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  • [Biodiversité] L’étau se resserre sur le lièvre variable alpin

    [Biodiversité] L’étau se resserre sur le lièvre variable alpin

    Difficile d’apercevoir le lièvre variable dans les Alpes : il vit plutôt la nuit et c’est un roi du camouflage avec un pelage qui blanchit en hiver. Cela pourrait être encore plus difficile demain tant le réchauffement climatique le pousse vers les sommets, le cantonnant à des « îlots dans le ciel » (« sky islands », en anglais) desquels il peine à s’échapper. Sans compter qu’il entre en compétition avec le lièvre d’Europe, qui peuple d’ordinaire les plaines mais tend à monter en altitude. C’est ce que révèle une étude publiée dans Global Change Biology. « C’était attendu mais notre modèle offre une vision à grande échelle de la connectivité génétique des deux espèces sur les Alpes françaises », résume Jérémy Larroque, ancien chercheur au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier, aujourd’hui à l’Université de Lyon, et premier auteur de l’étude.

    Des analyses ADN sur des échantillons prélevés sur des individus chassés et des crottes ramassées sur le terrain permettent de dire où se trouvent les lièvres variables et les lièvres d’Europe et où ils sont capables de passer ou pas. Il montre aussi la compétition entre les deux qui ne peuvent parfois pas coexister. « Nous savions que cela existait car en Scandinavie, quand le lièvre d’Europe a été introduit au XIXe siècle, il a repoussé le lièvre variable vers le nord », souligne Jérôme Letty, chargé de recherche à l’Office français de la biodiversité, à Pérols, et coauteur de l’étude. La même chose se produit dans les Alpes, mais vers les sommets.

    Corridors

    Le lièvre variable pourrait-il disparaître de nos montagnes ? « Si le réchauffement climatique se poursuit, c’est une possibilité, estime Jérôme Letty. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est sans doute passé dans les Pyrénées. » Le lièvre variable y était présent lors de la dernière glaciation, au Paléolithique, avant de disparaître. « Les Alpes sont aujourd’hui la limite la plus au sud de son aire de répartition. C’est là qu’il est le plus exposé », ajoute le chercheur. De plus, l’isolement des populations en altitude renforce le risque de consanguinité et menace la pérennité de l’espèce.

    Pour l’heure, le modèle identifie des corridors à protéger à moyenne altitude afin que le lièvre variable puisse continuer à se disperser. « Nous pourrions imaginer y limiter le développement humain, glisse Jérémy Larroque. Mais la montagne reste un lieu avec des contraintes liées à l’urbanisation et au tourisme. » Les chercheurs mentionnent aussi les lâchers de lièvres d’Europe pour la chasse récréative qui pourraient favoriser l’expansion de l’espèce, au détriment du lièvre variable. « Il n’y a aucune réglementation à ce sujet en France », écrivent les auteurs. Quant à la hausse des températures qui pousse le lièvre variable en altitude, la solution pour y remédier est bien connue : limiter les émissions de gaz à effet de serre.

  • Entre festivaliers et baroudeurs au Camping Bagatelle d’Avignon

    Entre festivaliers et baroudeurs au Camping Bagatelle d’Avignon

    Face au Palais des Papes et du Pont d’Avignon, de l’autre côté du Rhône, se dresse un arc bleuté derrière lequel on aperçoit quelques tentes et mobile homes. C’est là que se trouve le camping Bagatelle, presque dans la ville, tout « en restant champêtre », aime rappeler Christine Debernardini, l’une des gérantes, qui est aussi l’arrière-petite-fille de Jean Pelegrin, le fondateur des lieux en 1920.

    Il s’agit notamment du camping le plus proche du centre-ville de la Cité des Papes. En plein Festival d’Avignon, où des dizaines de milliers de personnes affluent du 4 au 25 juillet pour assister aux milliers de représentations proposées, et où les prix des hôtels et locations de courte durée s’envolent pour accueillir spectateurs et travailleurs, les prix réduits du camping sont une bonne alternative.

    Avec ses 197 emplacements, dont la plupart bénéficient au moins partiellement de l’ombre des grands platanes, le camping attire de nombreux festivaliers. « Des amies avaient réservé un Airbnb, mais on s’y est prises trop tard et c’était bien trop cher », confient devant leur tente commune Élise et Nelly. Venues toutes les deux de Grenoble pour voir plusieurs spectacles pendant quelques jours, elles n’ont pas le même rapport au camping. Élise, elle, est venue ici même « plusieurs fois avant le confinement ». « Moi, je n’en ai pas fait depuis au moins dix ans », sourit sa compère, à moitié inquiète. « Il fait chaud, donc on va voir comment ça se déroule. J’espère qu’il y aura assez d’ombre le matin pour dormir un peu. C’est des vacances et il faut qu’on se repose un peu quand même, parce qu’on a chacune un enfant de 2 ans qui nous attend à la maison », poursuit-elle. « Mais ça va aller. Elle a pris trois matelas pour les empiler », taquine sa copine.

    À quelques allées de là, Alain a installé son camping-car pour une semaine : « C’est l’endroit parfait, je peux tout faire à pied. » S’il s’est déjà rendu dans d’autres campings voisins – il y en a quatre sur la seule Barthelasse – il ne choisit plus que celui-ci, après une mésaventure. « On m’a volé mon vélo en cinq minutes il y a trois ans », peste le Montpelliérain.

    Un esprit à conserver

    D’autres sont plus aventuriers. À l’image de Wout, Néerlandais d’une cinquantaine d’années, venu à vélo tout droit de la ville de Bergen, au nord-ouest des Pays-Bas. « Je fais ça tous les ans, avec une destination différente, mais je suis déjà venu ici », se remémore-t-il devant sa petite tente une place. Pendant plus de deux semaines, il a traversé trois pays avant d’atteindre Avignon, étape finale de son périple. Il compte désormais rester plusieurs jours au camping pour conclure son voyage en beauté. « Il y a souvent des artistes qui viennent. C’est une ambiance vraiment sympathique », ajoute-t-il. Pas de souci de confort pour lui, même s’il reconnaît avoir « hâte de retrouver » son lit après une vingtaine de jours de bourlingue.

    Un esprit camping que souhaite conserver la direction actuelle du site, mis en place dans les années 50. « Certes, il y a quelques tentes solides ou des mobile homes. Mais on ne veut pas être une sorte de parc immobilier. Bien sûr, c’est un camping qui a de l’ancienneté, un peu dans son jus, mais on s’améliore », souligne Christine Debernardini, qui s’occupe du camping depuis 1999. Elle montre alors avec fierté des photos d’époque de ses aïeuls, qui organisaient des spectacles de vachettes avec des toreros en patins à roulettes, sur le parking. « Pour la suite, ce sera aux enfants et petits-enfants de choisir », conclut la gérante.

  • La Maison atelier de Gaston Castel à Marseille

    La Maison atelier de Gaston Castel à Marseille

    La maison du patron ne manque pas d’éloquence », pose le guide « Architectures à Marseille 1900-2013 » à propos de cet édifice marseillais mythique, signé Gaston Castel, un architecte majeur de l’entre-deux-guerres. L’édifice singulier saisit depuis 1924 le passant à l’angle de la rue Croix-de-Régnier et du cours Franklin-Roosevelt.

    Gaston Castel, né à Pertuis le 1er août 1886 et mort à Marseille le 9 février 1971, est un architecte marseillais de premier plan. L’opéra de Marseille, le monument aux morts de l’armée d’Orient, la prison des Baumettes, l’annexe Art déco du palais de justice, le siège de la Compagnie générale transatlantique ou encore les portiques du tunnel du Rove sont quelques-unes des plus belles réalisations de celui qui fut architecte en chef du département, chef d’orchestre de la commande publique pour d’innombrables groupes HLM, comme le souligne l’ouvrage des éditions Parenthèses Les Castel, une agence d’architecture au XXe siècle. En 1942, Vichy le destitue pour avoir caché deux résistants dans sa villa à La Rose. La production de l’Agence Castel est riche de 270 bâtiments construits. Donné pour mort en 1915, il était revenu défiguré du premier conflit mondial. Il a enseigné à l’école d’architecture de Marseille, de 1922 à 1952, et livré ses idées dans les Cahiers du Sud.

    C’est au rez-de-chaussée du 2 rue Croix-de-Régnier qu’il a fondé, en 1921, son agence et signé les plans de sa demeure familiale, là où il vécut jusqu’à sa mort, en 1971. Il avait acheté cette parcelle bancale occupée par un bistrot. Sa configuration trapézoïdale en proue avec des oculus de bateau rappelle la Maison Puget à l’angle des rues de Rome et de la Palud. Pierre Puget (1620-1694), le grand sculpteur baroque, avait bâti sa demeure personnelle comme les proues des navires royaux qu’il sculptait aussi.

    « L’esprit de l’architecture est celui du style Art déco qui triomphe à l’exposition internationale des arts décoratifs de Paris en 1925 », écrit l’historien de l’architecture Jean-Lucien Bonillo. « Le jeu plastique des volumes est habilement traité par l’architecte sur la façade d’angle, comme une série de retraits successifs qui expriment les principales fonctions et les espaces correspondants. Il est servi par le répertoire décoratif classique : soulignement des modénatures, ferronneries ouvragées, sculptures en bas-reliefs, treilles, jarres, traités ici avec discrétion. »

    Des décors dispersés
    aux enchères

    Toujours soucieux d’associer des artistes à ses réalisations, Gaston Castel a fait aménager et décorer les intérieurs par un menuisier d’art suisse, Albert Held. Le ferronnier d’art le plus fameux du style Art-déco, Edgar Brandt, a réalisé le mobilier et le décor de la salle à manger principale. Dans les années 50, l’architecte remanie les espaces et décide de recouvrir la terrasse du second étage. Il fait disparaître la pergola et rehausse la demeure d’un troisième étage. Dix ans après sa mort, l’atelier-maison est inscrit au titre des monuments historiques. La protection s’étend aux façades et toitures, au salon et à la salle à manger, au premier étage, « avec leur décor ».

    « Décor », mot très imprécis, va être la cause d’un contentieux perdu, expliqué dans la Revue Marseille n°242. à la mort de son fils Elio en 1989, la hoirie met en vente la maison et décide de disperser le mobilier lors d’enchères à Avignon. Le commissaire-priseur est informé par la DRAC que les décors sont des objets « incorporés à perpétuelle demeure et ne doivent en aucun cas être enlevés de leur contexte ». Un référé va échouer à empêcher la vente. Du fait de cette notion vague de « décor » et faute d’inventaire précis produit à l’instance, l’état est débouté et la vente a lieu.

    La demeure sera ensuite livrée à l’abandon et au squat jusqu’à son rachat en 1996. Les nouveaux propriétaires récupèrent une maison saccagée. Aujourd’hui, la demeure privée réhabilitée à l’identique n’est malheureusement pas ouverte à la visite. En mars 2021, le label « Patrimoine XXe » est décerné au monument.

    Une partie du fonds conservée dans une villa, à La Rose, fut sauvée d’une destruction et donnée au musée d’Histoire de Marseille. Le fonds resté rue Croix-de-Régnier a été déposé aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône.

  • Un patrimoine riche et remarquable à Arles

    Un patrimoine riche et remarquable à Arles

    Unesco, les sites classés en région

    Ils remontent au Ier siècle av. J.-C. La ville des Bouches-du-Rhône a également connu au IVe siècle un second âge d’or, dont témoignent les thermes de Constantin et la nécropole des Alyscamps. Aux XIe et XIIe siècles, elle redevint une des plus belles villes du monde méditerranéen. À l’intérieur des murs, Saint-Trophime, avec son cloître, est l’un des monuments majeurs de l’art roman provençal. Six monuments ouverts à la visite sont donc inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981.

  • Une marque pour célébrer neuf jours de Pescalune à Lunel

    Une marque pour célébrer neuf jours de Pescalune à Lunel

    Après l’opération Métamorph’Ose pour rénover le centre-ville, voici « Lunel j’adore ». Vendredi 10 juillet, la municipalité va lancer cette nouvelle marque destinée à « conforter l’identité et l‘ambition de Lunel », autant pour les locaux que pour les touristes.

    « On souhaite renforcer le sentiment d’appartenance aux traditions et à l’ADN de Lunel. Ce n’est pas un slogan mais plutôt une signature, une invitation à regarder la ville autrement », explique la maire Paulette Gougeon (DVD), réélue en mars.

    Baptisée « Lunel j’adore », la marque sera dévoilée vendredi 10 juillet sur la terrasse des arènes de Lunel, lors d’une soirée inaugurale de la Pescalune, 9 jours de fêtes prévus du 11 au 19 juillet. Un premier moment convivial et de partage au cours duquel un artiste local viendra interpréter la chanson Louxor, j’adore de Philippe Katerine, rebaptisée pour l’occasion « Lunel j’adore ». « On va remettre le son ! », promet Paulette Gougeon.

    Auparavant, les festaïres auront été invités à découvrir la galerie à ciel ouvert concoctée par l’artiste Stéphane Paris. De la gare aux arènes en passant par l’avenue de la mairie, les rues du centre-ville et le cours Gabriel-Péri, il s’agit d’une exposition de 20 œuvres spécialement conçues pour Lunel.

    9 jours de fêtes

    Des œuvres disponibles en affiches qui seront cédées lors d’une vente aux enchères. « Les bénéfices seront reversés à des associations qui œuvrent pour la santé », précise la maire. À l’office de tourisme et au marché, des goodies, verres et tee-shirts (…) estampillés de la marque « Lunel j’adore » seront disponibles à l’achat pour le public.

    Passée cette soirée inaugurale, on entrera pleinement dans la Pescalune*. Neuf jours durant, de grands rendez-vous de la bouvine (courses camarguaises, bandidos, lâchers de taureaux…) mais aussi deux corridas samedi 18 et dimanche 19 juillet avec notamment le Biterrois Sébastien Castella en tête d’affiche. Côté festivités, concerts, bodegas et défilés rythmeront la semaine. En revanche, en raison du risque incendie, le feu d’artifice du 14 juillet n’aura pas lieu.

    * Programme complet sur www.lunel.com

  • 115 détenus à Nîmes saisissent la justice

    115 détenus à Nîmes saisissent la justice

    Après avoir porté plainte contre Bruno Retailleau pour « discrimination » et « incitation à la haine » lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, Khadija Aoudia porte cette
    fois plainte contre Gérald Darmanin, le ministre de la Justice. En conférence de presse mercredi 8 juillet, l’ancienne bâtonnière du barreau de Nîmes a précisé que ce n’était pas contre la personne morale, mais contre le ministre de la Justice que la plainte avait été déposée pour « non-assistance à personne en danger ».

    Khadija Aoudia porte en effet une démarche inédite en France. Elle est parvenue à rassembler 115 détenus (elle en attend d’ailleurs d’autres avant de déposer officiellement la plainte avant la fin du mois) pour porter l’affaire devant la Cour de justice de la République (CJR). Les 115 détenus dénoncent en effet leurs conditions de détention à Nîmes. « C’est eux qui ont écrit », précise Khadija Aoudia. « J’ai juste aidé à la mise en forme. C’est la première fois qu’une telle démarche est engagée. Au lieu de provoquer de la violence entre eux, les détenus ont montré qu’ils pouvaient se fédérer et mener une action commune. »

    Une procédure administrative

    Une situation connue tant la surpopulation carcérale est importante à la prison de Nîmes qui est passée de 480 détenus (pour 190 places) en 2024 à 770 détenus (pour 340 places) actuellement. Vidéos à l’appui, Khadija Aoudia a ensuite décrit les conséquences de cette surpopulation : « Cela entraîne une dégradation de l’état psychologique et physique des détenus. L’insalubrité des lieux est manifeste, avec de l’humidité, pas d’aération, de la moisissure, des températures ressenties actuellement de 50 degrés. Il y a aussi des punaises de lit, des rats et des cafards. L’accès aux soins est quasiment impossible et l’accès aux douches est impossible car il n’y a pas assez de surveillants pour les emmener. C’est une catastrophe pour la dignité humaine. Et quel est le ministre de la Justice qui n’a pas été au courant de ces conditions ? Pour moi, le ministre de la Justice est parfaitement au courant des conditions et des risques, la non-assistance à personne en danger est donc caractérisée. »

    En parallèle de cette plainte déposée au pénal, Maître Arnaud Lemoine va déposer un recours administratif pour que la direction de la maison d’arrêt de Nîmes améliore la situation même si l’avocat a peu d’espoir. L’administration a deux mois pour y répondre « Nous constatons un effondrement du service public. L’administration doit donc rendre des comptes. L’État français a déjà été condamné par la Cour européenne des droits de l’Homme mais rien ne bouge. L’État ne peut pas se dédouaner de l’absence de moyens. Il faut d’abord définir les buts à atteindre et ensuite se donner les moyens », fustige l’avocat.

    Cette double démarche pourrait faire des émules. Bien conscients de la surpopulation carcérale, de nombreux détenus partout en France sont au courant de cette démarche et l’initiative pourrait faire des petits. Une plainte similaire pourrait d’ailleurs être annoncée dans les prochaines semaines à Villeneuve-lès-Maguelone dans l’Hérault.

    « C’est la première fois qu’une telle démarche est engagée »

  • Beach-volley : Le tournoi des Catalans entre dans le vif du sujet

    Beach-volley : Le tournoi des Catalans entre dans le vif du sujet

    Arthur Piazzeta et Steve Peironet sont de retour sur le sable marseillais. L’an dernier, avec leur complice Philippe Tuitoga, ils avaient repris la main en gagnant pour la quatrième fois le tournoi des Catalans. Pour conserver leur trophée, ils ont fait appel à un champion d’Europe et médaillé de bronze mondial, le Martégal Téo Rotard.

    Nul doute que cette nouvelle association va faire des étincelles. Car l’équipe favorite ne sera pas la seule à surveiller. à l’image de celle composée des frères Rossard, associés à Arthur Canet. Les organisateurs de cette 76e édition estiment que sept équipes ont les moyens, cette année, d’inscrire leur nom au palmarès.

    De leurs propres témoignages, les athlètes qui ont testé le sable des Catalans sont unanimes. Ils prennent plaisir à participer à cette compétition et considèrent ce tournoi comme l’un des plus appréciés, tant pour la qualité de l’accueil et de l’organisation que pour sa formule sportive. Il est également réputé comme l’un des plus difficiles à remporter. Au fil des ans, disputer le titre de « Vainqueur du Tournoi International de Volley-Ball des Catalans » est devenu pour eux un véritable privilège.

    Reconquête

    et recomposition

    Autre équipe en pleine reconstruction, celle menée par Marion Castelli. Si Caroline Reb sera encore à ses côtés, c’est une autre joueuse qui va compléter le trio. Pour pallier le départ de Félicia Ménara, elles ont fait appel à une jeune américaine de 27 ans, Sammy Slater.

    Pour l’équipe qui défend les couleurs du club des Catalans et du département, le défi est immense. En effet, après avoir régné sans partage sur l’épreuve, avec treize succès consécutifs, la bande à Marion Castelli a été détrônée lors de la dernière édition. La sensation 2025 a été de voir un autre trio, composée de Marie Nevot, Juliette Narbonne et Térésa Beer, se hisser sur la plus haute marche du podium.

    Comme elles ne sont pas présentes à cette édtion, c’est donc une nouvelle équipe qui sera sacrée dans le tournoi féminin, cette année. Ce qui ouvre la porte à un quatorzième sacre pour les ambitieuses Marion Castelli et Caroline Reb.

    Recomposition dans les équipes cadres, arrivées de jeunes joueurs : l’édition 2026 s’annonce captivante. Il y aura douze équipes dans le tableau masculin et dans le féminin, où les formations participantes sont réparties en deux groupes de six. Les deux phases de groupes ont débuté vendredi et vont se poursuivre tout au long de la journée de ce samedi. Chaque équipe affronte les cinq autres de son groupe.

    à l’issue de cette première partie, le tournoi entrera dans sa phase finale, où les quatre premiers de chaque groupe seront qualifiés. La suite de la compétition s’effectuera avec des matches à élimination directe. Le coup d’envoi des finales est prévu dimanche, à 16h.

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • [Tribune] Culture : grave menace sur les institutions culturelles du territoire

    [Tribune] Culture : grave menace sur les institutions culturelles du territoire

    Des maires et adjoints à la Culture de toute la France interpellent
    le président de la République

    Alors que notre pays est confronté à un mur budgétaire historique, chacun mesure la nécessité de contribuer à l’effort collectif de redressement des finances publiques.

    Les collectivités territoriales comme les institutions culturelles qu’elles soutiennent en partenariat avec l’État n’ont jamais ignoré cette exigence. Depuis de nombreuses années, elles ont fait preuve d’esprit de grande responsabilité en assumant leur part des ajustements budgétaires tout en maintenant des services publics essentiels au quotidien de nos concitoyens, comme celui de la culture, et en poursuivant sans relâche leur mission de démocratisation culturelle au service de tous les publics.

    C’est dans ce contexte que nous avons appris avec effroi l’annonce d’une réduction sans précédent des subventions de l’État destinées à 28 institutions culturelles majeures engagées sur nos territoires. Un tel arbitrage, brutal et sans concertation préalable, s’ajouterait à une première coupe effectuée sur les budgets culturels de l’État dans les Régions en avril. S’il était confirmé dans les semaines qui viennent, ses conséquences seraient immédiates et désastreuses.

    Celle et ceux qui prennent ces décisions à un stade aussi tardif de l’année ont-ils vraiment mesuré leurs conséquences sur la pérennité de ces institutions, alors même que les programmations artistiques sont actées, les contrats signés et les dépenses largement engagées et incompressibles ?

    De telles coupes massives conduiraient à constater de très graves déficits à la fin de l’année 2026 et à compromettre dès 2027 l’avenir de ces institutions. En effet, déjà fragilisées par plusieurs années de tensions inflationnistes et budgétaires, elles seraient confrontées à des arbitrages impossibles : annulation de spectacles, abandon de projets, réduction de l’offre culturelle, suppressions d’emplois ou, dans les situations les plus critiques, remise en cause de leur activité même.

    Celles et ceux qui prennent ces décisions radicales ont-ils mesuré que les contributions demandées constituent une entreprise de démolition alors qu’elles n’auront en réalité aucun effet sensible sur la réduction du déficit de l’État ?

    C’est un prix totalement disproportionné que l’on ferait payer à la culture en raison de la dérive des finances de l’État. La conduite des finances publiques ne peut reposer sur des décisions imposées, sans prévisibilité pour les établissements, et au mépris des engagements déjà contractés et de la confiance qui doit présider aux relations entre l’État et ses partenaires.

    Monsieur le Président de la République, ne laissez pas s’accomplir cette atteinte aux fondations de la décentralisation culturelle engagée par André Malraux. N’hypothéquez pas l’avenir des équipes artistiques et techniques qui œuvrent sur les territoires. Ne donnez pas quitus à ce qui constituerait un reniement du pacte culturel républicain avec les territoires et avec tous ses publics.

    Monsieur le Président de la République, sachez que nous sommes prêts, comme nous l’avons toujours fait, à participer à la réflexion collective sur les moyens de concilier responsabilité budgétaire et ambition culturelle. Mais un tel projet suppose de la visibilité pluriannuelle et le respect des engagements pris. Il ne peut se faire brutalement dans le mépris de la parole donnée.

    Monsieur le Président de la République, la France a toujours puisé une part de sa force dans sa création, dans ses artistes et dans ses institutions culturelles. En faisant de l’opéra, du théâtre, de la danse, de la musique des variables d’ajustement du déficit public, vous oubliez que l’art et la culture sont un levier majeur de démocratisation culturelle, qu’ils réduisent les fractures sociales et territoriales, élèvent le niveau de connaissance et d’émancipation de nos concitoyens, créent de l’emploi et renforcent l’attractivité et l’influence de nos territoires.

    Préserver cet héritage et réfléchir à son avenir est une responsabilité que nous nous devons de partager collectivement.

    Raphaël Adam – Maire de la Ville de Nanterre

    Rozenn Andro – Adjointe à la culture Ville de Rennes, Présidente du conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne

    Nathalie Appéré – Maire de la Ville de Rennes, Présidente de Rennes Métropole

    Bally Bagayoko – Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte

    Xavier Bertrand – Président de la région Hauts-de-France

    Nathalie Bois-Huyghe – Adjointe au Maire de la Ville de Bordeaux chargée de la culture et des mémoires

    Sofia Boutrih – Adjointe au Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte en charge de la culture, de l’événementiel et des grands rendez-vous populaires

    Laurent Cathala – Maire de la Ville de Créteil et Président de Grand Paris Sud Est Avenir

    Claire Chazal – Vice-présidente de l’Opéra de Lyon

    Thomas Cazenave – Maire de la Ville de Bordeaux

    Mickael Delafosse – Maire de la Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole

    Arnaud Deslandes – Maire de la Ville de Lille

    Pauline Diaz – Adjointe au Maire de la Ville de Villeurbanne déléguée à la culture et aux droits culturels

    Agnès Dolhem – Adjointe à la culture de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair

    Grégory Doucet – Maire de la Ville de Lyon

    Anne Fahmy – Présidente de l’Opéra National de Bordeaux, Adjointe au maire de la Ville de Bordeaux chargée de l’éducation, de l’enfance et des politiques alimentaires

    Emmanuel Grégoire – Maire de la Ville de Paris

    Sylvie Hubac – Présidente de l’Opéra de Lyon

    Sylvie Jacq – Vice-Présidente du conseil départemental du Calvados en charge de la culture

    Pierre Jakubowicz – Adjoint à la culture, au patrimoine et aux arts de la Ville de Strasbourg, Président de l’Opéra national du Rhin, Président de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg

    Régis Juanico – Maire de la Ville de Saint-Étienne, Président de Saint-Étienne Métropole

    Sofienne Karroumi – Maire de la Ville d’Aubervilliers, Vice-Président de Plaine Commune

    Guillaume Lissy – Président de Grenoble Alpes Métropole

    Bertrand Masson – Président de l’Opéra national de Nancy – Lorraine et adjoint à la culture de la Ville de Nancy

    Alexis Monge – Adjoint à la vie culturelle et aux arts Ville de Grenoble

    Hervé Morin – Président de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen et de la Région Normandie

    Jean-Luc Moudenc – Maire de la Ville de Toulouse et Président de Toulouse Métropole

    Patrick Nicolle – Adjoint à la culture de la Ville de Caen

    Aristide Olivier – Maire de la Ville de Caen

    Benoît Payan – Maire de la Ville de Marseille

    Florence Portelli – Présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France, Présidente déléguée de la Région Île-de-France en charge de la culture, du patrimoine, de la création et de la francophonie

    Philomène Récamier – Adjointe à la Culture de la Ville de Lyon

    Cécile Renault – Présidente de la MC93 Maison de la culture de Seine-Saint-Denis

    Agnès Robin – Adjointe à la Culture de la Ville de Montpellier, administratrice de l’OONMO

    Arnaud Robinet – Maire de la Ville de Reims

    Sylvie Robert – Sénatrice d’Ille-et-Vilaine, Membre du Conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne

    Johanna Rolland – Maire de la Ville de Nantes, Présidente de Nantes Métropole

    Laurence Ruffin – Maire de la Ville de Grenoble

    Florian Sitbon – Adjoint au Maire de la Ville de Paris chargé de la culture

    Catherine Trautmann – Maire de la Ville de Strasbourg, Présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, ancienne ministre de la Culture

    Rodolphe Thomas – Maire de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair, Vice-président de la Région Normandie

    Stéphane Troussel – Président du Département de la Seine-Saint-Denis

    Laetitia Valentin – Adjointe chargée des arts et cultures, Ville de Saint-Étienne

    Cédric Van Styvendael – Maire de la Ville de Villeurbanne

    Nicole Yardeni – Adjointe à la Culture, Ville de Toulouse, Présidente de l’Établissement public du Capitole – Opéra national et Orchestre national

  • Les pompiers traquent les feux, la Justice les pyromanes

    Les pompiers traquent les feux, la Justice les pyromanes

    Rarement les pompiers de l’Hérault et du Gard auront été mis à aussi rude épreuve en début d’été. Depuis le dimanche 5 juillet, week-end cauchemardesque marqué par le départ de nombreux incendies, les pompiers des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis34 et 30) sont sur le qui-vive, entre lutte contre les flammes et traque des pyromanes aux côtés des gendarmes.

    Tandis que le village de Moulès-et-Baucels (34) a battu un record de température le 8 juillet avec 43 °C, l’Hérault a connu « 30 départs de feu par jour » depuis samedi 4 juillet, selon la préfète Chantal Mauchet. Laquelle, lundi 6 juillet, a demandé aux maires, collectivités, chambres consulaires et employeurs publics comme privés de « libérer les sapeurs-pompiers volontaires pour renforcer les effectifs engagés ». Ces volontaires sont invités à se manifester auprès de leur centre de secours. En France, la situation est « extrêmement complexe » sur le front des incendies, a ajouté le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avec « 11 000 hectares brûlés depuis le début de cette année. L’an passé, à la même époque, c’était 5 700 hectares ».

    Jeudi 9 juillet, les soldats du feu étaient encore à pied d’œuvre pour tenter d’éviter la propagation de l’incendie de Carlencas-et-Levas, à l’Est de Bédarieux, dans les hauts cantons de l’Hérault. Déclaré le 5 juillet, ce feu a déjà parcouru quelque 400 hectares.

    Un jeune homme de 27 ans qui a avoué avoir mis le feu involontairement selon lui (en tentant de brûler une lettre) – ce dont doutent les enquêteurs – a été déféré au parquet de Béziers et placé en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue dans l’attente de son procès qui aura lieu le 27 août. D’ici là, une expertise psychiatrique aura lieu, l’homme étant placé sous curatelle. En 2020, l’homme avait été condamné à 3 ans de prison avec 2 ans de sursis probatoire pour destruction. Il encourt jusqu’à 15 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

    4 jeunes interpellés à Alès

    Dans le Gard, parmi les incendies pas totalement maîtrisés jeudi 9 juillet figurent le feu de Roquemaure (25 hectares, 150 pompiers mobilisés, 11 maisons évacuées), celui de Milhaud (100 pompiers, 13 ha parcourus) ou encore celui de Saint-Victor-de-Malcap (6 ha de chaume brûlés, 70 pompiers). Ce dernier était en « évolution favorable ». Si aucune victime n’est à déplorer, 10 pompiers ont été légèrement blessés.

    Du côté d’Alès, quatre jeunes soupçonnés d’être à l’origine de plusieurs départs de feux dans le quartier du Rieu, ont été interpellés dans la nuit du 5 au 6 juillet et placés sous contrôle judiciaire suite à leur garde à vue, selon nos confrères d’Objectif Gard. Arrêté la veille dans une autre affaire, un quinquagénaire a été interpellé et placé en hospitalisation psychiatrique.

    90% des feux étant d’origine humaine, les pompiers appellent chaque citoyen à la plus grande vigilance, les conditions climatiques défavorables (canicule, vent…) favorisant la propagation rapide des incendies.