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  • [Recette] Le carrot cake aux carottes purple haze et son glaçage

    [Recette] Le carrot cake aux carottes purple haze et son glaçage

    Il vous faudra :

    – 100 g de farine

    – 1 sachet de levure chimique

    – 60 g de noix de coco râpée

    – 100 g de beurre

    – 1 c.à c. de cannelle, gingembre et cardamome ou 2 c. à s. de mélange pour pain d’épices

    – 2 œufs

    – 170 g de carottes violettes

    – 100 g de sucre en poudre

    – Cream cheese, sucre glace et gousse de vanille ou arôme

    Une pâte compacte

    Pour commencer, épluchez vos carottes violettes ou purple haze. Râpez ensuite avec un robot spécial ou une mandoline. Si jamais vous achetez les carottes en grande quantité, Dzovig vous conseille de les conserver dans un tupperware avec de l’eau au frais pour ne pas qu’elles s’abîment. C’est valable pour tous les légumes qui poussent dans la terre.

    Mettez ensuite dans un saladier la farine, la noix de coco, le sachet de levure chimique, les épices que vous avez en fonction des deux possibilités, le sucre, les œufs et mélangez bien le tout. Vous obtenez une pâte un peu granuleuse ce qui est normal.

    Ajoutez ensuite le beurre que vous aurez fondu préalablement puis les carottes râpées. Mélangez de nouveau pour obtenir une pâte. Réservez. Beurrez le plat au pinceau si possible en utilisant les restes de beurre fondu que vous avez utilisé dans la recette.

    Versez la pâte dans le plat à la main, étalez bien pour mettre tout au même niveau. Faites préchauffer votre four et enfournez à 180° chaleur tournante, pendant 40 minutes.

    Un glaçage généreux

    Pendant que la cuisson est en train de se faire, vous pouvez réaliser un glaçage qui viendra ajouter de la gourmandise au gâteau. Pour cela pas de mesure exacte nécessaire. Vous pouvez l’adapter à la taille de votre gâteau. Pour cela, mélangez au batteur électrique du cream cheese type Philadelphia, du sucre glace et de la vanille soit en grattant une gousse soit avec de l’arôme en fonction de ce que vous avez sous la main. Réservez au frais.

    Une fois que le gâteau est cuit, attendez qu’il refroidisse un peu et étalez le glaçage par-dessus. Vous pouvez également y déposer des noix de pécan et saupoudrer de cannelle pour la déco et le croquant !

  • [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    Sanseverino : Oui c’est un peu ça l’idée, même si on peut pas faire fermer leur gueule aux gens car ils ont la bouche un peu trop lourde. En tout cas, on essaie de leur dire que c’était pas mieux avant, mais c’est juste qu’ils ont perdu leur jeunesse, moi y compris. Après, c’est vrai que le monde actuel est critiquable. Regardez les horreurs qu’il se passe en ce moment aux États-Unis par exemple. Mais cet album, c’est aussi pour dire aux jeunes gens : « Courage, on va s’en sortir. »

    Dans votre album, vous dressez tout de même un tableau de la société peu reluisant à bien des égards. Quelles sont les lueurs d’espoir que vous décelez dans notre époque alors ?

    Sanseverino : C’est juste en y croyant qu’on va s’en sortir. Il faut chercher absolument à être heureux. Moi, je ne peux rien contre l’ICE. Que puis-je faire depuis chez moi en chaussettes, si ce n’est commenter des posts, contre cette milice ultra-violente, cocaïnée et défendue par un énorme pouvoir ? On ne peut pas se dire chacun dans son coin « tout est pourri » et se contenter de ça. Il faut faire des rencontres, des amis, des amours, consommer de l’art, être curieux de tout… C’est possible d’être heureux, sans oublier d’être solidaire avec les gens qui souffrent.

    Sur le titre éponyme de l’album, vous pointez « ceux qui disaient fuck off, rebelles de circonstance, se noient dans la Smirnoff et ont viré vieille France ». À qui pensez-vous en particulier ?

    Sanseverino : Pas à des gens connus, mais plutôt des copains qui ont quitté le perfecto pour, soit finir par devenir RN, soit baisser les bras. En vieillissant, on fatigue tous. Des gens votaient pour le Parti communiste il y a bien des années et votent RN aujourd’hui. Un truc par facilité qui les empêche de réfléchir. Après, la lutte est difficile. Les idées de gauche sont moins faciles à défendre parce qu’elles sont larges et contre le profit. Alors que celles de droite, sont plus simples et consistent à dire : « laisse-moi, je veux être tranquille et bourré de pognon ».

    Tentez-vous de ramener ces connaissances aux idées rances sur le chemin de la justice ?

    Sanseverino : Si je le fais, j’essaie de rester ouvert. Quand on a des amis, c’est pour la vie, même s’il a fait des conneries comme celles-là. Tant que les gens restent dans la discussion, moi, je veux continuer à parler avec les gens qui ne sont pas du même avis que moi. Ça me rappelle un peu les repas de fête où on se retrouve attablé avec le tonton facho. Après, avec ceux-là, faut éviter de parler de certains sujets car on sait comment ça va se finir et il ne changera pas d’avis.

    Sur le morceau « On n’est pas bien là ? », vous décrivez cette drôle d’époque où « on voit des flics courir derrière des pauvres geeks qui manifestent contre leur licenciement économique ». Qu’est-ce que vous inspire la situation sociale en France ?

    Sanseverino : La même chose qu’il se passe aux États-Unis, les morts en moins. Qu’est-ce qui va nous sortir de là ? Entre la gauche et la droite, je ne vois personne qui m’inspire, hormis des gens pas présidentiables, qui ont l’air d’être assez intelligents mais qui n’ont pas de personnalité assez forte. Moi qui suis né en 1961, je suis allé voter un paquet de fois. Même si j’estime que c’est utile, je suis déçu à chaque fois. Il faudrait peut-être que plus personne ne vote ou mettre en place un vote blanc généralisé pour qu’on s’aperçoive qu’il y a quelque chose à remettre en cause. Mais il n’y aura que mes copains qui m’écouteront. Regardez Macron aux dernières élections, il avait contre lui le RN. J’ai dû voter Macron la mort dans l’âme. Je le regrette mais je ne pouvais pas ne pas voter. Les gens dans la rue ne sont pas écoutés. Regardez, quand les pauvres infirmiers descendent dans la rue, tout le monde compatit. Mais pourtant, ils ont des conditions de travail ignobles dans les hôpitaux et continuent quand même à nous soigner, même fatigués et les yeux en vrac. Il y a toujours quelqu’un qui vous soigne, gratuitement avec une carte vitale. Même si la situation n’est pas géniale, on reste quand même dans un pays splendide avec des trucs qui ont été gagnés par des luttes. Aux États-Unis, ils en sont à demander des crédits parce qu’ils se sont cassés la jambe.

    Sur « Pas la guerre », vous évoquez les conflits sur le globe et de certains qui pensent : « La guerre est là-bas. Et c’est pas chez moi. Alors je ne dis rien, alors je ne fais rien. » Finalement, votre album dresse le constat d’une époque parfois effrayante, mais face à laquelle il ne faut pas se résigner…

    Sanseverino : Totalement. À quoi servent les manifestations par exemple ? D’abord, à se réunir, à parler ensemble. Au moins, on sait qu’on n’est pas seuls à se révolter contre une boucherie, quelle qu’elle soit. Si tout le monde continuait, ne serait-ce qu’à exprimer son désaccord, les choses pourraient quand même changer, même si la route est longue et dure. Les Américains, par exemple, se réunissent par milliers dans les rues depuis des mois. Même si des représentants du pouvoir continuent d’assassiner impunément, les manifestants ont réussi à faire virer l’espèce de nazi dont j’ai oublié le nom. Il sera peut-être remplacé par quelqu’un d’encore pire. Mais il faut bouger. Ne fermons pas les yeux. Les événements, aujourd’hui, chacun les voit depuis son téléphone. On est assailli par la violence. Donc, protégeons-nous et luttons.

  • Carte blanche à un plasticien à l’Inguimbertine

    Carte blanche à un plasticien à l’Inguimbertine

    Artiste plasticien originaire de Carpentras, René Guiffrey expose ses œuvres avec « Les fragments de rétrospective » à voir à la bibliothèque-musée Inguimbertine de la ville à partir de ce dimanche et jusqu’au 26 avril.

    Plus de cinquante ans de travail s’y trouvent condensés et réunis autour d’une démarche expérimentale, ayant pour fil conducteur la lumière que l’artiste explore au travers du blanc et de la transparence.

    Au total une centaine d’œuvres sont installées dans l’Hôtel-Dieu, un monument du XVIIIe siècle dont l’architecture répond à un souci aériste en multipliant les entrées d’air et de lumière, le tout dans de vastes salles aux murs historiquement blanchis.

    Jouer avec la lumière

    Ainsi, à travers différents supports et techniques allant de la peinture sur toile à la sculpture en passant par le verre, le vitrail ou encore la céramique, René Guiffrey joue à la fois sur les surfaces, les couleurs et les formes qui accrochent la lumière différemment en fonction des saisons mais aussi des différentes heures de la journée provoquant ce qu’il aime à qualifier d’« instabilité déroutante ».

    Autour de cette exposition, des conférences vont être organisées. Une première le 7 février en présence du plasticien et la seconde le 18 avril autour du travail de Pierre Soulages.

    Infos et réservations ici sur le site internet de l’Inguimbertine.

  • Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Les Blue Stars affichent leurs ambitions à l’aube de la saison

    Même à 8 000 km de Santa Clara, lieu du Super Bowl la semaine prochaine, le football américain fait parler. Pour cause, le 7 février, les Blue Stars de Marseille débutent leur saison 2026. Avant de lancer leur année par ce match face aux Argonautes d’Aix-en-Provence, le club a réuni la presse pour évoquer les prochains mois, décisifs pour la suite de son projet. Le Cercle des nageurs de Marseille était l’hôte de ce rendez-vous, avec une prise de parole vue mer.

    Le président des Blue Stars, Didier Della Guardia, et le directeur sportif, Bavouang Souphanthavong, se sont exprimés sur les objectifs à court et long terme de leur équipe. « L’année écoulée a montré que nous étions un club soudé, familial. Celle à venir est aussi pleine de défis et d’ambition », explique le premier cité. Il n’oublie pas de mettre en avant la réussite des équipes de jeunes dans les trois disciplines que sont le football américain, le flag football et le cheerleading. Le « cheer » a même réussi à placer son équipe féminine au sommet européen qui aura lieu le 21 juin, à Lisbonne.

    Bavouang Souphanthavong a dressé les objectifs de l’année à venir avec notamment une participation aux play-offs, aller le plus loin possible dans cette phase finale et développer les jeunes du club. Pour cela, la ligne offensive a été renforcée et deux joueurs étrangers ont posé leurs valises dans les Bouches-du-Rhône. Les Américains Sterling Sheffield et Jemal Williams sont les joueurs recrutés pour voir plus haut. Les deux sont professionnels et ont joué dans différentes ligues nord-américaines. Sheffield est même brièvement passé par la NFL.

    « J’avais envie de venir et spécialement à Marseille. J’ai eu cette opportunité et je l’ai acceptée. Ce que j’ai aimé, c’est la culture de la gagne, l’envie de gagner de cette association », raconte Sterling Sheffield. Jemal Williams a discuté longuement avec sa famille avant de prendre la décision de s’installer à Marseille, surtout qu’il est un jeune papa. Les deux hommes seront des maillons importants d’une équipe marseillaise ambitieuse.

    Une ligue Elite pour 2027

    Surtout que le championnat français va être bouleversé dès la saison prochaine. La Fédération française de football américain a acté la création de la Ligue Elite. Huit clubs, répartis dans deux poules nord et sud, s’affronteront dans cette ligue fermée de dix matches. « Le championnat sera télévisé. C’est un challenge supplémentaire pour nous, avec des investissements nécessaires », lance le président marseillais. Didier Della Guardia souligne également que les Blue Stars ont un budget « deux à trois fois inférieur » par rapport à Thonon et La Courneuve, les deux géants français aux palmarès longs comme un terrain de foot US. Une avancée, un défi pour les hommes de Bavouang Souphanthavong, qui utiliseront cette saison 2026 comme un tremplin vers cette nouvelle ère pour la discipline, sur le sol français.

  • Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Chassez les uns, les autres reviennent. Et heureusement. Alors que sept joueurs – et pas des moindres – ont rallié leurs sélections (Dréan, Gros, Ollivon, Serin avec les Bleus ; Brex et Garbisi avec l’équipe d’Italie ; White avec l’équipe d’Écosse) pour le tournoi des Six Nations, d’autres quittent enfin l’infirmerie (Jaminet, Lucchesi, Villière) et viendront pallier ces absences. Si l’opération reste numériquement négative, et que Pau comptera aussi des absents (lire ci-dessous), cette nouvelle est un soulagement pour Pierre Mignoni, après des semaines à devoir composer avec des dizaines de blessés : « On est à 11 matches d’affilée. Ça a été dur le week-end dernier, à l’image de celui d’avant. C’est bien de rentrer du sang frais, des garçons qui ont beaucoup d’appétit. Le but sera de faire un bon mix et de tout donner pour notre dernier match », se réjouit l’entraîneur, avant de souffler le week-end prochain.

    Au premier rang des affamés, on trouve Gabin Villière, qui a dû se contenter de miettes (30 minutes face à Perpignan le 28 décembre, avant de rechuter) : « Malheureusement, il n’a pas été épargné ces derniers temps. Mais là, je le trouve très bien. La blessure, c’est terminé. Il est plein gaz. Il va avoir de quoi de quoi travailler ce week-end. Il se sentait inutile, mais aujourd’hui, il va être utile », se réjouit son entraîneur.

    Retour de la concurrence

    Certains vont aussi pouvoir souffler, comme Teddy Baubigny, qui vient d’enchaîner huit titularisations en dix matches : « Il a trop joué. Jérémy Toevalu a répondu présent, il faut le signaler. Mais bravo à Teddy, il a tenu le coup. Pierre (Damond) et Gianmarco (Lucchesi) sont frais, ils vont prendre le relais », commente Pierre Mignoni. Une occasion que le premier cité, qui a fait son retour la semaine dernière, ne veut pas manquer : « La concurrence, il faut faire avec, c’est un axe de progression. J’ai 22 ans, j’ai envie de jouer, donc il va falloir que j’enchaîne les bonnes performances. »

    Autre retour : celui de Melvyn Jaminet, qui va venir titiller Marius Domon, homme fort ces dernières semaines : « Il fait de très bons matches. Ça permet d’élever notre niveau, et ça fait du bien à l’équipe », appuie l’intéressé.

    De quoi tirer le groupe vers le haut, d’autant plus après avoir vaincu le signe indien à l’extérieur, en allant s’imposer à Gloucester il y a deux semaines : « Je sais que les joueurs sont capables, ils savent aussi qu’ils le sont. C’est une question d’envie, de lucidité, de bonne énergie. Si on a ça, on sera dans le match », affirme Pierre Mignoni, qui espère aller chercher une victoire pour revenir à hauteur de son adversaire du jour.

  • Vaucluse : dans « une crise sans précédent », l’agriculture croit en son avenir

    Vaucluse : dans « une crise sans précédent », l’agriculture croit en son avenir

    L’intitulé de l’invitation presse de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, ce vendredi matin, sur « les perspectives 2026 pour l’agriculture vauclusienne » n’incitait guère aux réjouissances. Il a effectivement fallu attendre les dernières minutes pour distiller un peu « d’espérance et d’optimisme et pas que la sinistrose », livre Christian Mounier. Le vice-président (DVD) du Département, en charge de l’eau et de l’agriculture, était associé à son homologue à la Région, Bénédicte Martin, mais aussi Sophie Vache, présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse, et Thierry Vaute, président du syndicat des vignerons indépendants de Vaucluse.

    « L’agriculture a toujours connu des crises et a rebondi, on espère que le soleil reviendra rapidement », poursuit Christian Mounier. Bénédicte Martin a déjà en ligne de mire la vitrine des JO d’hiver 2030, dans les Alpes, et s’attelle déjà à faire en sorte que les produits locaux s’exportent dans les Alpes aussi bien auprès des athlètes que du reste du public attendu. Mais quatre ans, c’est long, surtout quand « le sujet de crise du moment, c’est la viticulture, je crois que personne ne mesure vraiment ce qui est en train de se passer », alerte la vice-présidente de la Région. Il y a à peine dix jours encore, une mobilisation de viticulteurs s’est tenue à Orange contre des grossistes et négociants, accusés de tirer les prix vers le bas pour les viticulteurs. « Déconsommation, baisse des exportations, la crise est sans précédent et multifactorielle. Le point commun, c’est le partage de la valeur et le prix de revient pour le viticulteur », constate Sophie Vache.

    56% de l’agriculture concerne la vigne

    Il est bon d’avoir en tête que 56% de la surface agricole en Vaucluse concerne la viticulture, soit 47 500 hectares cultivés par 2 500 exploitations. Une surface vouée à se réduire avec les campagnes d’arrachages de vignes. De 1 000 hectares en moins il y a deux ans, on est passé à 2 000 ha l’an dernier et les projections sont de 5 000 ha à arracher cette année. Le tout dans le cadre d’un plan national du gouvernement doté de 130 millions, dont les principales aides iront aux viticulteurs qui mettent leur activité totalement à l’arrêt. « La génération de boomers qui boit à tous les repas disparaît et les nouvelles générations ne boivent qu’occasionnellement. Si on ne veut pas des territoires en friche, mais des cultures pérennes, il faut une diversification structurée avec des filières en aval pour ne pas envoyer les gens au casse-pipe et dans une impasse », avertit Thierry Vaute.

    Amandes, olives, pistache, grenades, kiwis… Autant de secteurs qui auraient aujourd’hui le vent en poupe, sans non plus incarner la panacée. « On vient d’embaucher une chargée de mission qui va auditionner les viticulteurs pour évaluer et recenser les besoins », fait valoir Thierry Vaute, qui ne veut pas baisser les bras : « Il faut retenir que 80% d’entre eux veulent rebondir avec un nouveau projet. »

    « Si la viticulture tombe, le château de cartes s’écroule »

    La Chambre d’agriculture met aussi en place des ateliers dédiés à la diversification. En décembre, le Département a acté la création d’une aide de 100 000 euros pour aider aussi à la diversification (notre édition du 5 janvier). Un dispositif qui devrait être opérationnel d’ici à cet été et destiné aux Jeunes agriculteurs, « pour que ce soit significatif, sinon chacun aurait des miettes », précise Christian Mounier.

    Sauf que cette transformation met plusieurs années à maturer et que les viticulteurs sont dans une situation d’urgence. « On souhaite des aides et accompagnement de l’État, de nos mutuelles sociales agricoles pour soulager nos entreprises, si on passe à la trappe, c’est toute l’économie de Vaucluse qui sera touchée car le département vit par l’agriculture et le tourisme qui en découle, si la viticulture tombe, le château de cartes s’écroule aussi », prévient Thierry Vaute.

  • Une pièce de théâtre pour tordre le cou au racisme à Toulon

    Une pièce de théâtre pour tordre le cou au racisme à Toulon

    Depuis de longues années, le racisme se renforce et l’extrême droite développe un discours de rejet de l’autre », commence Henri Pascal (Attac) devant le panneau d’expression libre du boulevard Tessé, où les militants associatifs s’activent au collage annonçant la prochaine initiative. Il s’agit d’une pièce de théâtre intitulée D’où tu viens toi ?, qui démonte les stéréotypes et les petits des discours décomplexés du quotidien.

    Écrite par la compagnie engagée Nous n’abandonnerons jamais l’espoir (Naje) elle offre, explique Cristina de Robertis (Attac), un moment de réflexion à travers « de petites saynètes parfois rigolotes, parfois tristes, parfois un peu acides », mettant en scène « des situations et des discours qui polluent notre société et privent des hommes et des femmes de leurs droits élémentaires d’êtres humains ».

    Mise en scène par Marie-Claude Dufour, militante également, l’œuvre montre – à travers une douzaine d’amateurs qui se succèdent sur scène – que le racisme n’est pas une abstraction, mais une réalité vécue chaque jour dans la chair de trop nombreuses personnes. Un sujet à forte vertu pédagogique dans un département qui a envoyé sept députés RN sur huit à l’Assemblée nationale, en pleine campagne des municipales.

    « On termine quand même avec une note un peu optimiste, en disant qu’un autre monde est possible, mais cela suppose une prise de conscience générale », reprend Henri Pascal.

    Un théâtre politique

    La pièce sera jouée ce dimanche à Correns, puis le jeudi 5 février à 18h, dans le cadre du Comptoir des idées, à l’Hélice, la salle toulonnaise de la Fédération des œuvres laïques. Comme d’habitude, elle nourrira la réflexion au cours du débat et de l’apéritif partagé qui suivront.

    D’autres représentations sont également prévues au Centre social Mandela de Berthe, à La Seyne, ainsi qu’au lycée professionnel de la Couloulière, à Six-Fours, devant un jeune public sensible à ce type de message et sur lequel il est important de s’appuyer pour poursuivre et étendre le combat. « C’est parfois acide, mais on rit aussi beaucoup », rassure Cristina.

    L’occasion, par exemple, de se mettre un instant dans la peau d’un passager d’avion dans lequel on tente d’embarquer de force des migrants pour les expulser, et de découvrir les réactions que cela suscite. Ou encore d’explorer de multiples situations où les « braves gens » se lâchent. Et de conclure : « Nous voulons dénoncer encore une fois le mépris et la calomnie qu’ont encore à subir trop de gens, en rappelant que tout au long du XXe siècle et aujourd’hui encore, des hommes et des femmes venus d’ailleurs ont apporté leur contribution à la croissance économique de la France. »

    Un message d’éducation populaire qui rappelle le succès qu’avait rencontré, en 2014, Le tribunal populaire des banques, une pièce qui démontait les mécanismes de la domination financière et était également jouée par des militants d’Attac dans le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes. Ou encore, en 2016 Le chantier, mettant en scène la souffrance au travail et le chômage.

    Bref, un théâtre politique comme on l’aime qui secoue et pousse à réfléchir et à agir.

  • Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Passe d’armes entre la Ville et l’intersyndicale des taxis

    Le bras de fer entre la mairie de Marseille et les taxis n’est pas près de finir. Après une première opération escargot, mardi dernier, partie de l’hôtel de ville jusqu’à la préfecture, l’intersyndicale (Syndicat des taxis marseillais, Alliance-Fédération des taxis indépendants et Taxis en route 13) appelle à une nouvelle mobilisation, pour ce mardi 3 février.

    Les organisations dénoncent toujours « des blocages administratifs avec les nouvelles dispositions sur la location-gérance ». Pour rappel, la location-gérance permet au titulaire d’une autorisation de stationnement (ADS) de confier l’exploitation de sa licence et d’un véhicule associé à un tiers. « La Ville souhaite maintenir une exigence selon laquelle le titulaire de l’ADS devra obligatoirement être le propriétaire du véhicule », dénonce l’intersyndicale, en référence à un nouveau texte réglementaire instauré par la mairie. Lequel a été pris « suite au constat d’un grand nombre de pratiques non conformes », selon la Ville (lire notre article du 28/01). Mais, pour l’intersyndicale, et malgré un cycle de réunion tripartite débutée dans la foulée de la mobilisation, « la réglementation a été interprétée de manière excessive et contestable ».

    « Des mensonges »

    Dans un communiqué de presse de réponse à l’intersyndicale, la mairie juge que « l’affirmation est inexacte ». Pour elle, le propriétaire d’une ADS « doit disposer lui-même du véhicule » dans le cadre de la location-gérance. À l’inverse, l’intersyndicale reste sur ses positions : « Le locataire peut être propriétaire de son propre véhicule ». Le conseiller municipal délégué aux taxis, Sami Benfers, va plus loin en dénonçant « des mensonges » des organisations. « Il y a une instrumentalisation politique et électoraliste de la droite à l’égard des taxis, alors même qu’elle les a oubliés pendant des dizaines d’années », tonne-t-il. En référence notamment à une vidéo de Martine Vassal et Bruno Gilles faisant part de leur soutien à la mobilisation des taxis.

  • Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    Noailles veut que le logement reste au cœur des municipales

    À Marseille, le sujet n’est pas nouveau. Alors, à l’approche des municipales (15 et 22 mars), eux entendent bien rappeler qu’il reste une urgence quotidienne et souhaitent donner la parole habitantes et habitants de Noailles pour le dire. Ce dimanche, à la Halle Delacroix, l’Assemblée des délogés et le Collectif du 5 novembre organisent un temps public pour faire entendre les voix mal-logement. L’objectif : dresser un bilan des politiques menées depuis sept ans et le drame de la rue d’Aubagne, et formuler des revendications claires à destination des candidats. Dans ce quartier marqué par les effondrements et hanté par les évacuations, la rencontre veut redonner aux citoyens un rôle central dans le débat.

    « Le but principal est de donner la parole aux habitants et d’attirer l’attention des candidats à la mairie. On ne voit pas grand-chose sortir sur le logement et encore moins sur le relogement », regrette Anissa, membre de l’Assemblée des délogés. Elle annonce une ambiance vivante : « Il y aura des crieurs de rue et peut-être une batucada », confie-t-elle, pour favoriser la participation et recueillir un maximum de retours sur les situations de mal-logement.

    De l’application de la charte

    Trois animateurs seront chargés de noter les propositions, afin de bâtir un socle commun de revendications : droit au retour des personnes délogées, encadrement des loyers, respect des engagements municipaux, avenir du lieu ressource de la rue d’Aubagne qui prend forme sur la « dent creuse »… L’enjeu est autant social que politique : réinscrire la crise du logement au centre des priorités, au-delà des seuls discours sur la sécurité.

    Pour nourrir les discussions, plusieurs acteurs associatifs du quartier seront présents : Kevin Vacher, Laura Spica, Dominique Carpentier ou encore Assia Zouane, des Minots de Noailles. Tous souhaitent revenir sur ce qui a été entrepris et laissé de côté, depuis 2020. Anissa rappelle que le Printemps marseillais avait fait du logement un pilier de sa campagne, avec des engagements forts sur le relogement et la charte du relogement qui devait l’encadrer. « Aujourd’hui, elle n’est pas appliquée. On aimerait la voir réapparaître dans les futurs programmes », souffle la militante.

    Si les organisateurs entendent peser sur l’agenda politique, c’est qu’au-delà du bilan se profilent, dans les années à venir, les vastes chantiers de rénovation urbaine portés par l’Anru. Près de 2 700 logements sociaux sont en cours de démolition, plus de 6 000 logements sont en réhabilitation et 1 000 logements du parc privé font l’objet d’interventions lourdes, selon les derniers chiffres de la Ville. De nouvelles vagues de délogements s’annoncent avec cette même crainte que, sans cadre clair, sans garanties sur le droit au retour et sans stratégie de relogement transparente, les mêmes erreurs se répètent.