance un autre supporter. Un débordement qui serait inédit dans l’histoire olympienne.

    Comme un air de 2023…

    Pour rappel, la dernière rencontre au sommet entre les supporters et les acteurs du club remonte à septembre 2023, période où l’entraîneur espagnol Marcelino avait démissionné de ses fonctions, ce qui avait provoqué le très éphémère intérim de Jacques « Pancho » Abardonado, puis la nomination de la légende italienne Gennaro Gattuso.

  • [Entretien] René Villard : « Le journal des combats des salariés et de la ruralité »

    [Entretien] René Villard : « Le journal des combats des salariés et de la ruralité »

    La Marseillaise : Comment percevez-vous l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes à partir du 7 février ?

    René Villard : Je ne peux que m’en féliciter ! J’étais présent au congrès de l’UD 04 où cette idée a été évoquée pour la première fois. J’ai vu la détermination qui a été mise depuis pour y parvenir, je ne peux que la saluer. Cela renoue le fil de notre histoire. Lorsque je militais à l’usine, on diffusait La Marseillaise parce que c’était le journal qui retranscrivait les combats des salariés. Cela a beaucoup manqué quand le journal a dû se retirer de notre territoire que ce soit au niveau syndical ou politique. Avoir un journal qui nous accompagne à nouveau, c’est une très bonne chose !

    Quels sujets concernant votre département, votre commune, ses habitants, vous semblent particulièrement importants à appréhender ?

    R.V. : La santé, la sécurité et le logement, c’est le triptyque de priorités qui figure dans mon programme municipal, je crois que ça correspond aux préoccupations de la population et j’imagine que cela dépasse notre département.

    Vous êtes communiste, vous avez été responsable syndical, engagé sur la reconnaissance des maladies professionnelles liées à l’amiante, quelle place attendez-vous dans nos colonnes pour le monde du travail ?

    R.V. : Ce sont des sujets qui sont très importants pour moi. Quand on a monté le « Comité amiante, prévenir et réparer » (Caper), La Marseillaise avait été au rendez-vous. Le pluralisme des médias est essentiel pour faire apparaître ces problématiques. C’est vrai pour le monde du travail, c’est vrai pour la ruralité aussi. Je me languis d’avoir La Marseillaise sur le bureau le matin. Il faut se battre pour que tous les maires, quelle que soit leur opinion politique, fassent de même.

    L’extrême droite progresse aussi dans les Alpes. Ça vous inquiète ?

    R.V. : On l’a vu lors des dernières législatives. Les gens en ont tellement marre de tout… Ce n’est pas en regardant les chaînes d’info en continu que ça ira mieux. Il faut que La Marseillaise soit attrayante, pour apporter un autre regard sur l’actualité, toucher le maximum de personnes. Nous avons à convaincre tout un tas de gens de s’en saisir. À l’occasion de la diffusion massive du journal le week-end qui arrive, on sera sur le marché de Château-Arnoux-Saint-Auban dimanche 8 février.

    Quels sont les enjeux des JO selon vous ?

    R.-V. : Personnellement, je trouve que c’est une bonne chose pour nos départements. Sans doute encore plus pour le 05 que le 04. Je sais que ça fait débat. Il faut que les investissements tiennent compte de l’existant et des besoins de la population.

  • Un dernier jour de mercato mouvementé à Marseille

    Un dernier jour de mercato mouvementé à Marseille

    Les périodes de mercato se suivent et se ressemblent côté olympien. L’état-major marseillais s’est activé dans les dernières heures avant la clôture définitive, prévue lundi à 20h, pour réaliser quelques retouches dans l’effectif.

    Attendu depuis quelques semaines, le club phocéen a officialisé lundi matin les arrivées de l’Angevin Himad Abdelli (3,5 millions d’euros, bonus compris), milieu offensif international algérien âgé de 30 ans, puis celle de Tochukwu Nnadi, milieu central international nigérian de 22 ans, en provenance de l’écurie belge du Zulte Waregem (6 millions d’euros). Si le nom d’Abdelli est plus parlant, en raison de ses trois saisons et demie passées en Anjou et de sa présence dans le groupe algérien lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, celui d’Nnadi est très estimé hors de nos frontières. « Joueur très physique », « aspirateur de ballons » et « rugueux », comme on peut le lire chez nos confrères belges et nigérians qui critiquent également sa capacité à prendre trop de cartons, la recrue surprise possède de solides atouts.

    Dégraissage massif

    « Je suis content d’être ici. C’est mon premier jour en France. Je suis ici pour jouer au football et me battre pour l’équipe. C’est mon ambition », a-t-il déclaré lors de son arrivée à l’aéroport de Marignane. Pour ne pas accumuler pas trop de milieux de terrain inutilement, l’OM a décidé de se séparer d’Angel Gomes, Matt O’Riley et Darryl Bakola. Le Britannique fait son retour en Premier League en rejoignant Wolverhampton sous la forme d’un prêt payant estimé à environ un million d’euros, assorti d’une option d’achat fixée autour de sept millions d’euros. Le Danois retourne à Brighton, après que les Seagulls ait décidé de casser le prêt en cours. Et le jeune français de 18 ans file à Sassuolo pour la somme de dix millions d’euros. Bakola n’a pas fait le voyage en Italie seul. Le défenseur latéral gauche suisse Ulisses Garcia a également fait ses valises pour rejoindre les Neroverdi sous la forme d’un prêt avec une option d’achat à quatre millions d’euros. Toujours à Sassuolo, le club italien a décidé de lever l’option d’achat d’Ismaël Koné, ce qui permet à l’OM d’encaisser 13 millions d’euros supplémentaires. Dans le même temps, Keyliane Abdallah, vainqueur de la Coupe Gambardella 2024, quitte temporairement la cité phocéenne. Le neveu de Toifilou Maoulida va découvrir le football espagnol, où il a été prêté au Nastic Tarragona, partenaire de la maison olympienne.

  • Un rapport confirme le risque grave pour les agents du bloc à Avignon

    Un rapport confirme le risque grave pour les agents du bloc à Avignon

    Un rapport d’expertise d’un cabinet agréé sur les conditions de travail au bloc opératoire de l’hôpital d’Avignon, communiqué ce mardi 27 janvier au personnel, a conclu « à l’existence d’un risque grave, identifié et actuel, pour la santé et la sécurité des agents du bloc opératoire, nécessitant une action urgente et concertée ».

    Une enquête commandée par la formation spécialisée santé, sécurité et conditions de travail (F3SCT), à la suite d’une alerte pour danger grave et imminent déposée en novembre 2024 et du droit de retrait exercé en conséquence par les agents du bloc. Une étude dans laquelle 87 membres du personnel ont été interrogés, dont 19 ont évoqué des « idéations suicidaires en 2024 ». Le tout relaté dans un document de 121 pages que La Marseillaise a pu consulter. Il met en avant des « indicateurs alarmants », parmi lesquels un absentéisme de l’encadrement « critique » de 39,05% et de 15,10% au sein du bloc, soit « deux fois la moyenne de l’établissement ». Ou encore un turn-over de 40% au sein de l’encadrement, soit « un renouvellement complet en trois ans », de 43% chez les infirmiers en soins généraux (IDE) et de 25% chez les aides-soignants. En réponse, la direction organise une conférence de presse dans ses locaux ce mardi 3 février. Il y a deux semaines, suite à une alerte de la CGT, le directeur Pierre Pinzelli s’étonnait de l’engouement autour de l’audit, affirmant que l’enquête avait été lancée à son initiative. Assurant que c’était un « processus très concerté, très travaillé, très préparé », avec « l’objectif de ne pas créer de zones d’affrontements, de conflits ou de frottements, mais de travailler ensemble ». Et demandait « d’arrêter la personnalisation des choses », le bloc opératoire « n’est pas sous la gestion directe de la direction générale », lançait-il. Le tout alors que les équipes travaillent à la venue de la Haute autorité de santé (HAS) afin de tenter de récupérer la certification du centre hospitalier, perdue justement pour des défaillances liées au service.

    Impact financier

    Dans sa synthèse, le cabinet indépendant liste divers points de dysfonctionnement. Il décrit par exemple un « effondrement managérial », expliquant que « seul un cadre supérieur, arrivé en juin 2025, pilote désormais l’ensemble du bloc, assisté de coordinateurs “faisant fonction” qui cumulent missions d’encadrement et gardes opérationnelles ». Une situation qui « génère un vide managérial critique, empêchant toute régulation quotidienne efficace de l’organisation du travail ». Mais aussi des conditions de travail qualifiées d’« insoutenables », citant des agents qui « décrivent une cadence insoutenable avec des dépassements horaires quotidiens et une impossibilité structurelle de poser les congés ». Ainsi que des « risques pour la qualité des soins », évoquant des agents qui témoignent « des risques importants d’erreurs médicamenteuses, d’une vigilance altérée par l’épuisement et d’une hausse suspectée des infections nosocomiales ». Le tout avec un impact financier estimé entre 375 000 et 450 000 euros par an. Des recommandations sont également formulées en fin de document, telles que l’arrêt des réorganisations du service tant que les « problèmes ne sont pas réglés », la création d’un comité de pilotage, des recrutements « en urgence » ou encore l’octroi de moyens matériels supplémentaires.