Christian E., vient d’être mis en examen et placé en détention provisoire pour « enlèvement, séquestration, viols et agressions sexuelles avec menace ou usage d’une arme, menaces de mort, le tout en récidive légale », après avoir enlevé, puis violé une étudiante de 19 ans devant sa cité universitaire, vendredi soir dernier (voir notre édition du 13 juillet). Immédiatement, de nombreuses réactions ont occupé le débat public. Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace, a répondu à la presse sur le sujet, lors de sa venue à Aix, ce jeudi. « C’est un événement dramatique. J’ai une pensée triste et émue, profondément, pour la victime (…). Il y a une enquête qui est en cours et on regardera ses conclusions, ainsi que la décision de justice qui iront derrière, a d’abord insisté le ministre. Cette question de sécurité des campus est au cœur des préoccupations à la fois des universités, des Crous, des rectorats… On est extrêmement attentifs. Il faut aussi donner un message de confiance aux étudiants. Les dispositifs sont en place aujourd’hui. Peut-être qu’il faut les renforcer (…) » à ses côtés, Benoit Delaunay, recteur d’académie, rappelle que « la mission de l’école comme de l’université est à la fois d’instruire et de protéger ceux qui nous sont confiés. Dans cette mission-là, les Crous jouent un rôle formidable. Il ne faut pas que cette affaire efface le travail quotidien mené par (ses) agents. » Plus tôt dans la semaine, Marc Péna, député PS de la 11e circonscription et conseiller municipal d’opposition appelle à l’examen et l’adoption « rapide » de la proposition de loi-cadre portée par la députée Céline Thiébault-Martinez « visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l’encontre des femmes et des enfants ». Le maire de Gardanne, Hervé Granier (LR), est lui aussi monté au créneau, alors que Christian E. a été repéré comme habitant de « sa » commune. Une présence dont il explique ne pas avoir été informé. Il adresse une lettre aux parlementaires, demandant de « donner des moyens aux maires de protéger leurs concitoyens face aux auteurs d’infractions sexuelles ». Ce jeudi, la section du PCF d’Aix estime « qu’il est urgent de donner aux services publics les moyens d’agir » et « exige l’adoption d’une loi intégrale contre ces violences. »
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![[C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/07/c1494b7ea9a457778b5dc9059c50a60b.jpg)
[C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi
Quand la nuit tombe, Istres change de visage… Il devient la proie des loups-garous qui frappent en secret dans ce village où tout paraît pourtant paisible… Participez ainsi en famille ou entre amis à ce jeu ludique grandeur nature et directement inspiré du célèbre jeu de cartes Les loups-garous de Thiercelieux proposé par la troupe de théâtre Les ImposteurEs et organisé par l’office de tourisme de la ville.
Une animation devenue un rendez-vous estival annuel et qui connaît toujours un grand succès. « Cela fait plusieurs années que le loup-garou géant est proposé tous les étés à Istres, c’est un moment de jeu qui plaît énormément et qui séduit tout type de public. D’ailleurs nous avons même des fidèles qui reviennent chaque année », sourit Julia Da Silva, présidente de l’association Les ImposteurEs.
Une partie qui s’adapte
à son publicQue vous soyez loup-garou ou victime, il vous faudra faire preuve d’intuition, d’adresse et de malice pour dissimuler aux autres joueurs votre véritable identité dans ces parties immersives et théâtralisées. « Les gens adorent le côté immersif. Par exemple quand un joueur meurt, nous avons un personnage qui incarne la mort et qui se place derrière lui. Alors, au moment d’ouvrir les yeux chacun découvre, avec ce personnage très grand et au visage un peu effrayant, qui est mort dans la nuit. C’est très prenant », continue-t-elle. « Sans compter que nous avons à cœur de nous adapter à notre public et au jeu au moment où la partie se déroule bien que nous soyons sur une base classique de jeu. »
Accessible à partir de 10 ans ou « 8 ans pour des joueurs avertis » qui ne craignent pas d’avoir « un peu peur », le Loup-garou géant vous attend cet été dans la cour du musée d’Istres pour une immersion dont vous vous souviendrez longtemps.
5 euros la participation.
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Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté
« Ce n’était pas du tout prévu, surtout dans ma tête, parce que quand on est remplaçant de quelqu’un d’aussi dynamique que Dominique [Lain], on ne pense même pas qu’il peut mourir, ce n’est pas possible. » Fernand Brun, maire (DVD) de Pignans depuis 2020, aurait certainement préféré ne jamais devenir conseiller départemental du canton du Luc, avouant même qu’il « ne se (serait) jamais présenté de (lui)-même ». Mais la disparition de son « ami » Dominique Lain, maire du Luc, le 14 juin dernier, a poussé celui qui était son suppléant depuis 2015 à embrasser la fonction.
À 73 ans, cet ancien infirmier et cadre de santé, passé par le PS dans sa jeunesse, qui a occupé les fonctions de président de l’association nationale de formation des personnels hospitaliers et de secrétaire fédéral FO Santé (de 2007 à 2014), espère « apporter (sa) très modeste contribution. J’ai occupé des fonctions qui m’ont permis de cottoyer beaucoup de politiques. J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie, cela m’a servi d’expériences. » Il travaillera en binôme avec la maire de Collobrières Christine Amrane, tandis que la place de vice-préisdent laissée vacante par Dominique Lain sera occupée par Robert Beneventi, conseiller du canton d’Ollioules.
Désaccord sur la dette du Grand PrixL’autre dossier du jour consistait à prendre acte du rapport d’enquête de la Chambre régionale des comptes au sujet du Groupement d’intérêt public (GIP) Grand Prix du Castellet. Rendu le 23 juin, il fait état de 35,7 millions d’euros de dette et de budget liquidatif, ainsi que de multiples dysfonctionnements : modèle financier structurellement déficitaire, recettes insuffisantes, contournement du conseil d’administration (notamment par la signature d’un protocole d’accord à 550 000 dollars entre le GIP et Formula One Management, branche commercial de la F1, pour l’étude de faisabilité d’un grand prix à Nice, sans que la matérialité des opérations effectuées ne soit établie), marchés passés sans publicité ni concurrence…
En outre, le Département s’apprête à réaliser un versement d’1.6 millions d’euros sur les 5 qui lui sont demandés par le liquidateur, au titre du remboursement de la dette entreprises. Mais elle bloque les 3,4 restants, en attendant de voir s’il y a eu des malversations. Auquel cas, la saisine du procureur par le Département afin d’alerter d’un risque pourrait se transformer en plainte.
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David Gibaud prend la tête de l’opposition à Istres
Il y a du changement dans l’opposition istréenne. Lors du dernier conseil municipal avant la pause estivale, le groupe « Nous sommes Istres », a changé de présidence. Suzelle Ayot laisse sa place à David Gibaud, primo-élu. Emmanuelle Taupin-Mayor, quitte quant à elle le collectif pour siéger en indépendante, comme son compagnon Olivier Mayor lors du précédent mandat.
Changement aussi, du côté de la collectivité. Le maire Robin Prétot a annoncé, dans le cadre de la procédure en vigueur relative aux emplois fonctionnels qu’« en vue de réformer, adapter notre administration et réduire le nombre de directions et de directions générales, j’envisage la décharge de quatre directeurs et directrices généraux adjoints ».
« C’est un choix très pragmatique, il y avait cinq ou six DGA dans une commune comme Istres, c’est disproportionné, estime-t-il. Donc l’envie est de réduire, rationaliser, cette organisation. L’emploi de fonctionnel n’est pas le statut de fonctionnaire, après ce sont des choix de carrière individuels, soit on arrive à les replacer en interne dans un poste qui correspond à leur statut, soit certains veulent partir pour rejoindre d’autres collectivités. »
Les résultats de l’audit des ressources humaines et des finances, qui seront dévoilés publiquement à la rentrée « vont nous permettre de continuer à travailler cette réorganisation avec un nouvel organigramme, plus simple, plus efficace, préparé en lien avec les partenaires sociaux », affirme l’édile.
Police municipaleSe saisissant du drame qui a coûté la vie à Milyan Paloma, 21 ans, le mois dernier, l’extrême droite a invité le maire à procéder à des recrutements au sein de la police municipale. David Gibaud note : « La ville d’Istres est l’une des mieux dotées des Bouches-du-Rhône à ce jour, il y a peut-être de la réorganisation à faire, mais ce n’est pas un problème de bleu sur la voie publique. La police est présente, on la voit régulièrement. » Et Robin Prétot d’approuver : « On a quand même 90 personnes qui travaillent dans la direction de la police municipale H24 7/7j. » Ce sont d’ailleurs ses agents qui ont procédé à l’arrestation de deux suspects dans cette affaire.
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Les universités vers plus d’autonomie
Les quatre universités de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur vont vers plus d’autonomie et vers une stratégie propre à leur développement. C’est en tout cas le sens des Contrats d’objectifs de moyens et de performance (Comp) signés ce jeudi, au rectorat d’Aix-en-Provence, entre Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace et les présidents des universités d’Aix-Marseille (AMU), d’Avignon, de Toulon mais aussi de l’Université de la Côte d’Azur. C’est au rectorat d’Aix-en-Provence que les parties se sont retrouvées pour signer ces contrats, vingt ans après la loi dite Pécresse, actant l’autonomie des universités. Le lieu signe « une marque de confiance », pour le recteur, Benoit Delaunay. La signature de ces COMP – qui engage l’état pour une durée de cinq ans – est une première, en France, qui emboîte le pas à « une phase de préfiguration » lancée en 2025. Le 7 juillet dernier, le Ministre s’était rendu en Nouvelle-Aquitaine, pour signer les six premiers contrats de cette stratégie qui vise à s’étendre sur tout le territoire national.
« Caps à long terme »« Ce qu’on fait, c’est s’adresser à chaque université. On leur demande d’afficher leur stratégie : que voulez-vous faire dans les années qui viennent ? Il n’y a pas deux universités qui sont pareilles. On acte le fait que les universités sont toutes différentes (…) Là on a des différenciations qui sont très fortes, qu’on assume pleinement au travers de ces contrats », déroule Philippe Baptiste face à la presse. Cette stratégie prend en compte, notamment, le modèle économique, la vie étudiante, mais aussi la carte de formation. « C’est pour cela que l’on discute avec la Région, qui est autour de la table et qui vient expliquer quelles sont ses priorités en termes de formation », précise le Ministre de l’enseignement supérieur, qui précisera : « Aujourd’hui, il y a des dotations qu’on donne tous les ans aux universités. En plus de ces dotations, pour ces Comp, il y a une sorte de bonus contractuel en plus, pas loin de 14 millions d’euros, mis sur la table aujourd’hui et qui sera rediscuté, renégocié chaque année (…) Au lieu de faire des pilotages annuels, ou l’on règle les problèmes les uns après les autres, c’est fixer des caps de long terme. Les universités décident ensuite des manières dont elle va utiliser ces ressources additionnelles ». Le ministre insiste : « si on regarde sur les dix dernières années il y a eu un effort budgétaire annuel de l’état qui a cru de manière extrêmement significative. » Du côté de la Région, représentée par Georges Leonetti, conseiller régional spécial délégué à la santé, de la lutte contre la pandémie, de l’enseignement supérieur et de la recherche, on salue « une petite révolution dans le monde universitaire ». à noter que les Crous d’Aix-Marseille et de Nice-Toulon, l’ARS, mais aussi des organismes nationaux de recherche s’investissent dans ce partenariat. « Nous croyons en la décentralisation. Elle sera réussie pour l’enseignement supérieur », ajoute Georges Leonetti. Quand Eric Berton, rappelle qu’AMU, dont il tient la présidence, « a toujours été une université expérimentatrice. Je n’ai pas hésité à aller sur les Comp, parce que je savais avec l’équipe politique et l’équipe administrative que nous allons réussir à atteindre les objectifs. » Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, d’ici la fin de l’année 2026, « l’École Centrale Méditerranée et Sciences Po Aix signeront à leur tour leur Comp, tandis que s’ouvre pour le rectorat la phase de suivi des contrats des quatre universités. »
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L’heure de la reprise a sonné pour le RC Toulon
Les batteries sont rechargées, les ballons gonflés, le mental aussi. Ce jeudi marquait l’heure de la reprise pour le Rugby club toulonnais, après un mois et demi de vacances. Le moment d’écrire les premières lignes d’un chapitre 2026/2027 que les Rouge et Noir espèrent meilleur que le précédent, décevant tant en termes de résultats que de contenu, malgré l’éclaircie de la demi-finale de Champions Cup disputée face au Leinster.
« Je suis excité et content, on l’est tous. On a envie de faire une grande saison, montrer notre ADN et ce qu’on a envie de faire », lance Pierre Mignoni, le directeur du Rugby du RCT, qui annonce « le top 6 et jouer la Coupe d’Europe à fond » comme objectifs. Pour ce faire, il sera épaulé, tel qu’annoncé en fin de saison, par un staff renouvelé. Exit Andréa Masi, entraîneur des trois-quarts. C’est Franck Azéma, de retour dans la Rade comme entraîneur principal, qui sera dédié à cet aspect du jeu, et partagera le banc avec son binôme de la saison 2022/2023, en charge de l’organisation générale et du jeu défensif. Un secteur que vient renforcer Alex Codling, qui occupait cette fonction au Munster. Exit également Sergio Parisse, remplacé à la touche par Cédric Béal. Promu en équipe première l’an dernier, le responsable du centre de formation garde ses attributions tout en devenant officiellement intervenant sur la touche et le jeu d’avants. Enfin, Maxime Petitjean (assistant jeu au pied et manipulation), Richie Gray (consultant attitude aux contacts) et Mathieu Bastaraud (team manager) restent en place.
Concurrence au centreL’effectif aussi a connu quelques ajustements. Notamment au centre, avec l’arrivée des expérimentés Gaël Fickou et Huw Jones, dans un secteur où « on avait besoin de talent et d’expérience », justifie Pierre Mignoni. Avec les présences de Brex, Smaïli, Cowie, Frisch, Tuicuvu et même Sinzelle, qui a prolongé d’une saison et « donnera un coup de main sur le programme RCT Passion, pour préparer la suite », il y aura « de la concurrence, et je veux qu’elle nous pousse à tout donner, surtout à l’extérieur », ambitionne le directeur du rugby du RCT.
Pour le reste, un mélange entre l’expérience de Rabah Slimani, la polyvalence de Judicaël Cancoriet, la vitesse de l’ailier fidjien Apete Narogo, et la jeunesse (lire ci-dessous) des frères Luka et Tana Keletaona, du 2e ligne Argentin Luciano Asevedo et de Junior Kpoku, transféré définitivement du Racing 92. Pas de joker en vue malgré les longues indisponibilités (Villière, Dréan, Priso, Halagahu, Domon).
Si une large partie du groupe a repris, d’autres éléments se font encore attendre : les internationaux (White, Brex, Lucchesi, Garbisi) ne reprendront que le 16 août, au moment du stage à Serre Chevalier, au même titre que Ribbans et Cowie, qui seront réintégrés à l’entraînement collectif à ce moment-là. Fickou, demi-finaliste du Top 14 avec le Racing, reprendra le 27 juillet. Un seul match amical est prévu, le 28 août, à Issoire, face à Clermont, avant de retrouver le championnat le 5 septembre sur le terrain de Bayonne.
La jeunesse au cœur du projet
Cette année encore, Pierre Mignoni insistera sur le lien entre le centre de formation et l’équipe première, à travers la « cellule rouge », composée de joueurs intégrés au groupe pro ou proches de l’être et la « cellule rouge minots » pour les plus jeunes, qui « s’entraîneront parfois avec les pros », précise l’homme fort du RCT. « Le but, c’est d’avoir un certain pourcentage de joueurs formés au club en équipe une l’an prochain », ajoute-t-il.
Outre la formation, le recrutement a également permis de signer de jeunes joueurs internationaux comme Luka et Tana Keletaona (France U20), Junior Kpoku (Angleterre U20) et l’impressionnant 2e ligne argentin Santiago Asevedo (2,03m, 125 kg), 22 ans, déjà appelé dans le groupe des Pumas sans jamais entrer en jeu. Ad.B.




