Category: accueil-merge

  • L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    L’autoroute européenne de l’hydrogène arrive en 2032

    Deux millions de tonnes d’hydrogène devraient transiter par le golfe de Fos d’ici à 2032 selon les plans de NaTran (ex GRTGaz), transporteur de gaz indépendant porteur du projet Hyfen, sujet d’une conférence de presse mardi matin à Paris.

    Il s’agit d’un gazoduc d’hydrogène partant de Fos-sur-Mer et passant par la Vallée de la Chimie lyonnaise et la Moselle, où des réserves souterraines auraient été trouvées, dans une idée de « corridor européen interconnecté reliant le Portugal à l’Allemagne » d’après Anthony Mazzenga, directeur du développement de NaTran. Il s’intègre au projet BarMar de gazoduc d’hydrogène sous la Méditerranée reliant Barcelone aux bassins ouest du Grand Port de Marseille, à Fos, et vise principalement à alimenter « la stratégie de décarbonation de l’Allemagne basée sur 50% d’hydrogène » dans son mix énergétique.

    Cinq milliards d’euros

    NaTran vise les gros clients industriels comme l’aciériste allemand SHS. « C’est un des secteurs qui auront besoin de l’hydrogène, avec le raffinage et la production d’engrais », détaille le dirigeant. À La Marseillaise sur le territoire, Anthony Mazzenga parle d’un « ouvrage enterré à faible impact paysager, à bonne acceptabilité du public derrière lequel dépend l’avenir industriel de la zone ». Sans rompre « d’accords de confidentialité », l’industriel précise « travailler avec l’ensemble des acteurs industriels du territoire, dont certains maintiennent leur activité ou se diversifient dans la production d’acier bas carbone ou de e-saf », le carburant de synthèse produit à La Mède par Total, consommateur d’hydrogène.

    Cinq milliards d’euros sont engagés par le groupe dans une « perspective de longue durée et un amortissement sur plusieurs dizaines d’années » présente Anthony Mazzenga, de manière « similaire aux investissements sur les réseaux gaz ou électrique ». Reconnu Projet d’intérêt commun (PIC) par l’Europe, Hyfen est en pleine étape d’études, la décision finale d’investissement étant attendue pour 2029 et la mise en service en 2032. Cette décision dépendra de trois conditions pour NaTran : le marché, le cadre législatif avec la transposition attendue du droit européen sur l’hydrogène, et les garanties publiques. « Nous espérons l’apparition d’un mécanisme de lissage temporel des coûts d’ici 2029 pour investir en confiance et à nos clients de se raccorder à prix compétitif », conclut le représentant de NaTran.

  • Les Fêtes de La Marseillaise sont de retour avec les beaux jours

    Les Fêtes de La Marseillaise sont de retour avec les beaux jours

    Samedi 23 mai

    Fête de La Marseillaise Var. Toulon, plages du Mourillon

    entrée gratuite

    De 10h à 20h30. Expositions, village du monde, féministe, librairie, animations, jeux d’enfants, guinguette, restauration rapide. Lectures, fresques, animations, poésies. Concerts Chichi et Banane de 12h30 à 14h30. Tremplin groupes locaux 19h. Concours de boules doté. 2 euros par personne. Débat « la paix » avec des témoins de ces enjeux humains, industriels, diplomatiques et sociétaux.

    https://www.fetelamarseillaise83.fr

    Dimanche 24 mai

    Fête de La Marseillaise Vaucluse. Avignon, île de la Barthelasse, parc des Libertés entrée gratuite

    10h30 Débat « Le rôle social du roman noir ». Repas. 14h15 Théâtre « Emballages », pièce d’André Benedetto compagnie La Parole Rouge. 15h15 Débat. La démocratie mise en péril par le numérique ? Avec Alexandre Basquin, sénateur du Nord. 17h Concert, Reno Bistan. Suivi de la Chorale Sauvage.

    Samedi 27 juin

    Fête de La Marseillaise Alpes. La Bâtie-Neuve, La Carline entrée prix libre

    De 10h à 1h du matin. Débats, bar, restauration concerts punk rock et métal. Groupes Los Fralibos, De Mist, Airain, scène ouverte…

    Contact : 06.76.27.84.73

  • [Entretien] Arnaud Clément : « Nous sommes assurés d’avoir un plateau de très haut niveau à Aix »

    [Entretien] Arnaud Clément : « Nous sommes assurés d’avoir un plateau de très haut niveau à Aix »

    La Marseillaise : La 13e édition de l’Open d’Aix Provence Crédit Agricole débute dans moins de deux semaines, au Country Club Aixois. Le tournoi s’inscrit pour la quatrième année consécutive dans la catégorie Challenger 175. Que représente ce statut pour l’événement ?

    Arnaud Clément : C’est formidable d’évoluer dans cette catégorie. Cela nous permet, chaque année, de proposer des plateaux particulièrement relevés. Lors de la première édition en Challenger 175, nous avions par exemple assisté à un match entre Andy Murray et Tommy Paul. La deuxième année, Alejandro Tabilo s’était imposé et, l’an dernier, le public avait eu droit à un très beau duel entre Borna Coric et Stanislas Wawrinka. En termes de spectacle et de notoriété des joueurs, c’était vraiment remarquable.

    Une première liste des inscrits a été dévoilée, jeudi dernier, avec notamment la possible présence de Cameron Norrie, 24e mondial, ou encore de João Fonseca, 40e mondial et grand spécialiste de la terre battue. Que vous inspire ce plateau potentiel ?

    A.C. : Bien sûr, nous aimerions les accueillir. Mais notre principale incertitude reste liée aux résultats des joueurs lors de la première semaine du tournoi de Madrid. S’ils réalisent un bon parcours, ils resteront là-bas. En revanche, s’ils sont éliminés plus tôt, ils pourront venir chez nous. Cela dit, la première liste est déjà très prometteuse. Nous avons des noms prestigieux, même si leur présence reste à confirmer. Avec une vingtaine de joueurs du top 100 inscrits, nous sommes assurés, quoi qu’il arrive, d’avoir un plateau sportif de très haut niveau.

    Le Monégasque Valentin Vacherot, demi-finaliste du Masters 1 000 de Monte-Carlo samedi dernier, fait partie des joueurs passés par l’Open d’Aix Provence Crédit Agricole à leurs débuts. Le tournoi joue-t-il aussi un rôle de tremplin pour la nouvelle génération ?

    A.C. : J’ai toujours insisté sur cet aspect. Nous accueillons des joueurs de tennis confirmés, mais aussi de jeunes talents que nous contribuons à révéler. Alexander Zverev est venu à deux reprises, Frances Tiafoe et Diego Schwartzman ont remporté le tournoi. De nombreux joueurs passés par Aix très jeunes ont ensuite intégré le top 10 mondial. Et même avant mon arrivée à la tête du tournoi, Rafael Nadal avait lui aussi participé à l’épreuve. C’est une vraie fierté.

    Avec la disparition de l’Open 13 de Marseille, le paysage du tennis professionnel régional évolue. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

    A.C. : Il n’était apparemment plus possible d’organiser le tournoi à Marseille. Les propriétaires ont donc décidé de le délocaliser dans une autre ville. Cela aurait même pu se faire à l’étranger, mais le tournoi reste finalement en France, ce qui est déjà une bonne chose. Malgré tout, c’est une grosse perte. L’Open 13 était le tournoi le plus ancien et le plus ancré dans le paysage du tennis français. C’était un rendez-vous incontournable pour les passionnés. J’espère qu’un tournoi pourra revenir à l’avenir. En tout cas, la région dispose d’infrastructures capables d’accueillir un événement d’envergure.

    Dans ce contexte, une évolution de l’Open d’Aix vers un tournoi ATP 250 pourrait-elle être envisagée ?

    A.C. : Aujourd’hui, ce n’est pas une option réaliste. À partir de la catégorie ATP 250, il faut être propriétaire ou locataire d’une date, et cela représente un investissement entre 10 et 15 millions d’euros. Encore faudrait-il, par ailleurs, qu’un tournoi soit en vente en Europe. On n’est plus du tout sur le même modèle économique. Le fonctionnement actuel nous convient, ainsi qu’à nos partenaires qui ont contribué à la création du tournoi. Passer en ATP 250 impliquerait également un changement de date et de nombreuses adaptations, sans garantie d’une meilleure satisfaction organisationnelle. Bien sûr, avec la disparition de l’Open 13, nous aimerions voir un plus grand tournoi dans la région, mais ce n’est pas une perspective à court terme pour nous.

  • Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Les Hautes-Alpes veulent investir plus pour les mobilités

    Pour ce premier conseil depuis les dernières municipales, le président du Département, Jean-Marie Bernard, a commencé par féliciter « les maires élus sur le territoire, et, à travers eux, l’ensemble des équipes municipales qui sont désormais constituées », et en a profité pour saluer le départ de Renaud Muselier, « un ami et allié de la première heure pour les Hautes-Alpes ». Des mots suivis d’applaudissements pour les succès aux Jeux de Milan-Cortina des deux athlètes paralympiques haut-alpins, Aurélie Richard et Arthur Bauchet.

    Parmi les principales mesures, le conseil départemental a voté la révision du plan pluriannuel d’investissements, passant de 525 millions pour la période 2022-2029 à 594 millions. Jean-Marie Bernard a dressé un objectif de financement supplémentaire de 72 millions pour les mobilités, nécessaires selon lui pour « désenclaver le département » et rénover le réseau routier entre la sortie de l’autoroute et la jonction avec la Nationale 94 à Montgardin, qu’il dit être « dans un état qu’on ne peut plus accepter aujourd’hui ». Le Département contribuera aussi à hauteur de 25 millions d’euros à plusieurs chantiers menés par l’État ou la SNCF en vue des Jeux de 2030, parmi lesquels ont été citées la réalisation de la rocade de Gap, la traversée de la Roche-de-Rame et l’amélioration de la desserte ferroviaire de Briançon.

    Inquiétudes pour les routes gérées par l’État

    Plusieurs élus ont exprimé leurs inquiétudes quant aux lenteurs des chantiers sur la N94, gérée par l’État, en vue des JO. « On n’est pas là pour critiquer l’action de l’État ou des agences régionales, mais on s’aperçoit que quand le Département a la maîtrise d’ouvrages, on a tendance à aller beaucoup plus vite », a relevé Marcel Cannat, vice-président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes. « Il y a quelques jours encore, une grue de 50 tonnes n’a pas pu passer le pont de Savines-le-Lac pour se rendre dans le nord du département. Comment on va faire avec les Jeux dans trois ans ? », a-t-il fait remarquer, mentionnant également les retards pris sur la réhabilitation de la nationale au carrefour de Montgardin et demandant au président Jean-Marie Bernard et à la députée des Hautes-Alpes Valérie Rossi, « d’insister au niveau national ». Jean-Marie Bernard a assuré avoir alerté les acteurs compétents et assuré que le carrefour mentionné « serait révisé dans les temps avant 2029 ».

    L’autre principal thème a été le suivi du plan d’action sur le logement lancé début 2025. Le manque de logement est un problème bien identifié sur le département où 40% des logements sont des résidences secondaires et 10% sont vacants. Aussi, la révision du plan pluriannuel consacre 2,1 millions d’euros supplémentaires pour aider les collectivités dans la rénovation des logements communaux.

  • La 23e édition des Nauticales à bon port

    La 23e édition des Nauticales à bon port

    Sur le port de plaisance de La Ciotat, les tentes blanches ont fleuri, pour la 23e édition du salon nautique des Nauticales. Munis de ciseaux, la navigatrice et écologiste Isabelle Autissier et Bernard Deflesselles, conseiller municipal de La Ciotat et de la Métropole, ont officiellement lancé l’événement organisé par la Métropole Aix Marseille Provence, ce mardi matin. Jusqu’à dimanche, une centaine d’exposants feront découvrir la diversité de la navigation : surf, voiliers, vedettes familiales, catamarans, semi-rigides ou encore bateaux électriques seront exposés hors de l’eau ou à flot.

    Job Dating

    Un rendez-vous important qui n’aurait pas pu se faire autre part pour l’ancien député (LR) de la circonscription Bernard Deflesselles « La Ciotat est rentrée depuis 2019 dans le cercle restreint des plus belles baies du monde, indique le conseiller métropolitain. C’est donc logique et légitime que nous soyons tournés vers la mer et que l’on accueille ce salon remarquable. » Avec ses exposants et ses visiteurs, les quais du nouveau port deviennent pendant ces six jours le haut lieu de rencontres des acteurs économiques du milieu maritime. « Cet événement est une belle chose pour cette filière d’excellence de notre région, celle du nautisme, insiste-t-il. C’est important d’être à leur côté. »

    Cette journée du mardi a d’ailleurs été l’occasion de promouvoir le nautisme comme pourvoyeur de travail avec l’organisation d’un job dating. Organisé en partenariat avec France Travail et la cité des métiers, 25 entreprises étaient présentes pour échanger sur la diversité des métiers liés à la mer avec les participants.

    Une marraine engagée

    Avec pour sous-titre « La mer passionnément », cette édition se veut plus engagée sur la préservation de l’environnement. Un village des associations a été installé avec Sea Sheperd ou l’atelier bleu – CPIE Côte provençale qui lutte pour la préservation de la mer. Une évidence pour le conseiller municipal : « C’est un salon nautique, avec une volonté farouche de défendre l’écosystème. C’est pour cela qu’Isabelle Autissier est notre marraine, parce qu’elle s’est portée en avant sur ces questions-là », explique-t-il.

    Présidente d’honneur de l’association de préservation de la biodiversité WWF, la navigatrice est engagée depuis de nombreuses années dans la préservation de l’environnement maritime. « La mer Méditerranée est un tout petit joyau mais qui est aujourd’hui abîmé. s’attriste la navigatrice. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on sait pourquoi et qu’on sait ce qu’il faut faire : réduire le plastique. »

    Pour les plus jeunes, des ateliers immersifs et interactifs auront lieu cette semaine pour leur faire découvrir la biodiversité méditerranéenne et évoquer sa fragilité.

    Billets sur les nauticales.fr

    9 euros plein tarif, 4,5 euros tarif réduit, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

  • À Aix, un jardin pour mettre les jeunes au travail

    À Aix, un jardin pour mettre les jeunes au travail

    Jardin du Lou Grillet, dans le quartier d’Encagnane, ils sont cinq à avoir empoigné sécateurs, râteaux, pelles et autre matériel de jardinage pour restaurer ce bout de terrain partagé. Depuis lundi, ces ados et jeunes adultes, âgés de 16 à 18 ans, ont intégré un chantier éducatif rémunéré et encadré par les éducateurs de l’association Addap13. Sur une durée de cinq jours, suivant le modèle d’une semaine de 35 heures, le chantier, s’inscrit dans le cadre du dispositif Limit’s (Limiter l’entrée des mineurs dans les réseaux d’économie parallèle) et porté par la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) et en partenariat avec le centre permanent d’initiative pour l’environnement (CPIE) d’Aix et le Collectif d’habitant des 20 000 lieux. « Le but du chantier, c’est de cibler et repérer des jeunes dans la rue qui sont éloignés des dispositifs de droit commun, recontextualise Nicolas Pierantoni, éducateur spécialisé de l’Addap13. L’objectif : travailler pendant 5 jours sur la réhabilitation du cadre de vie dans le jardin du Lou Grillet sur les espaces vie. »

    En amont, les cinq jeunes qui vivent, pour certains, leur première expérience professionnelle ont rédigé papiers administratifs et signé leur contrat, et cela constitue « une partie du travail », expliquent les éducateurs. Ces derniers effectuent quotidiennement un « travail de rue » pour repérer les profils dits « éloignés » de l’emploi, puis maintenir le lien et un suivi, sur la base d’une libre adhésion des jeunes.

    « Une première fois »

    « Les éducateurs sont des traits d’union dans le quotidien », détaille Stéphane Chenallet, éducateur spécialisé pour l’Addap13. Entre deux échanges, un jeune ayant participé à un précédent chantier s’arrête, salue les équipes. Avec l’argent gagné sur son chantier ? « J’ai acheté une paire de baskets, le reste est allé dans ma tirelire », indique celui-ci qui est aujourd’hui employé au sein d’une cuisine à visée sociale.
    « On arrive à 7h sur le chantier, le temps de faire le trajet… et on commence par ramasser les déchets, on est allés à la déchetterie. Les tâches, ça va. On est là, détaille Jessim 16 ans. Je voulais voir ce que donnait le travail dans les espaces verts. C’est la première fois que je fais un chantier comme ça », précise celui qui a signé, ici, son premier contrat de travail. « On a remis à neuf le terrain. C’est pour ça qu’on fait ça, pour qu’il soit bien vu des habitants du quartier », ajoute Hamza, autre jeune travailleur. « Chaque chantier que j’ai fait, j’ai bien aimé. J’ai déjà repeint le chantier au Calendal, ou on a repeint des murs. J’aime bien, le monde du travail », rapporte de son côté Florian, 17 ans. Le groupe aura l’occasion de restituer officiellement son travail ce jeudi.

  • Une orientation budgétaire très politique et contestée à La Seyne

    Une orientation budgétaire très politique et contestée à La Seyne

    Le débat d’orientation budgétaire à l’ordre du jour de cette séance publique a permis un décryptage politique en règle par la gauche du cap pris par la nouvelle majorité RN. Et ce même si l’adjointe aux finances, Isabelle Delyon, a tenu en préambule à désamorcer les critiques, en avouant que c’était davantage « un budget de transition » que « de rupture » construit dans l’urgence et dans un grand climat d’incertitude. Mais qu’on pouvait y lire néanmoins « les premières inflexions ». Et d’insister sur l’environnement géopolitique international particulièrement tendu, l’augmentation du prix des matières premières, l’inflation… Bref, c’est pas terrible mais ce n’est pas de notre faute.

    La conseillère municipale d’opposition du groupe Alternative progressiste, Brigitte Cheinet (PCF) a qualifié ce qui se dessine de politique « d’austérité, sécuritaire plus que de véritable projet pour la ville ».

    Et de pointer clairement les responsabilités. Gouvernemen-tales pour commencer, avec des dotations de l’État en baisse continuelle. L’occasion de rappeler la complicité du RN à l’Assemblée nationale sur ce sujet avec « l’ensemble de l’hémicycle de la droite au RN validant une perte de 5 milliards pour les collectivités [en janvier] ». Et de poursuivre : « Aujourd’hui, à la réponse au besoin de la population, vous proposez moins de services publics en parlant de rationalisation de la masse salariale et en ne remplaçant pas les départs à la retraite des titulaires. »

    Pour Brigitte Cheinet ce budget reflète « une vision à court terme » qui fait l’impasse sur des projets structurants comme celui de la piscine, équipement dont la 2e ville du Var ne dispose pas, ou la construction du tant attendu groupe scolaire Verne-Mabily.

    Peu d’ambition

    Le maire RN Dorian Munoz a nié en bloc accusant même la gauche de mentir, en revendiquant une augmentation du budget consacré à l’école pour la rénovation des établissements dont certains sont dans un piteux état. Et de poursuivre : « Ce n’est pas totalement notre budget […] Un budget en 15 jours c’est impossible […] J’hérite d’une situation. »

    Le premier magistrat dira plus tard partager les constats de l’opposition sur la situation. Et de lâcher : « Depuis que je suis élu j’en découvre des choses ! Sauf de l’argent ! »

    Le chef de file de l’opposition de gauche Stéphane Sacco (GRS), évoque « un budget de repli, davantage guidé par la rigueur comptable que par une véritable ambition pour la ville et pour ses habitants ».

    Pour l’élu le contexte contraint ne suffit pas à expliquer « les choix peu ambitieux » opérés.

    Sur « la rationalisation des subventions » évoquée par la majorité d’extrême droite, Stéphane Sacco met en garde sur les conséquences concrètes sur le tissu associatif et sur « l’affaiblissement de la richesse humaine et sociale de notre territoire ».

    Le conseiller municipal conclut : « Ce budget est insuffisamment tourné vers l’avenir. Il gère plus qu’il ne transforme. Il organise la contrainte plus qu’il ne prépare le développement de demain. » La gauche s’est donc abstenue.

    Le maire a pour sa part affirmé ne pas réduire les subventions aux associations.

    Dont acte.

  • Une orientation budgétaire très politique et contestée à La Seyne

    Une orientation budgétaire très politique et contestée à La Seyne

    Le débat d’orientation budgétaire à l’ordre du jour de cette séance publique a permis un décryptage politique en règle par la gauche du cap pris par la nouvelle majorité RN. Et ce même si l’adjointe aux finances, Isabelle Delyon, a tenu en préambule à désamorcer les critiques, en avouant que c’était davantage « un budget de transition » que « de rupture » construit dans l’urgence et dans un grand climat d’incertitude. Mais qu’on pouvait y lire néanmoins « les premières inflexions ». Et d’insister sur l’environnement géopolitique international particulièrement tendu, l’augmentation du prix des matières premières, l’inflation… Bref, c’est pas terrible mais ce n’est pas de notre faute.

    La conseillère municipale d’opposition du groupe Alternative progressiste, Brigitte Cheinet (PCF) a qualifié ce qui se dessine de politique « d’austérité, sécuritaire plus que de véritable projet pour la ville ».

    Et de pointer clairement les responsabilités. Gouvernemen-tales pour commencer, avec des dotations de l’État en baisse continuelle. L’occasion de rappeler la complicité du RN à l’Assemblée nationale sur ce sujet avec « l’ensemble de l’hémicycle de la droite au RN validant une perte de 5 milliards pour les collectivités [en janvier] ». Et de poursuivre : « Aujourd’hui, à la réponse au besoin de la population, vous proposez moins de services publics en parlant de rationalisation de la masse salariale et en ne remplaçant pas les départs à la retraite des titulaires. »

    Pour Brigitte Cheinet ce budget reflète « une vision à court terme » qui fait l’impasse sur des projets structurants comme celui de la piscine, équipement dont la 2e ville du Var ne dispose pas, ou la construction du tant attendu groupe scolaire Verne-Mabily.

    Peu d’ambition

    Le maire RN Dorian Munoz a nié en bloc accusant même la gauche de mentir, en revendiquant une augmentation du budget consacré à l’école pour la rénovation des établissements dont certains sont dans un piteux état. Et de poursuivre : « Ce n’est pas totalement notre budget […] Un budget en 15 jours c’est impossible […] J’hérite d’une situation. »

    Le premier magistrat dira plus tard partager les constats de l’opposition sur la situation. Et de lâcher : « Depuis que je suis élu j’en découvre des choses ! Sauf de l’argent ! »

    Le chef de file de l’opposition de gauche Stéphane Sacco (GRS), évoque « un budget de repli, davantage guidé par la rigueur comptable que par une véritable ambition pour la ville et pour ses habitants ».

    Pour l’élu le contexte contraint ne suffit pas à expliquer « les choix peu ambitieux » opérés.

    Sur « la rationalisation des subventions » évoquée par la majorité d’extrême droite, Stéphane Sacco met en garde sur les conséquences concrètes sur le tissu associatif et sur « l’affaiblissement de la richesse humaine et sociale de notre territoire ».

    Le conseiller municipal conclut : « Ce budget est insuffisamment tourné vers l’avenir. Il gère plus qu’il ne transforme. Il organise la contrainte plus qu’il ne prépare le développement de demain. » La gauche s’est donc abstenue.

    Le maire a pour sa part affirmé ne pas réduire les subventions aux associations.

    Dont acte.

  • La CGT monte au créneau sur la précarité des travailleurs

    La CGT monte au créneau sur la précarité des travailleurs

    Plusieurs sujets mobilisent actuellement la CGT. Ils ont été présentés ce jeudi 9 avril lors d’une conférence de presse à la Bourse du Travail. L’union locale prépare déjà plusieurs rendez-vous de mobilisation, à commencer par le 1er-Mai. Un rassemblement est prévu à Aix-en-Provence, au départ de la Rotonde, à 10h30. « Nous le ferons de manière unitaire, explique François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Les organisations politiques et associatives ont toute leur place, mais avec les syndicats en tête de cortège. »

    Cette journée de défense des droits des travailleurs, « chômée, payée et conquise », revêt une importance particulière. En effet, les syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont obtenu gain de cause lundi : le Premier ministre ne convoquera pas de Commission mixte paritaire pour évaluer la proposition de loi visant à élargir les possibilités de travail le 1er-Mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé depuis 1948. « Le danger, c’est que c’est une jurisprudence qui risque de menacer le 1er-Mai dans son ensemble, qui n’est pas un jour comme les autres », soulignait François Canu avant cette annonce.

    Crise du carburant

    La CGT sera également mobilisée le mardi 28 avril, à l’occasion de la Journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Selon la CGT, 1 297 décès liés au travail ont été recensés en France en 2024, sans compter la fonction publique, ni les régimes spéciaux. L’Union locale se joindra à l’initiative organisée ce jour-là à Marseille. « Quand des accidents de travail se produisent, ils sont reconnus et officiellement contestés par les comités médicaux et les employeurs. ça va très loin, c’est-à-dire qu’on remet en question des droits acquis et constatés », note Laurent Roi, pour la CGT de l’enseignement privé.

    Autre sujet « urgent » pour la CGT, « la crise que nous connaissons depuis que la guerre a éclaté entre États-Unis et Iran (…) ». « Il y a cette ambiance qui pèse sur tout le salariat et les travailleurs du pays, il y a la volonté d’un gouvernement à préparer nos enfants à faire la guerre, déroule François Canu. La hausse des carburants pèse sur le reste à vivre des salariés, les pensionnés, les retraités, les privés d’emploi qui cherchent du travail… On a confédéralement interpellé Bercy pour l’augmentation générale des salaires, l’encadrement des prix de l’énergie, la taxation des superprofits liés à cette crise et des investissements massifs dans l’industrie et les transports publics. L’argent existe et doit servir à répondre aux besoins sociaux, pas à nourrir des logiques de guerre et de profits. » « Les gens, salariés ou retraités, sont dans une situation très grave », ajoute Baghdad Aamara pour la CGT des retraités.

  • Nouvelle agression d’un infirmier à Marseille

    Nouvelle agression d’un infirmier à Marseille

    Hospitalisé dimanche soir suite à sa blessure à l’arme blanche, l’agent hospitalier de 36 ans est ressorti lundi en fin de matinée. Il avait été agressé par un patient de l’unité temps plein du centre hospitalier psychiatrique, « difficile et potentiellement dangereux », précise la CGT, qui a demandé une F3 SCT extraordinaire (ex CHSCT).

    Le patient, un homme d’une vingtaine d’années, placé sous procédure pénale à la suite d’un homicide commis en 2021 dans le 16e arrondissement, était suivi par les équipes de l’unité de soins complète. « Le mois dernier, une aide-soignante avait déjà été agressée par un patient, Pierre-Édouard Thiebaud, le responsable CGT, nous demandons de faire toute la lumière sur les circonstances de cette nouvelle agression et que soient prises toutes les mesures nécessaires à l’accompagnement des équipes ainsi que la prévention des risques psychosociaux. » Les personnels sont encore sous le choc mais restent mobilisés pour la « défense du pôle littoral et la prise en charge des patients », complète le syndicaliste. Secrétaire du syndicat Sud Santé Sociaux, Kader Benayed fait également état de l’anxiété ambiante : « Ce fait n’est ni isolé, ni imprévisible. Il est la conséquence directe de choix organisationnels dangereux, irresponsables et contraires à la sécurité des professionnels comme des patients. »