{"id":17550,"date":"2026-01-24T07:30:00","date_gmt":"2026-01-24T05:30:00","guid":{"rendered":"https:\/\/euapp01.newsmemory.com\/lamarseillaise\/news\/?p=17550"},"modified":"2026-01-28T20:01:12","modified_gmt":"2026-01-28T18:01:12","slug":"montpellier-accueille-le-grand-rendez-vous-du-vin-bio","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/euapp01.newsmemory.com\/lamarseillaise\/news\/2026\/01\/24\/montpellier-accueille-le-grand-rendez-vous-du-vin-bio\/","title":{"rendered":"Montpellier accueille le grand rendez-vous du vin bio"},"content":{"rendered":"<div class=\"paragraph\">\n<p>Le salon Mill\u00e9sime Bio accueille des exposants venus notamment d\u2019Italie, d\u2019Espagne ou du Portugal. Exclusivement r\u00e9serv\u00e9 aux professionnels, ce rendez-vous met en relation producteurs et acheteurs, cavistes, importateurs, restaurateurs, grande distribution ou n\u00e9gociants.<\/p>\n<p>Dans un contexte difficile pour le vin bio, cette place de march\u00e9 internationale reste un moment cl\u00e9 pour la fili\u00e8re, o\u00f9 les producteurs viennent chercher \u00e0 la fois des d\u00e9bouch\u00e9s et un soutien symbolique. Pour Julien Franclet, pr\u00e9sident de SudVinBio, sur le fond, la fili\u00e8re bio traverse aujourd\u2019hui une phase de ralentissement, qu\u2019il pr\u00e9f\u00e8re qualifier de consolidation. Apr\u00e8s une croissance tr\u00e8s rapide au d\u00e9but des ann\u00e9es 2020, la dynamique marque le pas. Les surfaces certifi\u00e9es bio continuent de progresser, mais les nouvelles conversions reculent nettement. Un ph\u00e9nom\u00e8ne qu\u2019il replace dans une logique cyclique : \u00ab<i>\u00a0<\/i><i>Apr\u00e8s des ann\u00e9es de forte expansion, le march\u00e9 a besoin de se stabiliser, d\u2019absorber cette croissance et de retrouver un \u00e9quilibre entre production et consommation<\/i><i>\u00a0<\/i>\u00bb<i>,<\/i> explique-t-il.<\/p>\n<p>Mais sur le terrain, la r\u00e9alit\u00e9 est plus dure. En Occitanie comme ailleurs, le vin bio conna\u00eet une baisse de la consommation, des co\u00fbts de production \u00e9lev\u00e9s et une demande accrue de sobri\u00e9t\u00e9. Sur le terrain, ce constat est partag\u00e9 par Jean-No\u00ebl Bergasse, vigneron au Domaine de Pouybet. Il observe un net retournement de dynamique. \u00ab<i>\u00a0<\/i><i>Le bio se casse la gueule<\/i><i>\u00a0<\/i>\u00bb<i>,<\/i> tranche-t-il, convaincu que les nouvelles conversions ne se font plus pour des raisons commerciales.<\/p>\n<p>La crise du vin bio est quantifiable : recul in\u00e9dit des surfaces viticoles certifi\u00e9es (-4% en 2024, soit -6\u00a0724 hectares), chute brutale des conversions (-43%, \u00e0 22\u00a0702 hectares) et d\u00e9conversions massives, qui repr\u00e9sentent pr\u00e8s de 59% des sorties du bio. \u00ab<i>\u00a0<\/i><i>Il y a quelques ann\u00e9es, le bio pouvait appara\u00eetre comme un levier \u00e9conomique. Aujourd\u2019hui, le march\u00e9 du vin se referme, et certains producteurs reviennent m\u00eame vers le conventionnel, moins contraignant. \u00c0 cela s\u2019ajoutent des r\u00e9alit\u00e9s territoriales. Dans le Sud-Ouest, la pression des maladies comme le mildiou ou l\u2019o\u00efdium rend la viticulture biologique exigeante. Et les contraintes r\u00e9glementaires compliquent encore les choses<\/i><i>\u00a0<\/i>\u00bb<i>,<\/i> souligne-t-il, \u00e9voquant la limitation r\u00e9cente des produits \u00e0 base de cuivre, pourtant essentiels en bio. \u00ab<i>\u00a0<\/i><i>On nous interdit certaines mol\u00e9cules au nom de la protection de l\u2019environnement, alors qu\u2019elles sont indispensables<\/i><i>\u00a0<\/i>\u00bb<i>,<\/i> regrette-t-il.<\/p>\n<p>Sur le plan commercial, Julien Franclet et Jean-No\u00ebl Bergasse partagent le m\u00eame constat : aujourd\u2019hui, un vin se vend d\u2019abord s\u2019il est bon. \u00catre bio est un plus, mais pas une garantie. Les chiffres de l\u2019Agence Bio r\u00e9v\u00e8lent un basculement : le vin bio progresse fortement en cavistes (+58%) et en vente directe (+48%), mais recule en grande distribution (+14%, soit -7 points par rapport \u00e0 2023). Un recentrage vers les circuits courts qui demande plus d\u2019efforts commerciaux aux producteurs. La difficult\u00e9 reste que produire en bio demande plus de travail m\u00e9canique et physique, plus de passages dans les vignes, et entra\u00eene souvent des baisses de rendement. \u00ab<i>\u00a0<\/i><i>M\u00eame si on vend un peu plus cher, \u00e7a demande beaucoup plus de travail<\/i><i>\u00a0<\/i>\u00bb<i>,<\/i> r\u00e9sume le vigneron. \u00c0 qualit\u00e9 \u00e9quivalente, il devient de plus en plus difficile de trouver un prix juste qui prenne en compte \u00e0 la fois le produit&#8230; et la personne derri\u00e8re la bouteille.<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le salon Mill&eacute;sime Bio accueille des exposants venus notamment d&rsquo;Italie, d&rsquo;Espagne ou du Portugal. 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