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  • Les Kem One endeuillés après un accident à Martigues

    Les Kem One endeuillés après un accident à Martigues

    L’action syndicale des salariés de Kem One à Lavera a pris un coup d’arrêt brutal, mercredi matin. Un accident de la route a impliqué un motard sur la départementale 9 à proximité de l’entrée de l’usine chimique, aux alentours de 8h.

    L’intervention de huit pompiers et de leurs quatre engins de secours n’a pas suffi à réanimer le motard d’une soixantaine d’années, d’après les pompiers 13. L’accident a perturbé un temps la circulation autour des accès à la plateforme pétrochimique, à la sortie du viaduc et autour du rond point du chat noir.

    La CGT a demandé le report des négociations

    D’après les syndicalistes présents à l’entrée de l’usine Kem One, rapidement informés, le motard en question était l’un des travailleurs de l’usine. Vers 9h, les salariés mobilisés avec le syndicat CGT de l’entreprise dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ont collectivement décidé d’arrêter leur mouvement.

    La CGT Kem One a demandé le report des NAO à la direction du groupe, qui a accepté. Le nouveau rendez-vous est fixé au 28 janvier. « On avait même fait attention à fluidifier le passage au tractage et pas bloquer », regrette un syndicaliste présent sur place.

  • [Entretien] Serge Ragazzacci : « Enrayer les plans de licenciements dans l’Hérault »

    [Entretien] Serge Ragazzacci : « Enrayer les plans de licenciements dans l’Hérault »

    La Marseillaise : Ce début d’année est marqué par le chaos international…

    Serge Ragazzacci : On a une situation globale qui est en train de dégénérer. On dénombre plus de 400 morts depuis le cessez-le-feu en Palestine. On voit bien qu’on a une situation de guerre qui continue un peu partout dans le monde autour des questions liées aux ressources, en Ukraine avec les métaux rares, au Venezuela avec le pétrole. On revient à des choses un peu basiques dans le capitalisme, avec des postures très coloniales, les menaces réaffirmées sur Cuba, le Groenland, qu’on est bien obligés de prendre au sérieux après l’enlèvement de Maduro. Il faut donc réaffirmer un message de paix et la nécessité de se mobiliser contre l’avancée de l’extrême droite dans le monde et dans notre pays. On voit malheureusement ce qu’il s’est passé aux USA, avec cette police ICE, l’assassinat de cette mère de famille, les images de chasse à l’homme, des choses qui doivent en faire rêver plusieurs chez nous.

    L’année 2025, d’un point de vue syndical, a été marquée par des luttes victorieuses, notamment sur les retraites…

    S.R. : Ce qu’on a gagné, c’est de maintenir cette question des retraites dans le paysage et de ne rien lâcher. Il y a eu des conséquences politiques et même si c’est symbolique, ce décalage existe. On peut construire dessus pour aller vers la progression. Donc c’est une bonne chose, mais surtout ce qui a marqué l’année 2025, ce sont les luttes dans les entreprises sur l’emploi, les salaires. On a constaté qu’on avait eu une activité soutenue parce qu’on s’est rendu compte qu’on avait fait beaucoup d’actions, de formations. Il n’y a pas eu de relâchement, même si, peut-être, c’est moins visible de l’extérieur car il n’y a eu de grandes manifs.

    Néanmoins, on ne dénombre
    pas moins de 483 plans de licenciements en ce début d’année, il faut amplifier la lutte
     ?

    S.R. : C’est la grande question. Ça va bientôt faire un an que la CGT publie des éléments sur les plans sociaux en cours. Il faut arriver à enrayer le processus, même si on a pu avoir quelques victoires comme le rejet du PSE d’Auchan, le projet de la nationalisation d’Arcelor Mittal. Un certain nombre de luttes sont engagées et c’est sûrement un des grands enjeux de la séquence parce que notre pays est frappé, toujours dans le contexte international, par un déficit de souveraineté. Si on maintient la destruction de notre industrie, le pays va être complètement dépendant de ses approvisionnements en matériel. On l’a découvert en grand en 2020, mais rien n’a changé depuis. C’est ce qui fait le déficit de notre balance du commerce extérieur mais aussi ce qui crée notre dette au niveau de la planète et de la couche d’ozone. On a besoin de réindustrialiser le pays, ce qui veut dire commencer par éviter les grands plans de licenciement et les fermetures d’usines.

    Nationalisation, réindustrialisation, les idées syndicales progressent dans le débat public en 2026 ?

    S.R. : Il faut qu’on arrive d’une part à les partager davantage avec les autres formations syndicales et d’autre part que ce soit repris à la hauteur nécessaire par les formations politiques. Sur un certain nombre de sujets, je trouve que la gauche reste un peu timide. On a une offensive droitière pour revenir sur un ensemble de conquêtes sociales : les 35 heures, le 1er mai, etc. De l’autre côté, on a un peu du mal à trouver une accroche pour garantir quelques points d’appui pour le monde du travail. Par exemple, une nouvelle réduction du temps de travail à 32 heures ; le CDI dans le privé et le statut dans le public redeviennent la norme parce qu’aujourd’hui il y a une forte précarité, une déréglementation. On doit retrouver un droit du travail qui protège et évite de mettre les gens en compétition non pas sur la qualité de leur travail mais sur le statut de leur contrat de travail. La question de l’augmentation des salaires et des pensions est essentielle. Il y a quand même des éléments structurants que le mouvement syndical a mis en évidence et qui doivent être repris beaucoup plus fortement dans le débat public et sans aucune retenue.

  • Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    À jamais les premiers. Une phrase presque devenue un slogan, souvent employée pour mettre en avant la belle épopée des Olympiens lors de la Ligue des Champions victorieuse en 1993. Mais, au-delà du ballon rond, la cité phocéenne peut se targuer d’accueillir en son sein la première course professionnelle du calendrier cycliste, par l’intermédiaire du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Comme le veut la tradition, l’événement se déroule quelques jours avant la grande épreuve voisine de l’Étoile de Bessèges.

    « Ces deux belles compétitions, on les doit aux deux Rolland (Villalonga et Fangille) », rappelle Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Leur passion du vélo et du beau sport a donné naissance au Grand Prix et à l’Etoile. Deux magnifiques compétitions qui sont portées par des bénévoles à l’engagement sans faille », ajoute-t-il.

    Une équipe qui s’est d’ailleurs renforcée avec l’expérience de Jean-Luc Corréard, directeur de course de cette 48e édition, où 19 équipes (4 WorldTeam, 10 ProTeam et 5 Conti) se disputeront la victoire finale. « On a voulu garder cette liaison entre le Nord et le Sud de Marseille », insiste l’emblématique dirigeant de l’AVC Aix, qui connaît les routes de la région comme sa poche. Il a pu le prouver en détaillant l’intégralité du parcours lors de la conférence de presse de présentation, ce jeudi, dans la « salle des rotatives » au siège de La Marseillaise, où « le renouveau du journal s’exprime à travers ces lieux et sa fidélité à son histoire », comme l’a souligné Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal.

    « Le départ fictif aura lieu à Chateau-Gombert (13e arrondissement), avant de prendre le départ en bas de la côte des Termes. On retrouvera le parcours traditionnel, avec des passages par Gréasque, Belcodène et Peynier, pour enchaîner vers le Pas de la Couelle, que l’on surnomme dans le milieu “le petit Galibier” », développe Jean-Luc Corréard, persuadé qu’une première sélection sera déjà faite à ce niveau de la course.

    Finish au Vélodrome

    Les 133 coureurs qui voudront inscrire leur nom au palmarès de cette course d’ouverture de la Coupe de France, rebaptisée FDJ United Series, prendront ensuite la direction du massif de la Sainte-Baume, pour réaliser l’ascension du col de l’Espigoulier. Et si la route des Crêtes a joué le rôle de juge de paix depuis 2020, ce passage périlleux ne sera pas emprunté pour des raisons de sécurité, suite aux conditions climatiques « évolutives de la veille au soir », mais sportives, « pour changer la physionomie de la course ». Le spectacle final se produira sur le boulevard Michelet, devant le stade Vélodrome, comme lors du sacre de l’Américain Neilson Powless, en 2023.

    Parmi les grands noms attendus, le médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, Bryan Coquard (Cofidis), l’ancien champion de France Jordan Labrosse (Décathlon CMA-CGM) et le quatrième de la dernière édition, l’Espagnol Eduard Prades (Caja Rural-Seguros RGA), auront de belles chances de victoire.

    Pour suivre l’actualité de cette 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, un enveloppant dédié à l’épreuve sera proposé autour du journal du week-end des 31 janvier et 1er février. Un compte-rendu de l’épreuve sera réalisé dans notre édition du lundi 2 février.

    Réactions

    Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal « La Marseillaise »

    « La Marseillaise passe un cap important, cette année, puisque cela fait désormais cinq ans que nous avons repris le journal, dont la société éditrice a été poussée dans le précipice par la crise Covid. L’histoire nous a appris l’humilité, nous connaissons la grande fragilité de La Marseillaise. C’est sa liberté aussi, son indépendance des pouvoirs d’argents et cela ne nous prive pas d’ambitions nouvelles. »

    Maryan Barthélémy, directeur des évènements du groupe La Marseillaise

    « Ce 48e Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise représente un enjeu très important pour le journal. Il contribue à son rayonnement à l’international grâce aux nombreuses diffusions audiovisuelles et à tous les articles de presse déjà parus dans la presse spécialisée cyclisme, bien entendu dans le quotidien La Marseillaise et sur les réseaux sociaux. Cela ne va faire que s’amplifier jusqu’au jour J. »

    Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Les 19 équipes au tableau sont d’ores et déjà appelées à nous donner un beau spectacle et au Grand Prix une belle compétition qui, sans aucun doute, ralliera le public. Le 1er février sera une belle journée pour la Coupe de France de cyclisme et pour le rayonnement de La Marseillaise. Que tous ces hommes et ces femmes de Bessèges ou de Marseille soient remerciés pour leur engagement et leur fidélité. »

    Jean-Luc Corréard, directeur de course du GP Cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Je suis très heureux et très fier du challenge qui m’a été proposé de prendre la direction de cette épreuve. Depuis quelques semaines, je travaille avec une équipe formidable. C’est là que le sens du mot bénévole ressort complètement, on avait tendance un peu à l’oublier. Et moi-même étant dans le monde du vélo, comme Claudine (Fangille) et Patrick (Sorin), ça me donne envie de repartir pour 30 ans. »

    Pierre Huguet, adjoint au maire de Marseille chargé de l’éducation

    « Nous sommes fier d’accueillir cette 48e édition du Grand Prix Cycliste de Marseille – La Marseillaise. Le trajet, qui va du Nord au Sud de la ville, rappelle son unité. C’est important pour la Ville, parce que cette course ouvre le calendrier européen et la Coupe de France. Marseille est une terre de sports et se conjugue aussi avec le cyclisme. Il correspond également à notre politique sportive : du sport pour tous. »

    Claudine Fangille, directrice et fille du créateur de l’Etoile de Bessèges

    « Je suis à l’Etoile depuis toujours, parce qu’elle est plus âgée que moi. J’ai connu la fusion quand Rolland Villalonga a rencontré mon papa à Lunel. La jonction entre l’Etoile et le journal La Marseillaise a eu lieu en 1987. Et, depuis, notre amitié n’a pas changée. Comme celle qu’ont connu les deux Rolland. Ils se ressemblaient beaucoup. Nous sommes ainsi tous devenus une grande famille. »

  • L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    L’esprit de Claude McKay éclaire » le présent à Aix

    « Ce n’est pas une création sur Claude McKay. Elle montre plutôt comment sa pensée peut nous éclairer aujourd’hui », prévient le réalisateur Mathieu Verdeil, créateur, aux côtés du saxophoniste et flûtiste Lamine Diagne, de Kay ! Lettres à un poète disparu, qui prend ses quartiers vendredi 16 janvier sur la scène du Théâtre du Bois de l’Aune. Un spectacle gratuit offert par la Région Sud dans le cadre de la « tournée mosaïque ».

    Irriguée par des images d’archives, cette création musicale et vidéo noue un dialogue avec l’esprit de Claude McKay, poète vagabond et fils de fermier jamaïcain débarqué en 1912 aux États-Unis, avant de fuir les persécutions raciales du Sud pour New York et agiter le mouvement de renouveau artistique et littéraire afro-américain, Harlem Renaissance, qui inspira plus tard la Négritude chère à Aimé Césaire et Léopold Senghor. Comme le rappelle Mathieu Verdeil, Kay ! Lettres à un poète disparu « met en lumière sa pensée qui questionne alors déjà la mondialisation, la colonisation. On retisse l’histoire depuis les lynchages aux États-Unis qui font écho au mouvement Black lives matter »

    Des « eaux lointaines » mais pourtant si proches

    « Si nous devons mourir, que ça ne soit pas comme des porcs. Traqués et parqués dans un enclos infâme, tandis qu’autour de nous, des chiens aboient fous de rage et de faim, se moquant de notre sort maudit », écrit en 1919, Claude McKay, dans la première strophe d’If we must die. Un poème révolté contre le Red summer, émeutes qui avaient fait des centaines de morts dans l’Amérique ségrégationniste d’alors. Le spectacle dresse ainsi en écho « le tableau des luttes pour l’émancipation des noirs aux États-Unis », résume Lamine Diagne.

    Autour de ce musicien, l’incandescence lucide du poète résonne au rythme du jazz et du hip-hop, au sein d’un quintette composé aussi du guitariste Wim Welker, du pianiste Ben Rando, du contrebassiste Christophe Lincontang et du batteur Jérémi Martinez. Le jazz, comme cette musique que Claude McKay a pu entre autres entendre sur les quais de Marseille et dans le quartier réservé, derrière le Vieux-Port, au milieu des années 1920. Dans cette « fosse », un quotidien au bouillonnement culturel et interlope où navigue « le prolétariat pittoresque venu des eaux lointaines, mer des Caraïbes, golfe de Guinée, golfe persique, golfe du Bengale, mer de Chine, archipel indien », tel qu’il l’écrit dans son roman culte Banjo (1929). Une longue escale de McKay qui apparaît évidemment dans Kay ! Lettres à un poète disparu.

    Vendredi 16 janvier à 20h30. www.boisdelaune.fr

  • Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    Ce que dit la décision de l’ARS pour arrêter la chirurgie à l’hôpital d’Apt

    « L’ARS a détruit des gens. » Lundi soir, au sein de l’Hôtel de ville d’Apt, on ne décolérait pas contre la décision de l’agence régionale de santé de mettre un terme à l’activité de chirurgie à l’hôpital. La Ville organisait une soirée de remerciements au personnel et ensemble de soutiens, mobilisés pendant six mois contre ce choix.

    Une décision qui a pris effet au 31 décembre et qui est officiellement en vigueur depuis le 6 janvier. Consultée par La Marseillaise, la « décision de suspension totale et immédiate de l’autorisation d’activité de soins de chirurgie » est motivée par la dissolution du groupement de coopération sanitaire de moyens (GCS) entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt. Un outil classique de coopérations entre établissements pour mutualiser les moyens mais aussi les autorisations d’activités. « L’autorisation de chirurgie a été subordonné à la condition particulière de mettre en œuvre cette autorisation d’activité dans le cadre d’un GCS », estime l’ARS dans ses motivations. Or, ce GCS a été dissous au 31 décembre dernier. « L’engagement auquel était assorti l’autorisation de chirurgie n’est plus respecté (…) dès lors l’autorisation peut être suspendue ou retirée », justifie l’ARS.

    La fin de l’activité chirurgie à Apt avait été annoncée en juin dernier. Pourtant, dès début septembre 2024, l’hôpital d’Avignon a entamé la manœuvre, par un courrier de son directeur Pierre Pinzelli « notifiant sa demande de retrait du GCS entre le centre hospitalier d’Avignon et le centre hospitalier d’Apt ». Ce GCS avait pour mission initiale de « fluidifier la filière de prise en charge des patients sur le pays d’Apt et conforter l’accès aux soins spécialisés en établissements publics ». Un accès aux soins qui se fait désormais à… Cavaillon. Curieuse conception.

  • Le cadastre d’Orange va fermer en septembre

    Le cadastre d’Orange va fermer en septembre

    L’antenne d’Orange du SDIF (Service départemental des impôts fonciers), plus communément appelé le cadastre, va fermer ses portes le 1er septembre prochain et déménager à Avignon.

    Pour une intersyndicale des finances publiques de Vaucluse, constituée de Solidaires Finances publiques, CGT Finances publiques et Force ouvrière DDFIP 84, c’est « l’illustration de la diminution du service au public à la DGFIP », confient-ils dans un communiqué de presse commun. Le service permettait notamment aux administrés du nord du département de régler leurs problématiques liées aux taxes foncières. « Je pense notamment aux personnes habitant à Valréas et qui devront aller jusqu’à Avignon pour une évaluation foncière ou une rétention. C’est encore un service public qui s’en va dans un département rural et l’un des plus pauvres de France », abonde Henri Santucci, co-secrétaire de la CGT Finances publiques en Vaucluse.

    Une décision confirmée par la Direction départementale des Finances publiques (DDFIP), qui la justifie en assurant que « 95% des rendez-vous pris se réglaient en amont par téléphone, car les agents appellent systématiquement les personnes concernées et que le déplacement n’était très souvent pas nécessaire ». Elle précise donc que l’impact d’une fermeture « était minime » et qu’« il n’y a plus aucune raison de rester là ». Les six employés du cadastre vont soit être mutés à Avignon, seul service du genre encore ouvert en Vaucluse, soit être intégrés dans d’autres services du site des Finances publiques d’Orange. « Tout le monde reste en Vaucluse », assure la direction, qui précise que cette décision avait été annoncée aux salariés du site au printemps dernier.

    Aspect historique

    Les syndicats appuient également sur l’aspect historique de cette décision. Le cadastre étant, d’après eux, « inscrit au patrimoine de la ville depuis 2 000 ans », avec les premiers plans cadastraux de la commune, qui dressent l’inventaire de ses propriétés foncières ainsi que l’emprise au sol des bâtiments qui les occupent, datant de l’époque romaine.

    Ils craignent également des fermetures en cascade. « Pour rappel, huit trésoreries du département ont été supprimées pour créer trois services de gestion comptable, de véritables “usines à gaz” déconnectées du réseau, avec un accueil physique réduit à la portion congrue », poursuivent-ils dans leur communiqué. Ils exigent dans cette même lettre « le maintien des antennes et la transformation de celles-ci en services de pleine compétence pour répondre aux besoins des contribuables », et particulièrement à Orange, où ils craignent que le bâtiment ne soit totalement déserté à terme.

  • Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Ce n’était plus qu’une formalité. Après avoir annoncé il y a 20 jours entrer en négociations avec David Fournier (PS) et « l’union de la gauche » aux municipales, Benoît Belvalette a transformé officiellement l’essai ce jeudi lors d’un point presse. Le candidat Place publique était déjà présent samedi dernier à l’inauguration du local de campagne de David Fournier. « C’est un moment fort de la campagne », estime Benoît Belvalette, « même si c’est douloureux et qu’il y a un travail de deuil » de ne pas avoir à conduire une liste.

    Fin décembre, celui qui est aussi co-référent Place publique 84 reconnaissait que le sondage paru dix jours plus tôt et le créditant de 2% avait douché tous les espoirs. « Ce n’est pas un échec, on est une jeune formation, désormais on entre dans une autre étape de campagne », veut-il garder le sourire. Il insiste sur le fait que « le risque RN et l’intérêt d’Avignon » sont bien plus importants que les ego. Et d’adresser un message à Paul-Roger Gontard (La Convention), autre adjoint sortant encore en lice : « Tu fais un mauvais choix si tu maintiens ta liste, il faut être responsable et rejoindre l’union de la gauche. » Une supplique qui vise aussi, sans trop d’espoir, le PCF et Génération.s. Mais ces deux partis de la majorité doivent officialiser, aux côtés du collectif Avignon citoyen, ce vendredi leur soutien à la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    Après Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste, David Fournier enregistre donc un soutien supplémentaire. « Vous apportez de la fraîcheur et des attitudes saines, cet élan a bousculé en bien l’échiquier politique », remercie David Fournier.

    Le premier adjoint en lice

    Celui-ci a accordé trois places éligibles et une charnière à Place publique. Benoît Belvalette, Maurine Monnard et Claude Nahoum, actuel premier adjoint, devraient truster ces sièges. « Si on n’a pas de convergences programmatiques, on va droit dans le mur », prévient Benoît Belvalette, qui réfute donc toute « alliance de circonstances ». Fort soutien à la jeunesse, évaluation des politiques publiques ou renouvellement des élus sont édictés en priorité. Fin décembre, le chef de file de Place publique souhaitait un renouvellement de 2-3. « On est revenu dessus, c’est plus compliqué à appliquer dans une large union », pondère-t-il. N’attendant pas qu’on lui pose la question, Benoît Belvalette évoque le sujet LFI, une ligne rouge pour Place publique : « On n’a pas changé, un accord n’est pas possible pour nous. » Même au second tour ? « On prendra une décision collégiale, l’avis de Place publique sera important », tranche David Fournier quand, mardi, LFI s’était montré ouvert au dialogue.

  • La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    Après une petite mise au point politique rappelant que certains ont fait le choix de ne pas s’intégrer à la démarche de rassemblement des forces progressistes, la tête de liste d’Unis à gauche, Stéphane Sacco (GRS) a enjoint à ne pas se tromper de combat. « Nos seuls adversaires ce sont la droite et le cirque politique qu’elle impose aux Seynois, et l’extrême droite », précise-t-il. Ce qui signifie que « la porte reste donc ouverte à ceux qui partagent les mêmes valeurs ».

    Et de dérouler les grands points du programme qui va être proposé aux électeurs. Avec pour commencer, la création au sein de l’équipe municipale d’une mission inter-délégations dédiée à l’écologie. Afin que chaque projet puisse être analysé à l’aune de son impact environnemental, sanitaire et social.

    Pour une ville solidaire

    Parmi ces derniers, la réhabilitation du centre-ville qui devra être pensée comme un écoquartier. Mais aussi le développement des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque sur les bâtiments publics. L’équipe s’engageant également à favoriser les circuits courts en renforçant les Zones agricoles protégées et en mettant en place un plan alimentaire territorial.

    Et tout cela en rendant les habitants acteurs de la transition par « la création d’une véritable assemblée citoyenne de l’écologie ».

    Stéphane Sacco a rappelé ensuite que « la première des sécurités c’est d’avoir un toit et de pouvoir se loger dignement », en mettant en avant les 3 000 demandes de logements sociaux en attente sur La Seyne pendant que 500 appartements sont laissés vacants.

    Et de poursuivre : « Nous créerons un service municipal du logement pour accueillir, orienter et aider les locataires. »

    Autre axe fort qui va guider l’action de la nouvelle équipe municipale : le développement des services publics de proximité, afin que « la mairie soit la République au coin de la rue ».

    « Il est temps de recommencer à investir pour notre ville afin d’améliorer le quotidien de ses habitants et répondre à leurs besoins », a entonné ensuite Stéphane Sacco. Ne serait-ce que pour se doter des équipements dignes d’une commune de plus de 60 000 habitants.

    Avec pour commencer, « un cinéma proposant une offre à la fois grand public et art et essai ». Le site envisagé étant celui de l’ancien commissariat.

    Mais aussi, poursuit-il, une Maison de l’industrie et de la mer. « L’identité industrielle et ouvrière de La Seyne-sur-Mer n’est pas une mémoire figée, elle est un patrimoine vivant, un levier de développement, et un socle pour construire l’avenir », insiste-t-il. Celle-ci serait dotée d’un lieu d’exposition et d’une salle polyvalente à disposition des associations et des acteurs culturels.

    « Nous agirons également tout de suite pour rouvrir en gestion publique la piscine restée fermée trop longtemps, qui est essentielle pour les scolaires, les associations sportives et les familles », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Nous voulons une ville humaine, solidaire, qui va de l’avant et prépare l’avenir… Nous sommes l’antidote au RN. »

    Puis en citant Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce soit fait. » Une conclusion qui a entraîné un torrent d’applaudissements dans la salle.

    Et aussi

    Plus d’éducation populaire

    Isabelle Renier (l’Après) est intervenue sur la situation dans les quartiers populaires où se cumulent les inégalités sociales. « Trop de jeunes grandissent avec moins de perspectives que les autres, trop de personnes âgées doivent choisir entre se chauffer ou se soigner », lance-t-elle, en rappelant que la pauvreté n’est pas une fatalité. L’équipe de Stéphane Sacco entend donc renforcé entre autres l’éducation populaire et le soutien aux associations structurantes.

    Un centre de santé

    Brigitte Cheinet (PCF) a pointé de son côté que « l’accès aux soins devient une urgence nationale et territoriale ». Et rappelle que certaines villes ont déjà mis en place un centre de santé public en lien avec l’hôpital. Et que c’est vers ce processus que compte s’engager la gauche avec « un système qui remette l’humain, la solidarité et l’égalité au cœur de la santé ».

    Nouvelle traversée

    Au sujet de la traversée du port, Éric Marro lance : « Oublions les idées de pont ou de tunnel très chers… »

    L’idée est plutôt de profiter de donner au centre-ville un grand espace public qui pourra jouer un rôle de catalyseur commercial. Et de déplacer les voies de circulation en supprimant les angles droits qui provoquent les bouchons, tout cela en gagnant sur la mer. Les bateaux déplacés seraient relogés à côté de la Société nautique des Mouissèques.

    Ville de sport

    Valérie Romboni (GRS) a précisé que « la pratique sportive doit être accessible à tout le monde, peu importe le niveau de pratique, l’âge, le genre, les revenus, le quartier, pour les personnes valides comme celles en situation de handicap ». En rappelant qu’investir dans le sport pour tous, c’est investir dans la santé publique, dans la jeunesse, dans le lien social. Et faire le choix d’une société plus juste et plus égalitaire.

  • La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    Si les noms de colistiers proches et le programme restent encore à déterminer, la liste à gauche lance publiquement sa campagne. Rangée derrière Marc Pena, député PS de la 11e circonscription, la liste d’union Aix Avenir, composée des forces de gauche et écologistes (hors LFI), s’est affichée, mercredi soir dans son local rue Granet, derrière son candidat, pour une première rencontre avec le public. Marc Pena est d’ailleurs le premier des quatre candidats en lice pour le fauteuil de maire à avoir tenu une rencontre publique dans un contexte de campagne qui commence à peine à frémir. Chez Philippe Klein (Hor), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), les meetings n’ont pas encore commencé. Sophie Joissains, maire sortante (UDI), n’a toujours pas officialisé sa candidature.

    Chez Aix Avenir, c’est donc l’épineuse thématique du logement qui a été choisie pour rassembler les premières foules. Un débat animé par divers acteurs sur le sujet, dont Agnès Daures (DVG), conseillère municipale d’opposition dans le groupe Aix-en-Partage mené par Marc Pena, et commenté par les chefs de file des composantes de l’union. Pour le candidat, Aix « fait face à une crise du logement d’une ampleur inédite (…) notre ville ne respecte pas la loi SRU et accuse un déficit de près de 3 000 logements sociaux ».

    Promesses

    Avant d’annoncer : « Nous mettrons en œuvre une politique du logement d’abord, en considérant qu’avant toute autre aide, la priorité est de permettre à chacun d’avoir un toit », avec « une transparence totale dans les procédures d’attribution des logements », un « encadrement des loyers » et une « lutte contre les logements vacants et une régulation ferme des locations à courte durée ». Outre les promesses de campagne, le constat de mal logement est là, parmi les intervenants et le public militant, comme curieux. L’une des habitantes d’Encagnane évoque les nuisibles, le froid subi dans cette résidence. Un autre, participant aux maraudes sociales pointe le manque de solutions pour sans-abri : « J’en connais deux qui sont décédés sur la période [hivernale, Ndlr.]. » Constat similaire pour Emma Rose, cette étudiante dont la thèse est axée sur les solutions accueil des personnes à la rue dans Aix. Insalubrité, appartements qualifiés de passoires thermiques, logements délaissés… L’éventail des problématiques est large, le rôle de la majorité pointé du doigt. « On a en face de nous une municipalité bourgeoise et de droite dont le moins qu’on puisse dire c’est que le logement pour tous n’est pas sa priorité, et qu’elle préfère la spéculation immobilière au logement social. Ça campe le décor », pointe Agnès Daures. « Il va falloir se battre pour gagner deux fois. D’abord pour que Marc [Pena] soit élu maire : c’est déjà de ça qu’il s’agit. Le second combat est celui du jour d’après. (…) Il va falloir se battre pour que la commune ai les moyens d’appliquer tous les projets, toutes les propositions qu’on a entendues ce soir. C’est la deuxième étape du combat politique », estime David Tessier (PCF). À suivre.

  • Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    La campagne officielle n’a pas démarré, mais Bruno Gilles (Horizons) est déjà dans le dur. L’ex-député-maire du secteur, candidat de la droite sur les 4e et 5e arrondissements pour les municipales, dénonce une tentative de déstabilisation. « C’est la première fois en quarante ans que je dépose trois plaintes en quinze jours », explique l’ancien patron de la fédération LR des Bouches-du-Rhône. La première pour des menaces de mort, a été déposée le 19 décembre. La deuxième suite au cambriolage de sa permanence, date du 29 décembre, et la dernière pour harcèlement, diffamation et dénonciation calomnieuse, du 9 janvier. « Ça prend de l’énergie, du temps et de l’argent », souffle-t-il.

    Violence politique

    Au cœur de la polémique, le portail de la cité HMP des Chutes Lavie, installé en 2019 par l’assemblée de copropriétaires. « Je n’étais même plus maire, mais on me fait porter le poids de tous les mécontents de ce portail », s’agace Bruno Gilles, accusant à demi-mot l’actuelle mairie de secteur d’en faire une affaire politique avant les élections. « Une histoire hallucinante s’écrit. Dans le quartier, on me dit : mais pourquoi as-tu fermé ce portail ? En gros, je suis un méchant. Donc, je dis stop ! Je n’y suis pour rien », martèle l’élu de droite, acculé dans son fief. « S’attaquer aux Chutes Lavie où je suis né, où je vis depuis trois générations, où j’ai mes meilleurs bureaux de vote… J’y fais plus de 60% au 2e tour en triangulaire. Peut-être qu’ils veulent ronger ce petit os jusqu’à la moelle ? »

    Romain Simmarano (Ren), porte-parole de Martine Vassal, candidate (DVD) à la mairie centrale, est venu en soutien. « C’est le symbole d’une violence politique qui rappelle des époques qu’on croyait révolues. Et le silence de l’héritier des méthodes Guerini, qui est Benoît Payan, est un silence coupable », tance le protégé de Renaud Muselier. Lui, choisit de taper sur le maire (DVG) de Marseille au moment ou sa candidate est distancée par le candidat (RN) d’extrême droite dans le dernier sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA.

    Dans ce climat plombant, Bruno Gilles esquisse des projets : piétonniser une partie du boulevard Chave, sécuriser les abords des écoles, réaménager la place Sébastopol. Rappelant son opposition à l’implantation de la Halte soin addiction, il plaide « la concertation », critique « les décisions imposées » arguant que lui « sait faire ». Le fiasco de la concertation sur la réhabilitation de la place Jean-Jaurès, sous le dernier mandat Gaudin, n’en est qu’un contre exemple.