{"id":47532,"date":"2026-10-26T14:40:00","date_gmt":"2026-10-26T12:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/euapp01.newsmemory.com\/lamarseillaise\/news\/?p=47532"},"modified":"2026-10-30T08:37:26","modified_gmt":"2026-10-30T06:37:26","slug":"mistral-gagnant-au-long-du-47e-marseille-cassis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/euapp01.newsmemory.com\/lamarseillaise\/news\/2026\/10\/26\/mistral-gagnant-au-long-du-47e-marseille-cassis\/","title":{"rendered":"Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis"},"content":{"rendered":"<div class=\"paragraph\">\n<p>Franchir la ligne d\u2019arriv\u00e9e est une prouesse qui ne doit jamais \u00eatre minimis\u00e9e. Encore moins sur une course comme Marseille-Cassis, qui r\u00e9serve chaque ann\u00e9e son lot de surprises et d\u2019\u00e9motions.<\/p>\n<p>Quel que soit leur profil, les participants ont tous une histoire \u00e0 raconter. Car au-del\u00e0 de la performance magistrale du vainqueur du jour Kiprop Kimutai (voir ci-contre), il y a avant tout des milliers de messieurs et Madame \u00abTout-le-Monde\u00bb. Des femmes et des hommes qui jonglent au quotidien entre travail, vie de famille et obligations diverses, et qui doivent souvent composer avec un cruel manque de temps pour pr\u00e9parer une telle \u00e9ch\u00e9ance. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>La mont\u00e9e (de la Gineste) a \u00e9t\u00e9 difficile, mais je pense que tout le monde s\u2019y attendait. Mais apr\u00e8s, ce n\u2019\u00e9tait que du bonheur<\/i><i>\u00a0<\/i><i>! La foule te porte, tu avances avec le sourire. On essaie de faire le vide, de mettre tout le reste de c\u00f4t\u00e9 pour aller au bout<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, raconte Alphonse, Aixois et supporter de l\u2019OM, reconnaissable \u00e0 son maillot olympien, quelques heures avant le coup d\u2019envoi au V\u00e9lodrome face au Havre.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019arriv\u00e9e, les \u00e9motions se m\u00ealent et ne se ressemblent pas. Il y a les \u00e9panouis, les survolt\u00e9s, les d\u00e9termin\u00e9s, ceux et celles qui poussent un cri de rage ou de d\u00e9livrance en franchissant la ligne, sous les yeux \u00e9merveill\u00e9s de leurs proches venus les encourager fi\u00e8rement jusqu\u2019au bout. Ces derniers m\u00e8tres, souvent les plus difficiles, sont parfois ceux o\u00f9 il faut aller puiser au plus profond de soi pour trouver les ressources n\u00e9cessaires et ne rien l\u00e2cher. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>Je pense qu\u2019il n\u2019y a pas tant de monde que \u00e7a capable de le faire, et je suis content d\u2019avoir coch\u00e9 cette case<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, se r\u00e9jouit Alain Bernard. Le nageur aubagnais, double champion olympique, s\u2019\u00e9tait fix\u00e9 un objectif de deux heures. Pari r\u00e9ussi, puisqu\u2019il a franchi la ligne d\u2019arriv\u00e9e avec dix minutes d\u2019avance sur son temps de r\u00e9f\u00e9rence.<i> \u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>Je ne suis pas fait pour courir, il va me falloir quatre ans pour r\u00e9cup\u00e9rer apr\u00e8s cette interminable Gineste<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, plaisante-t-il. Sur l\u2019\u00e9preuve ch\u00e8re \u00e0 l\u2019organisation de la SCO Sainte-Marguerite, il y a aussi les insatisfaits, les perfectionnistes, ceux qui repartent avec le go\u00fbt amer d\u2019un objectif manqu\u00e9, m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chi et pr\u00e9par\u00e9 pendant des jours, des semaines, voire des mois avant le grand moment de l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Et surtout beaucoup d\u2019\u00e9puis\u00e9s, ceux qui ont tout donn\u00e9 pour venir \u00e0 bout des quelque 20 kilom\u00e8tres s\u00e9parant le stade V\u00e9lodrome des hauteurs de Cassis, jusqu\u2019\u00e0 parfois s\u2019effondrer, terrass\u00e9s par la fatigue ou rattrap\u00e9s par une blessure.<\/p>\n<p><i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>C\u2019\u00e9tait dur<\/i><i>\u00a0<\/i><i>! Apr\u00e8s la descente, \u00e7a ne fait que remonter, puis redescendre. On pense que c\u2019est fini, mais pas du tout<\/i><i>\u00a0<\/i><i>!<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, souffle Flavio, accoud\u00e9 \u00e0 la rambarde de s\u00e9curit\u00e9 au terme de l\u2019effort. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>Je connaissais d\u00e9j\u00e0 la course et je m\u2019\u00e9tais pourtant bien pr\u00e9par\u00e9, avec certaines ambitions, mais c\u2019\u00e9tait un peu plus pire que ce que je pensais. D\u00e8s le premier tiers du parcours, j\u2019ai compris que \u00e7a allait \u00eatre compliqu\u00e9<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, raconte Lucas, un Bordelais, mais Marseillais par alliance, venu aux c\u00f4t\u00e9s de son fr\u00e8re, plus aguerri. Le profil vallonn\u00e9, d\u2019environ +330 m de d\u00e9nivel\u00e9 positif, \u00e9pargne tr\u00e8s peu de privil\u00e9gi\u00e9s, y compris de grands habitu\u00e9s de la haute performance. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>J\u2019ai beaucoup march\u00e9, je me suis demand\u00e9 si j\u2019allais arr\u00eater, c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s compliqu\u00e9<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, reconna\u00eet la championne olympique de natation, Laure Manaudou, huit ans apr\u00e8s sa derni\u00e8re apparition \u00e0 Marseille-Cassis.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"intext\"> \u00c9vasion collective\n              <\/div>\n<div class=\"paragraph\">\n<p>Si beaucoup de coureurs viennent de Marseille et de ses alentours, fiers de prendre le d\u00e9part de la course mythique de leur territoire, d\u2019autres arrivent de r\u00e9gions bien plus lointaines de notre ch\u00e8re Provence, voire de l\u2019\u00e9tranger. Certains ont parcouru des centaines, parfois des milliers de kilom\u00e8tres pour d\u00e9couvrir ce trac\u00e9 proven\u00e7al, entre ferveur populaire et paysages embl\u00e9matiques. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>C\u2019est la plus belle course de France<\/i><i>\u00a0<\/i><i>!<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, s\u2019enthousiasme Alban Pellegrin, c\u00e9l\u00e8bre aventurier de Koh-Lanta. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>C\u2019est un comble de dire \u00e7a pour un Lyonnais<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, ironise-t-il. Pour sa quatri\u00e8me participation, le coureur ne cache pas son attachement \u00e0 cette \u00e9preuve si particuli\u00e8re dans son parcours sportif. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>C\u2019est cette course qui m\u2019a donn\u00e9 envie de courir, en octobre 2022. La premi\u00e8re fois que je suis venu ici, je me suis dit qu\u2019il fallait \u00eatre fou pour faire \u00e7a. Mais quand on franchit la ligne d\u2019arriv\u00e9e, on se demande d\u00e9j\u00e0<\/i><i>\u00a0<\/i><i>: \u201cQuand est-ce qu\u2019on recommence<\/i><i>\u00a0<\/i><i>?\u2019\u2019. C\u2019est toute la complexit\u00e9 de Marseille-Cassis<\/i><i>\u00a0<\/i><i>: prendre du plaisir, essayer de se faire mal et, au bout du compte, \u00eatre fier de soi<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, r\u00e9sume celui qui a notamment boucl\u00e9 72 marathons en 72 jours en 2025.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du d\u00e9fi sportif, Alban retient surtout la dimension collective de la course \u00e0 pied. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>Il n\u2019y a rien d\u2019individuel dans la course \u00e0 pied, surtout \u00e0 Marseille-Cassis, o\u00f9 l\u2019on est port\u00e9 par 20 000 personnes. On s\u2019encourage mutuellement<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, souligne-t-il. Une solidarit\u00e9 qu\u2019il a lui-m\u00eame mise en pratique en accompagnant l\u2019humoriste Arnaud Tsam\u00e8re, lui aussi habitu\u00e9 de l\u2019\u00e9preuve, m\u00eame si ses talents s\u2019expriment davantage au volant que dans l\u2019effort p\u00e9destre. Finalement, tous les participants ne viennent pas dans le but de faire une performance, mais bien pour profiter d\u2019un \u00e9lan collectif et s\u2019\u00e9vader le temps d\u2019un instant. <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>La m\u00e9t\u00e9o \u00e9tait au rendez-vous, l\u2019ambiance \u00e9tait au top, tout le monde \u00e9tait gentil&#8230; C\u2019\u00e9tait trop bien<\/i><i>\u00a0<\/i><i>! \u00c7a fait du bien, avec tout ce qui se passe en ce moment. J\u2019ai ador\u00e9 cette belle coh\u00e9sion. On s\u2019en fiche d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient, du quartier d\u2019origine ou de son milieu social, on est tous l\u00e0 pour courir et profiter ensemble. Et \u00e7a fait du bien au c\u0153ur<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, s\u2019enthousiasme Clara, malgr\u00e9 la fatigue qui se fait sentir, comme chez beaucoup de coureurs, dans les deux derniers kilom\u00e8tres.<i> \u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>Il faut en avoir sous le pied<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, glisse-t-elle, bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 prendre sa revanche l\u2019ann\u00e9e prochaine. Le rendez-vous est pris \u00e9galement pour l\u2019organisation, <i>\u00ab<\/i><i>\u00a0<\/i><i>surtout apr\u00e8s une telle r\u00e9ussite<\/i><i>\u00a0<\/i><i>\u00bb<\/i>, conclut Claude Ravel, pr\u00e9sident de la SCO Sainte-Marguerite.<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Franchir la ligne d&rsquo;arriv&eacute;e est une prouesse qui ne doit jamais &ecirc;tre minimis&eacute;e. 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